Montréal : violences policières lors de la journée contre la brutalité policière

Publié le par dan29000

 

 

Offensive policière : le COBP dénonce le sabotage de la manifestation 

 

Le Collectif opposé à la brutalité policière COBP est scandalisé de l’offensive policière menée afin de saboter la 15e journée internationale contre la brutalité policière.

 

 

Avant même que la manifestation ne débute, la majorité des organisateurs ont été arrêtés, sous prétexte d’être en possession de bâtons, qui se trouvaient à être les simples supports des pancartes. Ils ont déjà été libérés, et ce, sans accusation ni contravention, ce qui témoigne de la gratuité et du caractère non-fondé de ces arrestations.

 

Selon Sophie Sénécal, «les organisateurs ont été arrêtés de façon ciblée, avec l’objectif évident de perturber le bon déroulement de l’événement. Des arrestations préventives, sans fondement et illégales.»

 

Malgré cette technique d’intimidation, des discours ont eu lieu, notamment celui de la famille Berniquez, et les 500 manifestants ont ensuite débuté la marche de façon pacifique. La marche a suivi le sens de la circulation tout au long.

 

 

 

 

 

Tel que l’ont rapporté les médias, aucun incident majeur ne s’est produit avant l’encerclement des manifestants au coin des rues Marianne et St-Denis. L’arrestation de masse est un mode de fonctionnement pour lequel le SPVM s’est déjà fait réprimander par l’ONU. Le SPVM a d’abord pris en étau 300 personnes et ce, sans avis de dispersement ; une centaine d’entre eux ont ensuite été libérées aléatoirement. Au moment d’écrire ces lignes, environ 150 personnes sont présentement détenues pour entrave à la circulation.

 

Il s’agit d’une nouvelle étape franchie par le SPVM dans la répression des mouvements populaires et manifestations citoyennes.

 

Porter des accusations d’entrave à la circulation — alors que toute manifestation implique l’entrave de la circulation — revient à criminaliser l’acte de manifester et à mettre en péril la liberté d’expression de la contestation populaire.

 

Le COBP dénonce cette dérive sécuritaire et pose la question : est-ce que le SPVM compte réutiliser cette accusation pour toutes les manifestations ?

 

La manifestation de cette année visait à dénoncer les profilages social, racial et politique, entre autre le harcèlement et les arrestations arbitraires dont sont victimes les gens les plus démunis de notre société. 

 

Collectif opposé à la brutalité policière COBP
Montréal, 15 mars 2011.
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Source : Jura libertaire

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