Lyon : 1000 personnes remises à la rue, rassemblement ce mardi

Publié le par dan29000

Grève nationale et rassemblement contre la remise à la rue des personnes sans solution d’hebergement ou de logement à Lyon.


1000 per­son­nes remi­ses à la rue à la fin de l’hiver à Lyon ! A lyon, faute de loge­ment, des cen­tai­nes de per­son­nes dor­ment dans la rue, chez des amis, dans des squats et des bidon­vil­les…
Nous savons que d’autres poli­ti­ques sont pos­si­bles !

La Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale appel à la grève les pro­fes­sion­nels de l’urgence sociale et VOUS INVITE à un ras­sem­ble­ment à 15h Place Carnot mardi 27 mars.

Des prises de paro­les, musi­que et ani­ma­tion sont au rendez-vous..

« Toute per­sonne sans abri en situa­tion de détresse médi­cale, psy­chi­que et sociale a accès, à tout moment, à un dis­po­si­tif d’héber­ge­ment d’urgence ». Art. L 345-2-2 Code de l’Action Sociale et des Familles.

 

 

« Toute per­sonne accueillie dans une struc­ture d’héber­ge­ment d’urgence doit pou­voir y béné­fi­cier d’un accom­pa­gne­ment per­son­na­lisé et y demeu­rer, dès lors qu’elle le sou­haite, jusqu’à ce qu’une orien­ta­tion lui soit pro­po­sée. » Art. L 345-2-3 Code de l’Action Sociale et des Familles
Le Conseil d’Etat, dans sa déci­sion rendue le 10 février 2012, reconnaît le droit à l’héber­ge­ment comme une liberté fon­da­men­tale.
Malgré cela, ces der­niers mois, dans de nom­breu­ses villes de France plu­sieurs mil­liers de per­son­nes ont été contrain­tes de dormir dehors bien qu’ayant sol­li­cité le 115.
A la fin de l’hiver, lors­que les struc­tu­res ouver­tes pour la période de froid fer­me­ront leurs portes, des mil­liers de per­son­nes les rejoin­dront dans cha­cune des gran­des agglo­mé­ra­tions de notre pays. Cette situa­tion est hors la loi, inac­cep­ta­ble et contre pro­duc­tive en termes de dépen­ses publi­ques.
Ces remi­ses à la rue met­tent à mal les pro­jets de réin­ser­tion formés durant l’hiver, condam­nant les per­son­nes à se dégra­der phy­si­que­ment et psy­chi­que­ment, et à recom­men­cer fata­le­ment le cycle infer­nal de la recher­che d’un héber­ge­ment ou d’un loge­ment. Ces remi­ses à la rue sont aussi contrai­res à la loi. Nous, pro­fes­sion­nels de l’urgence sociale, ne pou­vons l’accep­ter. Parce que, dans les condi­tions actuel­les, nous nous trou­vons dans l’impos­si­bi­lité d’effec­tuer les mis­sions qui nous sont confiées (mise à l’abri, pren­dre soin et accom­pa­gne­ment social...) Parce que nous ne vou­lons pas, par notre silence, être com­pli­ces des dis­fonc­tion­ne­ments du dis­po­si­tif,

Nous deman­dons :
- Conformément à la loi, la non remise à la rue des per­son­nes héber­gées dans le cadre du plan froid.
- L’appli­ca­tion immé­diate de l’objec­tif « 100% des deman­des d’héber­ge­ment satis­fai­tes »
- Un enga­ge­ment concret en matière de créa­tion de formes de loge­ments adap­tés et donc un réel finan­ce­ment de la stra­té­gie natio­nale du « loge­ment d’abord ».
- L’Etat se doit de cali­brer le dis­po­si­tif, à la hau­teur de besoins qui explo­sent, la Cour des Comptes ainsi que le der­nier rap­port par­le­men­taire sur le sujet le sou­li­gnent à juste titre.
- Nous, pro­fes­sion­nels de l’urgence sociale refu­sons d’aban­don­ner sur le pavé des hommes, des femmes et des enfants dont on bafoue le droit à l’héber­ge­ment et ou loge­ment.
LE 27 MARS, EXIGEONS DE L’ETAT UNE POLITIQUE CONFORME A CE QUE L’ON PEUT ATTENDRE D’UN PAYS DE DROIT.

Source : REBELLYON

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