Lyon : la CGT chômeurs 69 appelle à l'occupation de Pôle Emploi

Publié le par dan29000

La CGT chomeurs 69 appelle à l’occupation nationale de Pole Emploi


Rendez vous à 8h30 au Pôle Emploi Charpennes mardi 17 janvier 2012 95 rue Louis Guérin ( pour se donner un rendez vous ailleurs)

 

 

Les décla­ra­tions récen­tes du gou­ver­ne­ment et notam­ment de Laurent Wauquiez incar­nent par­fai­te­ment la concep­tion du monde que par­tage les clas­ses domi­nan­tes dans notre pays. Pour ces gens là, lors­que les ouvriers tra­vaillent, c’est grâce aux capi­ta­lis­tes, qui veu­lent bien leur concé­der un emploi. Et si les chô­meurs n’ont pas de tra­vail, c’est avant tout parce qu’ils sont fai­gnants. Et ils ne se conten­tent pas d’être fai­gnants, ils pro­fi­tent des « aides socia­les », c’est à dire des quel­ques cen­tai­nes d’euros qu’on veut bien leur donner et qui ne suf­fi­sent pour­tant pas, à se loger, à nour­rir les enfants, à accé­der au mini­mum qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Nous serions tel­le­ment fai­néants qu’il fau­drait même nous obli­ger à tra­vailler 7h par semaine gra­tui­te­ment sous peine de se faire couper nos indem­ni­tés !

Hé bien, nous, syn­di­ca­lis­tes de classe, nous défen­dons la concep­tion du monde exac­te­ment oppo­sée à celle-ci. Ce ne sont pas les patrons qui font tra­vailler les sala­riés, ce sont les sala­riés qui font vivre les patrons car c’est de leur exploi­ta­tion que ces der­niers tirent leurs reve­nus sou­vent fara­mi­neux, dont ils se ser­vent ensuite bien sou­vent pour des opé­ra­tions finan­ciè­res qui para­si­tent com­plè­te­ment l’économie et rui­nent la société. Et si il existe un chô­mage de masse, c’est que les plans de licen­cie­ment parmi les plus mas­sifs de l’his­toire se suc­cè­dent dans l’indus­trie et les ser­vi­ces. Et c’est une loi du capi­ta­lisme que de pous­ser pério­di­que­ment des cen­tai­nes de mil­liers, des mil­lions de per­son­nes vers la misère, pour faire bais­ser les salai­res, et créer une réserve iné­pui­sa­ble de tra­vailleurs pré­cai­res prêts à toutes les tâches ingra­tes, pour des paies bien sou­vent infé­rieu­res à ce qui est prévu par la code du tra­vail lui-même.

L’ensem­ble des mesu­res du gou­ver­ne­ment actuel, et de tous les gou­ver­ne­ments qui domi­nent en Europe, condui­sent à aggra­ver la crise de la société dans l’unique objec­tif de sauver le taux de profit des grands grou­pes finan­ciers. Mais il serait illu­soire de croire que ces poli­ti­ques vont chan­ger fon­da­men­ta­le­ment avec les élections, car l’ensem­ble des partis qui sont en situa­tion d’empor­ter ces der­niè­res, c’est à dire qui béné­fi­cient des moyens média­ti­ques et finan­ciers que les capi­ta­lis­tes veu­lent bien leur four­nir, se sont enga­gés à conti­nuer la même poli­ti­que, et en pre­mier lieu à rem­bour­ser une dette qui est pour­tant illé­gi­time, une dette que nous n’avons jamais choisi de contrac­ter. La solu­tion vien­dra d’en bas, et les mobi­li­sa­tions en Grèce, en Espagne, et même au cœur du sys­tème, aux Etats-Unis, nous mon­trent le chemin. Et si nous devons donc ajou­ter un autre objec­tif reven­di­ca­tif au droit au tra­vail et au droit à une indem­ni­sa­tion décente, c’est : aban­don du plan d’aus­té­rité, non à une dette illé­gi­time !

La lutte actuelle repose sur notre action cons­ciente, sur notre capa­cité à convain­cre les gens autour de nous. Des pério­des simi­lai­res à celles que nous connais­sons ont déjà existé dans le passé, dans la foulée de la crise de 1929 notam­ment. Dans ce genre de situa­tions, nous assis­tons à une course de vitesse entre le capi­ta­lisme et le mou­ve­ment ouvrier, et le capi­ta­lisme tend tou­jours à s’appuyer sur un dis­cours d’extrême-droite dont les paro­les de Wauquiez sont une bonne illus­tra­tion, un dis­cours qui veut tour­ner celui qui gagne un peu plus contre celui qui gagne un peu moins, l’ouvrier contre le petit fonc­tion­naire, le blanc contre le noir ou l’arabe. Et cette course de vitesse, c’est non seu­le­ment par nos mani­fes­ta­tions, mais par notre action concrète de tous les jours, en dis­cu­tant avec les chô­meurs, les pré­cai­res, devant les CAF et les Pôles Emploi, en défi­nis­sant des reven­di­ca­tions et des plans d’action effi­ca­ces et ambi­tieux, que nous pour­rons la gagner.

C’est un tra­vail de longue haleine mais que nous conti­nue­rons à effec­tuer coûte que coûte à la CGT pep en dépit des Wauquiez et de tous les pique-assiet­tes au pou­voir actuel­le­ment.

Rendez vous à 8h30 au Pôle Emploi Charpennes mardi 17 jan­vier 2012 95 rue Louis Guérin ( pour se donner un rendez vous ailleurs)

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