Loudéac : Pôle emploi, Martine, sept ans en CDD

Publié le par dan29000

 

 

 

 

 

Martine, 56 ans, précaire titulaire à Pôle emploi Loudéac

 

 



SOCIETE - Martine Mégret est en colère. Déçue, mais toujours combative. A 56 ans et après sept années de contrats précaires à Pôle emploi à Loudéac, elle voudrait enfin décrocher un CDI. Ce que lui refuse la direction qui lui a seulement offert un énième et ultime contrat aidé de six mois pour trouver un autre travail. Mardi, Martine a décidé de refuser cette proposition “par fierté et dignité” et d’occuper symboliquement les locaux chaque jour comme si elle avait obtenu gain de cause. Lire la suite...

“Pendant des années, on a vanté mon professionnalisme et maintenant on me dit qu’il n’y a plus de poste pour moi. Mais je n’avais pas le sentiment pendant toutes ces années d’occuper un emploi fictif”, explique Martine qui s’occupait de tâches administratives auprès des conseillers de Pôle emploi.

En 2003, avant d’être engagée en contrat aidé (financé aux trois quarts par l’Etat), Martine Mégret venait d’être licenciée économiquement d’une entreprise de bâtiment où elle avait passé dix-sept ans comme secrétaire-comptable. “J’ai travaillé toute ma vie”, souligne t-elle.

Une représentante de la direction départementale a déclaré comprendre “humainement” la situation de Martine Mégret, tout en indiquant que son poste allait être "redéployé" et en insistant sur la fonction d’un contrat aidé destiné à trouver un autre travail.

“Ici, à Pôle emploi Loudéac, tout le monde me soutient”, remarque l’intéressée qui estime que son éviction a été décidée à l’échelon régional sinon général de Pôle emploi. Pour l’heure, soutenue par ses anciens collègues et forte d’une pétition qui a recueilli plus de 1600 signatures, elle a décidé de se rendre chaque jour dans les locaux de Pôle emploi à Loudéac, comme si elle avait obtenu un CDI.

“A Concarneau, une employée qui se trouvait dans une situation similaire (dix-huit CDD sur douze ans NDLR) a fait de même et a obtenu un CDI”, rappelle t-elle.

PHA
Source : Libération 

Publié dans actualités

Commenter cet article