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165549 185315541490024 100000347382869 484168 6157959 nPrès de 200 Roms roumains ont été évacués par la police mardi matin à Marseille (Bouches-du-Rhône) dans le quartier de Font Vert (14e arr.), provoquant la colère de la Ligue des droits de l'Homme (LDH).


L'évacuation de ces Roms, parmi lesquels beaucoup d'enfants et des bébés en bas âge, a débuté peu après 6 heures, a annoncé une représentante de
l'association Rencontres Tsiganes, Caroline Godard, présente sur place.
                 
«Il reste deux campements Roms à Marseille, celui-là, qui est plutôt ancien, compte des enfants scolarisés. Une nouvelle fois, le groupe va être éclaté et les enfants ne pourront aller à l'école aujourd'hui», s'est indigné le président de la LDH dans les Bouches-du-Rhône, Bernard Eynaud, également sur place.

Des cabanes en bois et des caravanes entre deux voies ferrées

Près de 150 policiers et gendarmes participaient à l'opération, coordonnée par la direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Le nouveau préfet délégué à la sécurité, Alain Gardère, était attendu sur place, selon une source proche de l'enquête. Contactée, la préfecture n'était pas immédiatement joignable pour commenter cette intervention.

Selon Bernard Eynaud, l'opération de police se déroulait dans un «climat
tendu» avec des policiers «très nombreux, hargneux et agressifs, ce qui
est nouveau», et «avec le Samu social, qui est dans un rapport ambigu
vis-à-vis des associations et complètement aux ordres de la police et de
la municipalité». Selon lui, une journaliste de Med'in Marseille a été «expulsée manu militari du campement».

«La mairie de Marseille s'était engagée le 11 août à organiser une table
ronde pour trouver des solutions et aujourd'hui la seule réponse est
policière», a-t-il déploré. Les Roms logeaient, selon l'association, dans des cabanes en bois et des caravanes sur ce terrain  public situé entre deux voies ferrées. «Ceux qui vont accepter de rentrer en Roumanie vont être conduits au centre d'accueil d'urgence de la Madrague-Ville, qui est devenu un centre de rétention qui ne dit pas son nom», a conclu Bernard Eynaud.

LeParisien.fr
                       
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Tag(s) : #actualités

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