LYON 7e : soirée de soutien aux 300 immigrés grévistes de la faim en Grèce

Publié le par dan29000

 

 

Soirée de soutien aux 300 immigréEs grévistes de la faim en Grèce

Soirée de soutien aux 300 immigréEs grévistes de la faim en Grèce




Soirée de soutien aux 300 immigrés grévistes de la faim en Grèce à l’Atelier des Canulars le vendredi 11 mars 2011 à 20h au 91 rue Montesquieu, Lyon 7e.

 

 

Depuis le 25 jan­vier, envi­ron 300 immi­gréEs ont com­mencé une grève de la faim, à Athènes et à Thessalonique. Ils récla­ment les mêmes droits poli­ti­ques et sociaux que les tra­vailleurs et tra­vailleu­ses grec-que-s, leur régu­la­ri­sa­tion et sur­tout une vie plus digne. Après plus qu’un mois de lutte, la plu­part d’entre eux/elles pré­sen­tent des trou­bles de santé, peut-être irré­ver­si­bles.

 


 

Des nom­breu­ses actions de soli­da­rité ont eu lieu par­tout dans le pays (ras­sem­ble­ments, mani­fes­ta­tions, déploie­ments de ban­niè­res, occu­pa­tions des bâti­ments publics, inter­ven­tions sur les chai­nes de télé, de radio, pen­dant des évènements cultu­rels, etc), ainsi qu’à l’étranger. Les pres­sions créées par tous ces mou­ve­ments de soli­da­rité peu­vent amener la vic­toire !


C’est pour­quoi venez nom­breux et nom­breu­ses à la soirée de sou­tien à Lyon, à l’Atelier des Canulars le Vendredi 11 mars à 20h.


Au pro­gramme, une dis­cus­sion sur la lutte des 300 et sur la situa­tion des immi­gréEs en Grèce en géné­rale, suivie d’une bouffe et de musi­ques grec­ques. Les sous récol­tés seront direc­te­ment envoyés aux 300.

Des pro­po­si­tions d’autres actions de soli­da­rité peu­vent également être dis­cu­tées. Vue la rapi­dité de l’orga­ni­sa­tion de cette soirée et vue l’urgence de la situa­tion, merci de faire cir­cu­ler l’info. Les immi­gréEs en Grèce peu­vent et doi­vent gagner !

Soirée orga­ni­sée par des étudiant/es et tra­vailleurs/es grec/ques

 


Appel des immigrés, grévistes de la faim

Grèce, Janvier 2011
Si nous vou­lons faire enten­dre notre voix, nous n’avons pas d’autre choix. Le 25 jan­vier, trois cent (300) d’entre nous com­men­cent une grève de la faim. Nos points de lutte seront à Athènes et à Thessalonique.
Nous sommes des immi­grés et des immi­grées venu(e) s de toute la Grèce. Nous y sommes venu(e)s, chassé(e)s par la pau­vreté, le chô­mage, les guer­res et les dic­ta­tu­res. Les mul­ti­na­tio­na­les du monde occi­den­tal et leurs ser­vi­teurs poli­ti­ques dans nos pays ne nous lais­sent pas d’autres choix que de ris­quer nos vies des dizai­nes de fois pour arri­ver jusqu’à la porte de l’Europe. L’Occident, qui pille nos pays, et où le niveau de vie est infi­ni­ment mieux (com­paré au notre), est notre seul espoir de vivre comme des êtres humains. Nous sommes venus (par la voie légale ou pas) en Grèce et nous tra­vaillons pour notre survie et pour la survie de nos enfants. Nous vivons dans la galère, et à l’ombre de l’illé­ga­lité, au profit des patrons et des orga­nis­mes étatiques qui à leur tour exploi­tent bru­ta­le­ment notre tra­vail. Nous gagnons notre pain à la sueur de notre front en rêvant d’obte­nir un jour des droits égaux.
Ces der­niers temps nos condi­tions de vie devien­nent de plus en plus dif­fi­ci­les. Au fur et à mesure que les salai­res et les retrai­tes se voient rongés et que tous les prix aug­men­tent, l’immi­gré est pré­senté comme le fautif, le cou­pa­ble de la dété­rio­ra­tion et de l’exploi­ta­tion sau­vage des sala­riés grecs et des petits com­mer­çants. La pro­pa­gande fas­ciste et raciste est déjà deve­nue la langue offi­cielle des appa­reils étatiques. La ter­mi­no­lo­gie fas­ciste est repro­duite par les médias quand ils par­lent de nous. Leurs « pro­po­si­tions » sont déjà consa­crées comme poli­ti­ques gou­ver­ne­men­ta­les : le mur à Evros, les camps flot­tants et l’armée euro­péenne dans la mer Egée, la répres­sion bru­tale dans les villes, les dépor­ta­tions mas­si­ves. Ils veu­lent faire croire aux tra­vailleurs grecs que nous sommes, tout à coup, une menace pour eux, et que nous sommes les seuls cou­pa­bles de la nou­velle atta­que lancée par leurs pro­pres gou­ver­ne­ments.
La réponse à leurs men­son­ges et à leur inces­sante bar­ba­rie doit être immé­diate. Et c’est à nous, aux immi­grés, de la donner. Nous fai­sons face, avec nos pro­pres vies comme arme, pour mettre fin à l’injus­tice qui nous est faite. Nous deman­dons la régu­la­ri­sa­tion de tous les immi­grés et de toutes les immi­grées. Nous deman­dons les mêmes droits poli­ti­ques et sociaux et les mêmes obli­ga­tions que les sala­riés grecs.
Nous deman­dons à nos col­lè­gues tra­vailleurs grecs et à chaque être humain qui souf­fre aujourd’hui de l’exploi­ta­tion de sa propre sueur, de se tenir à nos côtés. Nous deman­dons de sou­te­nir notre lutte, pour ne pas lais­ser triom­pher leurs men­son­ges, l’injus­tice, le fas­cisme et le tota­li­ta­risme des élites poli­ti­ques et économiques. C’est à dire de ne pas per­met­tre ce qui a pré­do­miné dans nos pays et qui nous a forcés à s’expa­trier afin de reven­di­quer une vie digne pour nous et pour nos enfants.
Nous n’avons pas d’autre moyen pour faire enten­dre notre voix, et pour faire enten­dre la voix de nos droits.
Le 25 jan­vier, trois cents (300) d’entre nous com­men­cent une grève de la faim, à l’échelle natio­nale, à Athènes et à Thessalonique. Nous met­tons en danger notre vie, car de toute manière nous ne vivons pas dans la dignité. Nous pré­fé­rons mourir ici, plutôt que de lais­ser nos enfants héri­ter de ce que nous avons vécus. Janvier, 2011

L’assem­blée des immi­grés, gré­vis­tes de la faim

Ressources :

- Pour plus d’infos sur la lutte des 300 vous pouvez consul­ter le site du comité de soli­da­rité grec (fran­cais)
- L’appel de soli­da­rité (anglais et espa­gnol)

Des infor­ma­tions peu­vent aussi être retrou­vées sur les sites sui­vants :
- Nouvelles Hors Les Murs (fran­çais)
- Contra Info (mul­ti­lan­gue-fran­çais inclu)
- Occupied London (anglais)

 

 

Source : REBELLYON.INFO

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