M'PEP : appel des 1000 pour sortir de l'euro

Publié le par dan29000

APPEL DES 1 000 POUR SORTIR DE L’EURO ET CONSTRUIRE UNE MONNAIE COMMUNE

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 29 septembre 2010.

Ce sont près de 1 000 citoyens qui viennent de lancer un « Appel pour sortir de l’euro et construire une monnaie commune ».

 

 

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A lire :


 APPEL
POUR SORTIR DE L’EURO, MONNAIE UNIQUE,
ET CONSTRUIRE UNE MONNAIE COMMUNE

 

La lutte pour l’abandon de l’euro comme monnaie unique et son remplacement par une monnaie commune s’inscrit dans la continuité des combats pour le « non » au traité de Maastricht qui a institué l’euro, en 1992, et le « non » à la constitution européenne en 2005.

L’euro comme monnaie unique n’a pas tenu les promesses faites au moment de sa création. Mais cet échec était entièrement prévisible. Et même s’il n’y avait pas eu la crise, il aurait fallu sortir de la monnaie unique et bâtir une monnaie non pas unique mais commune. Pour nombre de raisons, l’actuelle zone euro n’est pas encore apte à partager une monnaie unique :

  • Une monnaie unique en l’absence d’accord politique sur les priorités économiques et sociales ne peut pas durer.
  • Pour partager une monnaie unique il faut des niveaux de développement homogènes entre les pays concernés.
  • La monnaie unique actuelle repose sur une conception ultralibérale de la politique monétaire qui retire les banques centrales du pouvoir politique (Banque centrale européenne « indépendante »). Au contraire, la monnaie doit faire partie intégrante de la politique économique des gouvernements, sinon elle est placée, comme l’euro, sous la tutelle des marchés financiers.
  • Le système de l’euro a donné aux banques privées tout le pouvoir de création monétaire. Les banques centrales devraient non seulement pouvoir acheter une partie de la dette des États, comme le fait la Réserve fédérale américaine (sans provoquer d’inflation), mais elles devraient être les seules autorisées à créer de la monnaie.
  • Une politique monétaire unique appliquée à des réalités nationales disparates provoque le chômage ou les bas salaires dans un cas et des bulles spéculatives dans d’autres. Ou les deux à la fois.
  • Les dirigeants allemands ont choisi une politique économique agressive conduisant à mettre tous les autres pays de la zone en déficit commercial, organisant ainsi la pression sur les salaires.
  • La surévaluation structurelle de l’euro par rapport au dollar pénalise l’emploi, encourage les délocalisations tout comme le saccage de l’environnement et provoque l’austérité permanente, tandis que les variations du taux de change attirent la spéculation.
  • Une monnaie commune permettrait la solidarité et de coopération avec les pays qui le souhaiteraient et serait utilisée pour les transactions commerciales internationales. Chaque pays retrouverait sa monnaie nationale et sa banque centrale. Les monnaies nationales en Europe, non convertibles en devises étrangères et donc immunisées de toute spéculation, serait reliées par un taux de change fixe mais régulièrement ajusté, interdisant de ce fait la spéculation entre elles.
  • Une monnaie commune rassemblerait les peuples tout en préservant leur indépendance nationale, car l’euro monnaie unique les divise comme le montre l’attitude de responsables politiques et de médias allemands vis-à-vis du peuple grec.

Aujourd’hui, le combat universaliste et internationaliste, le combat de la vraie gauche, passe par la lutte pour l’abandon de la monnaie unique et la mise en place d’une monnaie commune pour toute l’Europe, pas seulement entre les Seize ou les Vingt-Sept.

Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), le 6 septembre 2010.

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