Logement en France : 133 000 SDF et 3,5 millions personnes très mal logées

Publié le par dan29000

 

 

 

Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles

samedi 8 janvier 2011, par rennes info

INSEE, janvier 2011

La situation dans les années 2000

Pierrette Briant, Nathalie Donzeau, division Logement, Insee

Résumé

En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d’accueil d’urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d’hébergement social ou dans un logement bénéficiant d’un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d’hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers).

En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.

Sommaire

- Qualifier et quantifier la privation de logement ou de confort
- 133 000 personnes sans domicile dont 33 000 sans abri ou hébergées pour des durées très courtes
- 38 000 personnes à l’hôtel et au moins 79 000 hébergées chez des particuliers
- Plus d’un million de ménages dans des habitations de fortune, des logements sans confort ou surpeuplés
- Difficultés de logement et difficultés financières

- Contexte relatif aux difficultés d’accès au logement
- Les départements d’Outre-mer

source/suite :

http://www.insee.fr/fr/themes/docum...

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Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles

Contexte relatif aux difficultés d’accès au logement

Loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (loi « Dalo »)

Le droit à un logement décent est garanti par l’État, dans les conditions prévues par la loi, aux personnes suivantes, n’étant pas en mesure d’y accéder par leurs propres moyens :

− dépourvues de logement ;

− menacées d’expulsion sans relogement ;

− hébergées ou logées temporairement dans un établissement ou un logement de transition ;

− logées dans des locaux impropres à l’habitation, insalubres ou dangereux ;

− logées dans des locaux sur-occupés ou ne présentant pas le caractère d’un logement décent, s’il y a au moins un enfant mineur ou si une personne du ménage présente un handicap ;

− en attente d’un logement HLM depuis un délai anormalement long.

Plan d’action renforcé du dispositif d’hébergement et de logement des personnes sans abri (PARSA)

Par le relevé de décisions du 8 janvier 2007, il prévoit l’extension des horaires d’ouverture des places d’hébergement d’urgence et des modifications dans le dispositif d’hébergement :

− transformation de places d’hébergement d’urgence en places en centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et en places d’hébergement de stabilisation ;

− création de places en maison-relais et en résidence hôtelière à vocation sociale ;

− proposition de logements, dans le parc social public et dans le parc privé conventionné, prioritairement aux publics sortant de CHRS.

Rapport 2010 sur l’état du mal-logement en France de la Fondation Abbé Pierre (FAP)

La FAP chiffre à 3,5 millions le nombre de personnes « non ou très mal logées ». La FAP inclut dans son estimation les personnes en location meublée et les ménages sous décision juridique d’expulsion. Elle définit en outre un second groupe de 6,6 millions de personnes « en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme », correspondant à des difficultés relatives au maintien dans le logement.

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