Langeac : la chasse aux enfants continue avec Vazgen, 6 ans !

Publié le par dan29000

 

 

RESF

Arrestations aux abords des écoles, lycéens arrachés de leurs écoles et menacés d’expulsion, familles au bord du démembrement


"Il convient, pour des raisons évidentes, d’éviter que cela conduise à des démarches dans l’enceinte scolaire, ou dans ses abords. Je vous demande en tout état de cause de conduire ce type d’opération particulièrement délicate avec humanité et discernement.

 

Vous veillerez en outre à ne pas mettre en œuvre avant la fin de l’année scolaire l’éloignement des familles dont un enfant est scolarisé depuis plusieurs mois. "

 

Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, circulaire du 31/10/2005

 

Arrestations aux abords des écoles, lycéens arrachés de leurs écoles et menacés d’expulsion, familles au bord du démembrement : en 2011 c’est aussi inacceptable !

1/ VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants)

 

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d’origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d’asile qui tente depuis de longs mois d’aider à la régularisation de cette famille.

 

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l’école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" ! Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

 

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les 3 gendarmes pas très à l’aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

 

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français...et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

 

Leur histoire :

 

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d’asile).

 

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n’est pas suspensive d’une mesure d’éloignement.

 

NON ! La place d’un enfant n’est pas en centre de rétention. !

 

Attention à éviter les propos évoquant l’enfermement des enfants en d’autres temps, si vous ne voulez pas être accusé de diffamation.

 

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

 

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

 

Préfecture de la Haute-Loire : 6 avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

 

Téléphone :04 71 09 43 43

 

Télécopie : 04 71 09 78 40

 

Secrétaire général : robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

 

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

 

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

 

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

 

2/ Sami Abdalla, 18 ans, élève de CAP peinture au LP de Gelos (64), est sur le point d’être expulsé, simplement parce qu’il est devenu majeur. C’est inacceptable.

 

Sami est égyptien. Arrivé seul en France à l’âge de 15 ans, pris d’abord en charge par l’ASE, Sami Abdalla est arrivé au Pôle Relais Insertion du lycée des Métiers du bâtiment de Gelos, près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, il y a deux ans, y a appris le français et s’est préparé à intégrer la classe de CAP où il étudie avec succès depuis la rentrée de septembre 2010.

 

L’OQTF que lui a envoyée début mai, juste après l’anniversaire de ses 18 ans, le préfet des Hautes Pyrénées, ne lui est pas parvenue. Il en a eu connaissance quand il s’est rendu à la mi-juin à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques pour régulariser sa situation. Trop tard : le juge a déclaré irrecevable sa contestation de cette OQTF.

 

Sami a été arrêté mercredi par la police, alors qu’il rentrait en scooter d’un match de football organisé par le lycée. S’apercevant aussitôt qu’une OQTF était en cours contre lui, la Sécurité Publique a transmis Sami à la Police Aux Frontières qui l’a conduit le lendemain après-midi au Centre de Rétention Administrative d’Hendaye.

 

Vendredi en début d’après-midi le Juge des Libertés et de la Détention a prononcé sa mise en liberté immédiate assortie d’une assignation à résidence..

 

Il apprenait samedi qu’un vol était prévu lundi pour lui en direction de son pays d’origine. (vol retenu avant même son passage devant le JLD !)

 

Son avocate a aussitôt déposé un référé-liberté qui a été plaidé ce dimanche 9 janvier à 10 heures devant le tribunal administratif de Pau.

 

Informés par RESF 64, près de 100 personnes ont assisté, ce dimanche, à la séance du tribunal administratif. Et parmi elles, le proviseur du lycée de Sami, le proviseur adjoint, le conseiller principal d’éducation, la secrétaire et des enseignants du garçon étaient présents, ce que n’a pas manqué de souligner Me Lucas en commençant sa plaidoirie. De nombreux représentants de la CIMADE étaient également présents, ainsi que des élus territoriaux.

 

Le juge a rejeté la requête. Les commentaires de nombreux spectateurs après l’audience étaient scandalisés devant la comparaison faite alors par le juge entre les mutations des fonctionnaires et l’expulsion vers un destin inquiétant d’un jeune étranger en situation irrégulière.

 

A l’heure où ce compte-rendu est rédigé, on ne sait pas si Sami prendra l’avion ou pas demain. Mais dans tous les cas, une chaise sera vide, lundi, au lycée des métiers du bâtiment de Gelos, et c’est inacceptable. Le combat pour le droit de Sami à poursuivre ses études et à vivre ici commence !

 

Préfecture des Pyrénées Atlantiques 2 rue du Maréchal Joffre

 

64021 PAU CEDEX

 

Téléphone : 05 59 98 24 24

 

Télécopie : 05 59 98 24 99

 

Préfet : francois-xavier.ceccaldi@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr

 

Téléphone : 05 59 98 21 01

 

Télécopie : 05 59 98 26 44

 

Secrétaire général : jean-charles.geray@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr

 

Téléphone : 05 59 98 23 01

 

Télécopie : 05 59 98 24 98

 

3/ Et quatre enfants qui attendent le retour de leur père : halte au démembrement des familles !

 

Urgence pour Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA, malgache, en rétention depuis le 13 décembre, père de Hay Kathusca, 7 ans, et Syrandi Georgio, 4 ans, scolarisés en CP et en maternelle à Paris 15ème, présents au goûter des orphelins de Noël.

 

Il sera présenté lundi à l’ambassade, un vol est prévu mercredi 12 janvier pour Antananarivo.

 

Pour protester (fermement mais sans injure ni diffamation) :

 

Préfecture de police de Paris

 

fax Préfecture de police P 75 : 01 53 71 67 23

 

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Urgence : Samana TSHIBUYI, père de Cunégonde 5 ans et de Maximilien 4 ans doit être libéré !

 

Cela fait 23 jours que Samana TSHIBUYI, RDC, père de Cunégonde 5 ans et de Maximilien 4 ans scolarisés en maternelle à Juvisy (91) est enfermé dans la prison administrative pour étrangers de Palaiseau, séparé de sa compagne, réfugiée politique et de ses enfants. Tous les recours juridiques sont aujourd’hui épuisés, il doit être présenté le 12 janvier au consulat de RDC.

 

Pétition à signer : http://resf.info/P1764

 

Pour chacune de ces situations :

 

Ministère de la Rafle et du drapeau

 

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Secrétaire général secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr

 

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr

 

Au ministère de l’Intérieur Guillaume Larrivé (Directeur-adjoint du cabinet qui était déjà en charge des expulsions quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur) guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

 

Idem pour jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr

 

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-...

 

Et là où se prennent les décisions

 

Elysée fax : 01 47 42 24 65

 

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

Maxime Tandonnet (conseiller immigration, immortel rédacteur du discours de Grenoble) maxime.tandonnet@elysee.fr

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SuperNana 12/01/2011 15:17



Encore une fois, je m'insurge qu'en France, pays des Droits de l'Homme, les gendarmes peuvent venir chercher un petit garçon dans sa classe pour le mener
dans un lieu de rétention avant de le renvoyer dans son pays  ...


Comment pouvons-nous, nous regarder dans la glace sans avoir les larmes aux yeux ... sans se sentir coupable ... comme si de rien n'était ...


Bon mercredi à toi, Dan. A bientôt. Bizzzzzzzzzzzzz ...


SuperNana



dan29000 12/01/2011 15:59



Saine réaction, indignons-nous comme le dit justement Stéphane Hessel, mais le problème, ensuite, c'est de faire des choses, et là c'est moins facile pour beaucoup, soutenir l'action efficace de
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