Mobilisation pour la presse quotidienne, pas de quotidiens le 5 juillet

Publié le par dan29000

MOBILISATION NATIONALE POUR LA PRESSE QUOTIDIENNE D'INFORMATION ET SES EMPLOIS !
NON PARUTION DES TITRES DATES DU 5 JUILLET.

La presse quotidienne est un vaste champ de licenciements.

Dans un tel contexte, accepter les licenciements aujourd’hui, c’est encourager ceux de demain.

Pourquoi ?

L’ancien gouvernement a décidé lors des états généraux de la presse qu’elle devait être soumise au dogme de la rentabilité et à la perspective d’une concentration accélérée pour
obtenir un ou deux « champions multimédia nationaux de taille internationale ».

La casse sociale et la destruction des titres sont en marche.

La stratégie patronale est limpide : s’appuyer sur le gouvernement pour faire avaliser à la Filpac CGT la destruction de l’emploi, la soumission de l’information à quelques banquiers et industriels, geler toute négociation de branche ou de groupe, afin d’enfermer les syndicats dans une négociation locale, pour prévenir toute contestation nationale.

Il n’y aurait d’autre alternative que l’acceptation du plan patronal ?
Le schéma directeur commun à l’ensemble de la presse est le suivant : réduire au minimum le coût du travail dans le papier imprimé pour dégager des capitaux nécessaires à l’investissement
dans l’univers ultra-concurrentiel et hasardeux du numérique.
Ce choix qui développe l’incertitude du lendemain doit de plus respecter le service des actionnaires, qui exigent des dividendes à 2 chiffres.

La Filpac CGT, en lutte pour les emplois, les titres, et la distribution coopérative, revendique :
· Un moratoire sur les licenciements, c’est-à-dire une suspension immédiate nécessaire à l’ouverture d’un cadre de négociation nationale, prenant en compte la question de l’avenir de l’information, de son impression, de sa distribution, de l’emploi et des qualifications professionnelles ;
· L’intervention du gouvernement afin de définir les obligations des patrons de presse, en particulier celles de l’exilé fiscal Hersant ;
· Une négociation nationale sur un plan de développement et de soutien aux sociétés d’information ;
· L’abrogation du décret Sarkozy sur les aides à la presse qui provoque la catastrophe en cours ;
· La mise en débat d’une loi sur la liberté de l’information, son indépendance, son pluralisme, et la transparence totale sur l’utilisation des aides publiques.

La presse d’information, ses emplois, ses qualifications sont une cause nationale.
Rien n’est joué. Tout dépend de la mobilisation des salariés. Le plan global du patronat suppose la résignation et la reddition permanente, la peur et la mise en concurrence des salariés.

C’est pourquoi ce mouvement national est une étape dans une mobilisation prolongée pour la solidarité des salariés de l’information.

La non parution des datés du 5 juillet exprimera à la veille du sommet social toutes ces revendications à un patronat s’estimant tout-puissant et à un gouvernement qui tarde à utiliser la puissance publique pour dénouer la crise.

Montreuil, le 28 juin 2012
FILPAC

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