Menace nucléaire : deux graphiques pour la comprendre

Publié le par dan29000

 

 


Dans la perspective d’une multiplication des rassemblements et discussions publiques, où il sera question de s’opposer en actes à l’«ordre nucléaire», nous esquissons une proposition de coordination minimale.

 

 

Premièrement, partons du présupposé que nous n’argumentons pas, nous ne prouvons rien, nous ne réclamons ni ne revendiquons.

C’est bon, nous avons vu ; ceux qui ne comprennent pas aujourd’hui ont déjà déployé toute leur force hier, pour ne pas comprendre ; la conscience n’est rien, c’est de moyens dont il est question ; etc. ; ou quelque chose dans le style.

 

Ensuite, nous savons n’avoir que peu de prise technique sur cette menace (on ne sectionne pas l’alimentation d’un réacteur comme on dynamiterait une éolienne ou pratiquerait la permaculture) ; c’est aussi par là qu’on nous tient.

Dès lors, il nous semble pour le moment judicieux de nous organiser pour forcer l’arrêt des installations nucléaires par leurs gestionnaires eux-mêmes, et d’en appeler à la complicité du personnel pour enrayer aussi de l’intérieur le fonctionnement de celles-ci.

 

Comme moments tactiques de cette offensive asymétrique nous envisageons comme suit la déclinaison de deux types d’action courants.

 

D’un côté, blocages divers :

Appeler à se retrouver (et peut-être pas seulement dans les centres urbains…) le 11e jour de chaque mois, à 11 heures (heure solaire locale) en des nœuds sensibles des flux économiques, en se donnant les moyens adéquats pour les entraver. Gageons que le nombre assurera une partie du boulot, l’imagination fera le reste.

 

De l’autre, assauts ciblés :

Continuer à préciser et faire circuler plus ou moins localement des cartographies d’éléments très directement impliqués dans l’entreprise nucléaire et, là aussi, se donner les moyens de leur nuire durablement.

(Note : oui, techniquement, ça implique jusqu’à ma lampe de chevet et ma biscotte en passant par cet appel même. Heureusement, notre souci n’est pas moral mais pratique.)

 

Voilà.

 

Et comme on dit en pareilles circonstances : cette fois-ci, c’est la bonne.

 

Reçu le 19 avril 2011.

 

 

Source : Jura libertaire

Publié dans environnement

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