Mandat d'arrêt européen : Daniel Derguy ne sera pas extradé vers l'Espagne

Publié le par dan29000

 

La cour d'appel d'Agen refuse l'extradition de l'ex etarra Daniel Derguy


MANDAT D'ARRET EUROPEEN. Daniel Derguy, ce français ex ettara réclamé par Madrid n’ira pas en prison en Espagne. La chambre de l'instruction de la Cour d'appel d’Agen a refusé ce mercredi l'exécution du mandat d'arrêt européen (MAE) émis par l'Espagne à l'encontre de Daniel Derguy parce que les faits auraient été commis en partie sur le territoire français, a déclaré à l'audience le président de la chambre de l'instruction.

Daniel Derguy, arrêté à Cahors le 6 juillet, était visé par un mandat d'arrêt émis par les autorités espagnoles qui le soupçonnent de "délits de terrorisme" en lien avec ETA remontant à plus de 17 ans (lire libe Toulouse du 27/0/2011) .


"Je suis soulagé, satisfait pour ma famille et pour les miens. Mais il ne faut pas s'arrêter là. Cela a été une dure épreuve", a-t-il déclaré à l' agence France Pressse, visiblement ému, à l'issue de l'audience. "

Le mandat d'arrêt européen est une ignominie, son utilisation est perverse. Il faut faire en sorte qu'il soit abrogé, il va à l'encontre de tout processus de résolution du conflit" basque, a-t-il ajouté.

L’organisation séparatiste basque ETA applique une tréve générale depuis le mois de septembre 2010. L’ensemble des partis de la gauche abertzale (patriote en basque) soutient cette initiative et s’est depuis clairement engagée pour l’arrêt définitif de la violence armée.



Considéré comme l'un des chefs de l'ETA en France, Daniel Derguy avait été arrêté en 1996 puis emprisonné à la suite de trois condamnations par la justice française à dix ans de prison pour ses activités au sein de l'ETA. En liberté conditionnelle depuis 2008, il vivait et travaillait à Cahors .

Egalement visée par un tel mandat, la militante basque Aurore Martin, 32 ans, est toujours en liberté après l'échec de son arrestation par la police à Bayonne le 21 juin.

L'avocate de Daniel Derguy, Me Yolanda Molina Ugarte, a salué une "décision courageuse, juridiquement juste et politiquement très correcte" de la justice française. Selon elle, cette décision ne peut pas faire l'objet d'un recours de la part de l'Espagne

J-M.E avec AFP

 

Source : LIBERATION

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