Montpellier : dire non à la gauche sécuritaire dans les quartiers populaires

Publié le par dan29000

 

Montpellier. Quartiers populaires : dire non à la gauche sécuritaire !

 

 

 


Justice pour le Petit-Bard dit non aux ZSP de Valls, Mandroux et Moure. Le NPA 34 aussi ... 


  En première lecture cette dernière info sur l'affaire...Le texte de Justice pour le Petit-Bard vient après.

Montpellier. Quartiers en zone de sécurité prioritaire : Manuel Valls s’empare du dossier (Midi libre 9 octobre 2012)

  Hélène Mandroux a écrit en septembre au ministre du l’Intérieur pour que la Pergola, les Cévennes et le Petit-Bard soient classés en ZSP.

Des quartiers de Montpellier bientôt classés en zone de sécurité prioritaire ? Possible. En tout cas, dans un courrier adressé à Hélène Mandroux daté du 27 septembre, Manuel Valls promet que “la situation de Montpellier sera examinée avec la plus grande attention.”


Le ministre de l’Intérieur précise que “le choix des 15 premières ZSP s’est fondé, à titre exceptionnel, sur des critères techniques déterminés par les directions de la police et de la gendarmerie nationales”. Mais “que l’objectif est d’aboutir à la mise en place d’une cinquantaine de ZSP d’ici fin 2013, en partenariat étroit avec les élus locaux”.


Couac avec Moure


Le maire de Montpellier a demandé le classement des quartiers Pergola, Cévennes et Petit-Bard le 6 septembre dernier. Une demande réitérée quelques jours plus tard par Jean-Pierre Moure, président de l’Agglo. Au grand étonnement de la mairie.


Le texte sur le site de Midi libre 

 Le point de vue d'un militant du NPA 34
 Des ZSP à Montpellier ? Gauche sécuritaire ... gauche de droite !
 

Comme le montre l'article de Midi Libre ci-dessous, les socialistes locaux ne ratent pas une occasion de démontrer dans leurs rivalités d'apparatchiks qu'ils sont bien les héritiers du Conducatore Georges Frêche. Appartenant au même parti, après le loufoque jeu des exclusions-réintégrations de ces dernières années, ils nous la jouent "je t'aime moi non plus" pimenté des crocs-en-jambe les plus sournois avec pour point commun paradoxalement ce qui les divise : le pouvoir, la volonté de le conserver ou de l'accroître aux dépens du camarade. Ce néofrêchisme de mairie, d'agglo ou de région ou encore de députation, sans autre boussole politique que la lutte des places, vient encore de se distinguer sur le sujet ô combien sensible d'une sécurité publique conçue en termes essentiellement policiers, ce terrain de prédilection de la droite, comme on le voit en ce moment avec le chasseur de Roms de la place Beauvau !

 
Sur les ZSP (Zones de Sécurité Prioritaire) en effet  nos Mandroux, Moure, Saurel ou Le Dain n'ont rien à envier à SuperManuel, à la différence près que, là où celui-ci fait dans le Guéant tout en large horizon marine, ceux-là sombrent dans les moulinets petits bras pour accréditer chacun leur paternité dans la démarche visant à obtenir que quatre quartiers de Montpellier (La Paillade, Cévennes, La Pergola, Petit-Bard) soient ajoutés dans la liste des ZSP prévues par le Ministère de l'Intérieur.  Le socialisme local c'est donc cela, une compétition pour être le premier, le meilleur (avec déjà en point de mire les prochaines élections municipales de...2014 !) indépendamment des lourds enjeux immédiats de l'affaire, à savoir un redéploiement de moyens de police sous la houlette du Préfet pour "rétablir la sécurité" (sic) dans des quartiers qui subissent le plus gravement depuis des décennies les coups que les politiques d'austérité de gauche et de droite portent contre les populations. Ne leur demandons pas à ces politiciens de gôche l'impossible, à savoir de considérer que la sécurité qui est la mère des sécurités est celle de l'emploi et des salaires et de prendre conscience qu'esquiver ce positionnement, en se centrant sur des réponses policières, vous met directement sur le terrain de la droite extrême et de l'extrême droite et, par là, dans la logique du capital; cette logique qui écrase et exclut, pour les surprofits de quelques uns, la majorité de la population et qui, comble de l'ironie, s'essaie, avec quelques succès, à dévier l'attention dépolitisée de ses victimes vers plus victimes que soi mais sous l'image inversée des "responsables"-de-tout-ce-qui-va-mal, me-fait-mal  : les jeunes des quartiers, vraies graines d'islamistes-violeurs-trafiquants de drogues et d'armes-menaçant l'identité "nationale", etc.

Alors, bien sûr, nous ne disons pas par là que le PS = le FN mais que tout simplement il n'hésite pas à chasser, de moins en moins en contrebande, sur les terres de la Marine elle-même déjà assidument prospectées par une sarkozie en quête de reconquête (lire ci-dessous La gauche bleu marine) ! Les ZSP ne sont pas, de ce point de vue, une anomalie dans le registre politique de cette gauche qui met en place, sans consultation populaire, le mécanisme austéritaire du Pacte budgétaire dans l'instant où le patronat dégraisse-licencie à tout va et en toute impunité : le ciblage policier des quartiers que cette démarche sécuritaire induit cherche bien à dévier l'attention de ce qui est commun à tous, le matraquage antisocial par la gauche au pouvoir, mais aussi à bloquer ce qui, du point de vue de la gauche, devrait se dessiner comme riposte logique : un tous ensemble anticapitaliste travaillant à construire une autre politique budgétaire que celle du renforcement des moyens policiers sans même parler d'une politique générale structurellement au seul service des salariés ou des exclus du salariat, en particulier sur le terrain de la fiscalité ! Toutes choses qui n'effleurent pas l'esprit de nos potentats locaux de gauche en quête de la promotion de leurs petits parcours gris dans les appareils partidaires et institutionnels. A la question "qui a demandé le classement en ZSP des quartiers montpelliérains", opposons la seule réponse de gauche qui vaille : "On s'en fout ! Le problème c'est ce classement, en lui-même, en ZSP ! On n'en veut pas ! Ce qu'on veut c'est des emplois, de vrais salaires, une politique qui cible...les détenteurs de richesses au profit des populations exploitées et marginalisées. Pour cela il est incontournable de se déclarer en opposition politique claire face à Hollande, Ayrault, Mandroux, Moure, Saurel, Le Dain et quelques autres... Car, au temps du social-libéralisme de la règle d'or, ce jumeau du libéralisme, c'est cela être ... à gauche, de gauche !

(Antoine, comité NPA du Pic-Saint-Loup) 

 

 

 

SOURCE / NPA 34

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