Marseille : malade, Rouillan enfin en semi-liberté pour un an !

Publié le par dan29000

 

 

Rouillan quitte sa cellule de Muret pour une semi-liberté à Marseille

 

 

 

ACTION DIRECTE. Le leader de l'ex-groupe armé d'extrême-gauche Action Directe, Jean-Marc Rouillan, a pris la route ce mercredi 18 mai vers la semi-liberté, la deuxième après une expérience avortée en 2008 lorsqu'il avait déclaré qu'il ne «crachait» pas sur toute son action passée.


Arrêté en février 1987 avec trois autres membres de son groupuscule et condamné avec eux à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement, René Audran (1985) et du PDG de Renault, Georges Besse (1986), Jean-Marc Rouillan, 58 ans, a quitté à 08h30  la prison de Muret (Haute-Garonne) pour être transféré à Marseille:

Un grand fourgon blanc aux vitres fumées siglé "Administration pénitentiaire" est sorti du centre de détention peu après 08h30. Un agent pénitentiaire a confirmé que le véhicule conduisait bien Jean-Marc Rouillan vers la prison des Baumettes, à Marseille où il sera équipé d'un bracelet électronique.

Doté de ce dispositif de contrôle de la semi-liberté, Jean-Marc Rouillan pourra ensuite travailler pour la maison d'édition Agone et, en dehors des heures de travail (nuits et week-ends), il sera tenu de rester dans l'appartement que son employeur met à sa disposition.

L'administration pénitentiaire (AP) avait fixé le mois dernier au jeudi 19 mai le début de sa semi-liberté. Elle durera un an, après quoi il pourra demander une libération conditionnelle.
La période de sûreté de 18 ans de l'emprisonnement de Jean-Marc Rouillan s'était terminée en 2005. De novembre 2007 à octobre 2008, il avait été en semi-liberté avec des modalités plus strictes, dormant et passant ses week-ends en prison.

Cette semi-liberté avait été révoquée et il était retourné derrière les barreaux pour des propos tenus à l'Express alors qu'il était tenu de ne pas évoquer les crimes pour lesquels il avait été condamné.
Dans un entretien du 2 octobre 2008, interrogé sur d'éventuels regrets, Jean-Marc Rouillan avait répondu n'avoir pas le droit de s'exprimer là-dessus... «Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse, ajoutait-il. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique».

Dans une chronique publiée sur le blog de son éditeur le 1er octobre 2010  Jean-Marc Rouillan, toujours rétif à renier ses convictions révolutionnaires, dénonçait la «haine» de l'Etat, évoquant ses «deux années d'emprisonnement pour des mots».

Atteint de problèmes de santé, il avait fait une nouvelle demande, approuvée par le tribunal d'application des peines (TAP) en février 2011, mais le parquet avait fait appel de la décision et c'est la Cour d'appel de Paris qui lui a confirmé le 28 avril le bénéfice de la semi-liberté.
Parmi les autres membres du noyau dur d'Action directe condamnés avec Rouillan, Nathalie Ménigon et Georges Cipriani sont en liberté conditionnelle. Joëlle Aubron, qui avait bénéficié en 2004 d'une suspension de peine pour raison médicale, est morte en 2006.

Georges Cipriani, sorti début mai de la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin), vit à Strasbourg où il travaille pour la Banque alimentaire, alors que Nathalie Ménigon, ex-femme de Jean-Marc Rouillan, vit dans un petit village de Haute-Garonne depuis 2008.

Source AFP

 

Source : Libération

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Mitsuko 19/05/2011 14:13



Bonjour Dan,


En voilà une bonne nouvelle pour Jean-Marc Rouillan ...


La semi-liberté c'est mieux que d'être en prison surtout quand on est malalde ...


Je suis bien contente pour lui ...


Bon jeudi à toi, Dan. A bientôt. Bises. 


Mitsuko 



dan29000 19/05/2011 16:51



nous le sommes tous, son traitement devrait en etre faciliter