Les voleurs de Manhattan, Adam Langer, chez Gallmeister

Publié le par dan29000

 

 

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  Même s'il est natif de Chicago, Adam Langer habite aujourd'hui New-York, donc il connait bien cette mégalopole, et étant écrivain il va nous faire partager avec brio, ce petit monde du milieu littéraire de Big apple.


   Au début du roman, c'est le grand moment de ce microcosme, l'automne en son début, période faste pour les éditeurs et écrivains, période où tout peut arriver, un succès immense ou un désastre magnifique...Les médias sont dans la course, l'ego de chacun aussi, les réseaux fonctionnent à plein. Pourtant notre personnage central, Ian Minot fait partie des oubliés de ces grandes soirées littéraires branchées, où il faut être vu pour exister ensuite dans les ventes. Un peu comme dans les autres microcosmes de l'art contemporain, du cinéma, ou de la mode. Certes des talents existent, mais il y a aussi un certain nombre de stars qui sont devenus des stars parce qu'elles sont des stars. Cela existe en France, mais sans doute moins, même si on peut penser à quelques noms médiatiques venus de la publicité, arrivés à la télévision et qui à force de présence dans tous les lieux branchés parisiens, devinrent écrivain, si on peut encore employer ce terme. Alors Ian rencontre un ex-éditeur assez désabusé par tout ce brassage de vent. Ensemble ils vont monter une pseudo autobiographie.

 

  Bien entendu les deux complices ne se doutent pas de l'engrenage dans lequel ils viennent d'entrer, car au-delà de la peinture délicieuse et pleine d'humour de ce milieu bling-bling, le roman de Langer est construit comme un thriller, un thriller qui résonne d'autant plus réaliste que l'auteur s'appuie justement sur quelques scandales qui ont réellement secoué le monde des lettres américaines ces dernières années. Les affaires de plagiat ne sont pas une exclusivité française, hélas. Aux États-Unis, si les banques ont franchi la ligne blanche, les éditeurs les suivent de près, certes avec moins de conséquences heureusement.

 

  Les voleurs de Manhattan est le quatrième roman de Langer, ancien journaliste et auteur de plusieurs pièces. Il signe là une fort belle réussite, toute en sensibilité, où il met le doigt où cela fait mal, tout en ne manquant pas de défendre les bons livres, car des bons livres cela ne manque pas sur ce continent. La littérature américaine est sans doute une des plus passionnantes à l'heure actuelle, et si vous avez la chance de regarder sur France 5 "La grande librairie" lors des émissions spéciales consacrées par Busnel à son voyage littéraire américain, vous le savez.

 

  La superficialité est ici brillamment décrite, clouant au pilori ces éditeurs prêts à tout pour lancer un best-seller, mais parfois cela peut déraper.

 

  Publié en 2010 aux États-Unis, le roman obtint un beau succès critique. Gageons que le parcours sera identique en France et qu'il va bénéficier d'un bouche à oreille plus que favorable, d'autant que les affaires de plagiat de nos pseudos écrivains médiatiques se sont multipliées depuis ces dernières années.


 

Dan29000

 

 

Les voleurs de Manhattan

Adam Langer

Traduit de l'américain par Laura Derajinski

Editions Gallmeister

2012 / 264 p / 22,90 euros

 

Découvrir le site de l'éditeur

 

Adam Langer est invité à la Semaine américaine organisée par la librairie Camponovo à Besançon du 2 au 7 avril 2012

 

 

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PRESSE :

 

Adam Langer joue des codes du roman avec Les Voleurs de Manhattan : le texte est une satire hilarante du monde de l'édition américaine, truffé de clés et d'allusions (Michiko Kakutani, Gary Shteyngart). C'est aussi une parodie de roman noir au scénario implacable, un page-turner redoutable. C'est enfin, au-delà de sa causticité, un hymne aux bibliothèques — le monde comme bibliothèque, à la Borges, cité en épigraphe —, aux livres, qui nourrissent son propre récit. 

Christine Marcandier, MEDIAPART

 

Roman brillant et efficace [...] un opus irrésistible. En creux, derrière une intrigue parfaitement nouée, on pourra y voir une réflexion pertinente sur le monde d'aujourd'hui.
Alexandre Fillon, LIVRES HEBDO

Excellent, très drôle et sans pitié pour le monde littéraire.
Laurent Boscq, ROLLING STONE

Jubilatoire, cette dissection, avec un humour pince-sans-rire, de la vue de l'édition new-yorkaise!
Natalie Beunat, CLÉS

Un livre plein de suspens et de retournements étourdissants […] plein d'humour paré de touches tendres, poétiques et artistiques.
Josiane Chériau, RADIO ZINZINE

Lisez Les Voleurs de Manhattan une fois, c'est une chevauchée débridée à travers un roman sensationnel. Lisez-le deux fois et vous découvrirez que Langer, contrairement à son protagoniste naïf, est un créateur subtil et rusé d’intrigues et de thématiques.
LOS ANGELES TIMES

Un humour délirant... Langer a écrit un roman d’une immense intelligence, tour à tour sensible et satirique. Les Voleurs de Manhattan est en réalité un roman merveilleux, un hymne glorieux aux bons livres et à ceux qui leur donnent vie.
THE CHICAGO TRIBUNE

Langer décapite le monde littéraire et lui offre sa propre tête sur un plateau... Une satire qui arrive à point nommé.

SAN FRANCISCO CHRONICLE

 

 

EXTRAIT /

 

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