Nantes : la mairie "socialiste" expulse et réprime, la résistance s'impose

Publié le par dan29000

Lutte pour le logement, 23 octobre : Nantes sous occupation policière

mercredi 24 octobre 2012


 

Résistance


Alors qu’à Notre Dame des Landes, le quadrillage militaire, les expulsions et le harcèlement des opposants à l’aéroport continue, la mairie socialiste expulse et réprime dans la métropole nantaise.

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Le 23 octobre au matin au tribunal de grande instance de Nantes, une nouvelle parodie judiciaire a lieu : il s’agit de décider de l’expulsion des occupants du Lieu Unique. Pas de parole politique, seul un débat à mots couverts, inaudibles, entre avocats et magistrats. L’avocat des socialistes, chargé de réclamer l’expulsion (la plus immédiate possible), est arrogant, méprisant, indécent et menteur, en bon valet du pouvoir (faciès ci dessous).

Le délibéré est annoncé pour ce mercredi 24 octobre.

Quelques instants plus tard, autre part, un lieu est réquisitionné, vu la menace imminente d’expulsion et de remise à la rue de nombreuses personnes. Le foyer de la Protection Civile, « foyer Gustave Roch », est ouvert et occupé depuis plus de 48 heures.

Le responsable de la Protection Civile passe, précise qu’il ne fera pas appel à la police.

Mais ces locaux, vides 350 jours par ans (ouvert seulement en cas de « grand froid » sur décision préfectorale), en excellent état, disposant de plus de 30 places, appartiennent à la mairie socialiste...
Qui s’empresse de commanditer une expulsion, totalement illégale, en dehors de tout cadre juridique.

Et quelle expulsion... Des escadrons de dizaines de policiers sont immédiatement envoyés pour assiéger les occupants. En plus des Compagnies Départementales d’Intervention de la BAC et des CRS aux visages masqués et en nombre hallucinant, un petit commando, militarisé, tout en noir, cagoulé, avec des casques noirs et des boucliers noirs fait sauter le verrou de la porte et procède à l’expulsion. S’agit-il du GIPN ? En tous cas, le message est clair de la part du pouvoir : terroriser

Face à une telle avalanche répressive, toute opposition est de fait impossible. Le retour au Lieu Unique est amer.



Le pouvoir socialiste expulse, harcèle, réprime et remet les occupants (familles et isolé-e-s) à la rue.



Ici comme ailleurs, Résistances.

 

Le délibéré est tombé ce matin : 24 heures de délai à partir du passage de l’huissier.

 

 

SOURCE / RENNES INFO

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