Les voies de la liberté 2012, avec le chanteur basque Peio Serbielle

Publié le par dan29000

Libre, le chanteur basque Peio Serbielle participera au festival - 22/​04

C’est avec un immense plaisir que nous accueillerons le chanteur basque Peio Ser­bielle au cours du Fes­tival "Les Voies de la Liberté 2012". Nous l’avions invité à nous rejoindre depuis 2008… mais une incroyable mésa­venture judi­ciaire l’empêchait d’être des nôtres. Le voilà enfin libre d’exercer plei­nement son métier, sa passion pour la musique.

— > —> Peio Ser­bielle sera sur la scène de la Ferme du Biéreau, à Louvain-​​la-​​Neuve, le dimanche 22 avril… à 11h, pour un concert de midi exceptionnel.


Pratique

Réser­va­tions de tickets : très bientôt via www​.ticketnet​.be et www​.fnac​.be


C’est le chanteur breton Gilles Servat qui nous avait parlé de Peio Ser­bielle à la fin du premier concert des Voies de la Liberté, en 2006. Rappelez-​​vous : c’était ce concert de mobi­li­sation pour Ingrid Betan­court et Aung San Suu Kyi auquel par­ti­ci­paient entre autres Renaud, Calogero, Hugues Aufray et bien d’autres…

Photo ©Gaizka Iroz

 

 

À Louvain-​​la-​​Neuve, il y a six ans, Gilles Servat avait expliqué au public qu’il n’y avait pas que la Colombie et la Bir­manie, mais aussi la France, où la liberté des per­sonnes était en question. Et d’évoquer le chanteur basque Peio Ser­bielle pour lequel il se mobi­lisait avec d’autres (Mgr Gaillot, Jack Lang, Renaud, I Muvrini, etc.)

 

Peio Ser­bielle avait été arrêté en octobre 2004 pour com­plicité pré­sumée avec des mili­tants auto­no­mistes de l’ETA : il avait hébergé des per­sonnes de passage dans la mon­tagne… sans leur demander qui ils étaient. Seize mois de détention pré­ventive dans les prisons de Moulins, Nantes, Angou­lèmes… Quand il est sorti fina­lement, Peio Ser­bielle a été placé sous contrôle judi­ciaire. Il ne pouvait quitter le ter­ri­toire de la France métro­po­li­taine et devait se pré­senter toutes les semaines à la gen­dar­merie de Mauléon, dans sa région natale.

Une incroyable entrave à sa liberté de créer, à sa liberté de s’exprimer en tant qu’artiste désireux de voyager et de ren­contrer les hommes.

Nous avions invité Peio à se pro­duire lors de l’édition 2008 du Fes­tival des Voies de la Liberté, puis lors de celle de 2010

Mais ce contrôle judi­ciaire restait comme un obs­tacle qui n’aurait pu être franchi que par des auto­ri­sa­tions très com­pli­quées à obtenir de la justice. Peio est donc resté en France comme il s’y était engagé, chantant dans cer­taines régions de France, sortant le premier CD d’une tri­logie et col­la­borant à un très beau docu­men­taire sur la nature dans les Pyrénées et le Pays basque

Ce n’est que fin décembre 2011, voici quelques semaines, que ce contrôle a fina­lement été levé : le chanteur peut voyager et ne doit plus se pré­senter pour "pointer" à la gen­dar­merie. Le procès, qu’il sou­haite pour s’expliquer, n’est prévu qu’en 2013. Un délai de 9 ans après les faits, un délai dérai­son­nable qui pousse son avocat à se tourner vers la cour euro­péenne des droits de l’homme.

Libre tota­lement de se déplacer depuis ce 23 décembre 2011, Peio Ser­bielle a décidé que son premier concert à l’étranger serait pour la Bel­gique : il par­ti­cipera au Fes­tival "Les Voies de la Liberté 2012", comme il l’explique dans cette séquence dif­fusée sur France 3.

 

 

 

 

 

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