Notre Dame des Landes : quand l'ACIPA met en cause des Zadistes !

Publié le par dan29000

MARMOTTES.jpgL’ACIPA n’hésite pas à dénoncer des camarades qui ne suivent pas « le bon chemin »… Sur la lutte contre NDDL et son monde, nous n’en pouvons plus de cette stratégie unitaire hypocrite!

 

 

 

Depuis quelque temps, notre colère s’accumule contre l’ACIPA (essentiellement le bureau de cette association). Cela fait plus de deux ans déjà que des communiqués et actions de leur part nous hérissent le poil. Mais depuis quelque temps, et grâce à la mobilisation impressionnante de soutien à la ZAD durant les expulsions, l’ACIPA se croit toute puissante, aidée par des soutiens financiers, politiques et juridiques importants.

L’unité, nous pouvons y croire, mais pas avec le genre de pratiques de luttes et de propos que tient trop souvent l’ACIPA. Nous en avons assez de cacher les faits, les divisions sous prétexte que cela ruinerait l’image de la lutte, une unité artificielle qui ne tient que parce que l’ACIPA a besoin des zadistes pour repousser l’arasement de la ZAD. Dans une lutte nationale, nous n’hésitons pas à critiquer un syndicat quand il tient des propos ou agit d’une manière qui tue la lutte, et l’unité horizontale justement ! Pourquoi dans une lutte un peu plus locale en serait-il autrement?! Bien que la lutte soit contre l’aéroport, elle se dirige aussi contre son monde, et bien trop souvent l’ACIPA nous permet de douter de la lutte contre ce monde là. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les comportements du bureau de l’ACIPA qui nous écoeurent, mais nous nous attacherons pour l’instant à quelques faits très récents, dont un en particulier.

Le dimanche 3 Mars 2013, en fin d’après-midi, le petit carnaval géant de la ZAD, organisé par des camarades de la ZAD, se dirige vers les barrages quotidiens des forces militaires d’occupation. Tout d’abord aux ardillières, où les forces du désordre partiront de suite pour notre plus grand plaisir, puis à la saulce où elles manifesteront leur violence habituelle. Ce petit carnaval servait à libérer et à se réapproprier, ne serait-ce qu’un instant, une route que les forces militaires occupent depuis plus de 100 jours ! Occupation qui se manifeste quotidiennement par des contrôles quotidiens, des fouilles, des interdictions de circuler, des arrestations soudaines, des courses-poursuites et des harcèlements de toute sortes !

Les camarades ont donc voulu par ce carnaval, décompresser de cette occupation militaire et montrer leur détermination à ne pas la subir sans réagir ! La violence est bien du côté des forces de l’ordre, quotidienne, et ce jour là, une nouvelle fois spectaculaire : lacrymogènes, matraquages, grenades assourdissantes provoquant encore une fois des blessures chez certain-ne-s de nos camarades. Face à cela, quelques camarades encagoulés ou non qui n’en peuvent plus de cette violence d’occupation, de pouvoir autoritaire. Les milices privées de Vinci n’ont pas de place sur la ZAD !

Mais l’ACIPA ne l’entend pas de cette oreille (cf l’article de OF en bas de l’article). Pour elle, le carnaval était une manifestation pacifique(sic) qui a dégénéré lorsque une bande de « pertubateurs »(sic) bien connue(sic) (bientôt la collaboration avec les forces du désordre?!) serait apparu pour se confronter aux forces militaires ! L’ACIPA n’accepte pas ces dérapages violents (sic)? Et la violence des forces du désordre? Et bien pas un mot dans le communiqué…

Ce jour là, l’ACIPA avait dépêché deux personnes pour « surveiller »(sic) le carnaval. Ces personnes auraient-elles oublié volontairement que les forces de l’ordre ont commencé à charger et à lancer des grenades assourdissantes lorsque les camarades se sont rapprochés du carrefour de la saulce en voulant y brûler un char en avion. Et que par la suite les camarades ont répliqué?! Auraient-elles aussi oublié que trois camarades se sont fait arrêtés sans raison particulière et que plusieurs camarades ont été blessés?…

Après on nous parle de division dans la lutte, mais qui fait le jeu du PS et de Vinci en séparant bons occupant-e-s et méchant-e-s occupant-e-s de la ZAD?! Cela nous rappel certain-ne-s bureaucrates d’EELV, dont certain-ne-s zadistes avaient dénoncé les propos et leur récupération du mouvement de soutien aux expulsions, à juste titre. Mais nous doutons que ces mêmes camarades qui ne cessent de protéger l’ACIPA, sous prétexte de bonne entente avec les gens du coin et d’unité dans la lutte, dénonceront ces mêmes propos qui proviennent de la bouche des représentant-e-s de l’ACIPA…

Depuis deux-trois ans, nous ne comptons plus les communiqués de ce genre provenant de l’ACIPA et de leurs alliés politiciens. Leurs tentatives de saboter des actions/projets différents, libertaires, spontanés, ou de les dénigrer ne se comptent plus, non plus.

Leur silence durant les expulsions(1), voire même leurs propos compréhensifs par rapport à la résistance parfois « violente » envers les forces militaires nous avaient laisser à penser que les évènements leur avaient fait entrapercevoir qu’il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise résistance, mais différentes tactiques de résistance face à l’arasement de la ZAD, et une même rage partagée face aux destructions de maisons, d’arbres et à l’occupation militaire. Nous nous trompions !

Depuis quelques mois, l’ACIPA a retrouvé ses marques, aidé en cela par le « dialogue »(sic) institutionnel mené par ses alliés, par les maigres victoires juridiques, par un soutien financier énorme et inespéré dû à la mobilisation de soutien aux camarades de la ZAD, par une politique de propagande merdique des médias qui stigmatisent les zadistes et valorisent le « pacifisme » de l’ACIPA et de ses alliés.

A titre d’exemple, l’ACIPA fait pression, aidé par certain-ne-s paysan-ne-s(2), sur les camarades de la zone est de la ZAD, pour qu’ils enlèvent les chicanes de la D281. Or ces chicanes protègent les cabanes des camarades d’expulsions rapides, permettent une circulation tranquille sur cette même route et empêchent les militaires d’y passer? L’ACIPA voudrait-elle faciliter le travail des milices privées de Vinci?

Quand à un procès de camarades, un des représentants de l’ACIPA déclarent qu’ils ne « suivent pas le bon chemin »(sic), que ce sont des « incontrôlables »(sic), parce qu’ils ont osé s’approcher d’une maison murée pour apparemment y récupérer des affaires laissés lors d’une expulsion d’autres camarades…

« Le bon chemin »?… L’ACIPA en guide de la lutte juste et droite (de droite?)? « Incontrôlables » ? Heureusement !

Ce qui fait penser que l’ACIPA référence un blog bien nauséabond sur son scoop it, malgré nos emails répétés et cet article de notre part trouvable ici, participant à la diffusion des idées identitaires qui y sont diffusés. Mais peut-être que l’ACIPA ne trouve rien à y redire…

L’ACIPA connait les chemins qui mènent à la victoire et qui respectent l’ordre…

Mais l’ACIPA aurait-elle oublié que la majorité des victoires obtenus sur le terrain est dû à une résistance directe et multiforme…sur le terrain ! La mobilisation autour des expulsions a ainsi permis de repousser de 6 mois le défrichage de la ZAD et a permis de renforcer l’occupation de la ZAD (aujourd’hui de plus en plus déserté par ses habitant-e-s propriétaires qui ont majoritairement reçu leurs indemnisations!, Vinci étant propriétaire de plus de 80% de la ZAD!).

« En visant » l’ACIPA, car nous ne supportons plus l’accumulation de comportements politicien-ne-s et policiers de leur part, nous ne visons pas la mobilisation de la majorité de ses adhérent-e-s, qui ont participé à ce que le mouvement d’occupation perdure et ont participé à toutes sortes d’actions de soutien. Par cet article, nous visons le bureau de cette association qui n’a de cesse de tenter de faire la main-mise sur cette lutte, et ce par tous les moyens possibles (encore, serait-ils honnêtes…).

L’efficacité ? Quelle efficacité ?!

Nous ne croyons pas en l’unité d’une lutte lorsque cette unité se fait au prix de compromis(compromission?) au nom de l’efficacité et de l’image de ce que cela donnerait au « grand public »(sic). Doit-on s’unir avec un parti comme Debout la République, ce qui se fait à l’intérieur de la coordination des opposant-e-s, dont fait partie l’ACIPA?! Au nom de quelle efficacité doit-on s’allier avec des partis/associations qui véhiculent des idées nauséabondes ou/et se désolidarisent d’actions dites « illégales »?

Pensons aux luttes syndicales nationales par exemple où, au nom de l’unité et de l’efficacité, la lutte penche vers le compromis, le respect de l’état de droit(sic) donc de l’ordre établi, les négociations avec le pouvoir au mépris et au détriment d’actions directes, c’est à dire sans intermédiaire. Les avancées sociales et sociétales se sont réalisés majoritairement dans la rue, dans des espaces publics, lors de discussions, actions…; et non lors de tables de négociations, de décisions de justices et de débats parlementaires. Ces mêmes intermédiaires qui ont, au contraire, à chaque fois amoindri voire éteint les avancées obtenus dans la rue, et ce en échange de miettes de pain (dont se satisfont très bien les dirigeants syndicaux tout autant avides de pouvoir).

Nous ne pouvons contenir plus longtemps ce que l’ACIPA joue comme jeu dangereux. Nous allons surement nous attirer les foudres de la majorité de nos camarades, mais au mois les choses seront plus claires!

Pour une lutte directe et sans compromission !

La ZAD a besoin de tous/toute-s, sous toutes les formes de résistance directe !

Pour l’arrêt immédiat du projet d’aéroport de NDDL et de son monde !

Des membres du Collectif de Lutte Contre l’Aéroport de Notre Dame Des Landes

Le communiqué de l’ACIPA, paru dans le ouest france du 07/03/2013, à l’origine de notre article (clic droit sur l’image, puis ouvrir dans un nouvel onglet pour pouvoir lire le communiqué nauséabond de l’ACIPA) :

CCF07032013_00000

1Pour rappel, l’ACIPA a mis pas mal de temps à réagir lors des expulsions et n’a pas appelé à se mobiliser dans un premier temps. La résistance des premiers jours était avant tout constitué de camarades de la ZAD, de soutiens individuels et collectifs de l’extérieur et de membres de l’ACIPA qui n’ont pas attendu la consigne du bureau pour venir soutenir la résistance.

2Nous nous posons aussi de grosses questions à la lecture du communiqué du COPAIN 44 sur l’installation de paysan-ne-s sur la ZAD… Apparemment les zadistes ne sont pas les bienvenue-s sur les terres de la ZAD si ils ne rentrent pas dans le rang… Faudrait-il encore rappeler que deux paysan-ne-s, au maximum, n’ont pas signé la vente de leurs terres à Vinci?! Voir le communiqué du COPAIN 44 : https://zad.nadir.org/spip.php?article1352

N.B : les membres du bureau de l’ACIPA, comme d’autres apôtres de la non-violence exclusive, feraient bien de méditer cette phrase d’un de leurs apôtres de référence, nomme Ghandi :

«s’il ne reste le choix qu’entre la violence et la lâcheté, je préfère la violence»

Et de lire ce petit texte de camarades zadistes :

https://zad.nadir.org/spip.php?article861

Un complément à l’article précédent, à propos du soutien financier à l’ACIPA :

L’ACIPA surfe sur la mobilisation impressionnante qu’il y a sur la ZAD
depuis le début des expulsions en octobre.
Et n’hésite pas d’ailleurs à lancer une bière étiquetée ZAD pour son
simple profit. Nous nous doutons déjà que pas mal de gens l’achèteront en
pensant soutenir la lutte sur le terrain et les zadistes.
Or il n’en est rien puisque l’argent sert aux recours juridiques et à la
préparation de grands évènements « spectaculaires » où seront invités des
groupes de musique commerciaux, des partis politiques en tout genre et
toute sorte d’intervenants qui n’hésitent pas à cracher sur les zadistes
(ATTAC, EELV, debout la république…).
Pas un sou pour la lutte sur le terrain, pour soutenir les camarades qui
se battent au quotidien contre l’occupation militaire de la ZAD, et qui
ont permis le report des travaux de défrichement de la ZAD et de son
arasement.
Un livre de soutien à la ZAD, rempli de dessins, textes, affiches…a été diffusé il y peu, dans pas mal de librairies. Les documents présents dans le livre ont été réalisés suite à la mobilisation de solidarité avec les expulsions des camarades
occupant-e-s de la ZAD. Le bénéfices seront donc reversés aux camarades?
Et bien non, ils seront reversés à l’ACIPA et l’argent ne servira pas à
soutenir la lutte sur le terrain…
Enfin, l’ACIPA, avec le soutien de la confédération paysanne, a reçu une
belle somme suite à une vente de bières en soutien à la lutte. Mais au
final en soutien à quelle lutte. Et bien à une seule, c’est à dire à la
lutte politicienne et juridique…pendant ce temps là les camarades de la
ZAD se débrouillent avec le réseau de collectifs et d’invidu-e-s qui les
soutiennent plus particulièrement, mais qui ont beaucoup moins de moyens
de les soutenir financièrement.
Le clou du spectacle étant que l’ACIPA utilise le mot zad sur l’étiquette
de sa nouvelle bière de soutien, ce qui pourrait laisser à penser que
cette association se soucie de tous les habitant-e-s de la ZAD…
On oubliait de vous donner la définition intéressante du sigle ACIPA :
Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le
projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes… Concernée…par elle-même ça
c’est sûre…
 
La lutte business, spectaculaire et exclusive a encore de beaux jours devant elle…



SOURCE / BLOG DU COLLECTIF DE LUTTE CONTRE L AEROPORT DE NDDL

Publié dans environnement

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Geneviève_CG 12/03/2013 13:15


Non à un discours totalitaire bourré de contre-vérités


Geneviève Coiffard-Grosdoy


simple membre de l'ACIPA


(sans responsabilité dans l'association)


 


Je ne peux rester sans réagir au contenu de l'article paru sur le site de Indymédia https://nantes.indymedia.org/article/27269dont le titre est :


« L'Acipa n'hésite pas à DENONCER des camarades qui ne suivent pas le bon chemin ! »


 


Trois autres citations, car je ne peux recopier tout l'article :


« leurs tentatives de saboter des actions/projets différents, libertaires, spontanés ou de les dénigrer ne se comptent plus.


« l'Acipa voudrait-elle faciliter le travail des milices privées de Vinci ? »


« En visant l'Acipa, car nous ne supportons plus l'accumulation de comportements politiciens et policiers de leur part.... »


 


C'est clair : au delà de désaccords sur la conduite de la lutte, l'Acipa, ou du moins son bureau (sic) est non seulement traître à la lutte, mais carrément collabo (dénoncer renvoie
clairement à la délation, comportements policiers, faciliter le travail des milices... tout ceci induit bien l'idée de collaboration, les rédacteurs de l'article ne peuvent pas ne pas s'en rendre
compte!). L'accusation est posée !


 




une accumulation de contre-vérités


Celles-ci sont si grossières qu'aucun-e participant-e à la lutte ne peut se laisser abuser. Cependant, et précisément pour les non-participants, voici quelques rappels.


Sans remonter très loin dans l'historique de la lutte, on peut tout de même rredire que l'arrivée de nouveaux habitants/occupants sur la ZAD n'aurait jamais eu lieu à partir de 2008-2009 sans
l'action préalable des 'vieux paysans' historiques, de l'Acipa et de la Coordination, et de l'invitation faite à venir sur la zone pour ceux qui le souhaiteraient.


Pour les faits récents : contrairement aux affirmations de l'article, l'Acipa a appelé à se mobiliser dès le début de l'opération César, et a été entendue de nombre de ses militants, qui ont
participé à la défense des lieux de vie, affronté les CRS et autres Gardes Mobiles, apporté immédiatement un soutien logistique (vêtements, nourriture, services divers, dont le lavage du
linge...), tenu les permanences d'accueil à Notre Dame.


Des paysans ont accueilli les habitants dont les habitations avaient été détruites (à la Vache Rit pendant des semaines …) ; paysans et habitants en cœur (ACIPA ou pas) ont hébergé
les stocks de matériel pour la reconstruction, prêté tracteurs et remorques, géré les parkings pour le 17 novembre, la Festi-ZAD, participé à la construction/reconstruction. Paysans et
habitants de la Zad veillent et travaillent ensemble à Bellevue, préparent la manifestation de remise en culture le 13 avril. Toutes informations, appels relayés par l'Acipa dont la lettre
est reçue à des milliers d'exemplaires. Infatigables, les membres du bureau de l'Acipa (et d'autres, mais eux sont aux premières loges) assurent sur le terrain une présence sans faille, en
plus des centaines de réunions d'information dans toute la France, de participation à des débats, de réunions préparatoires à des actions juridiques, ou avec des élus.


La réécriture de l'histoire faite dans cet écrit (je me retiens pour ne pas dire torchon) est un scandale, je l'affirme tranquillement, en signant mes écrits, ce que ne font pas les auteurs
de ce 'texte'.




La ZAD, un territoire partagé


C'est la réalité qu'il faut reconnaître, si on veut réellement vivre ensemble. Ce partage inclut les paysans, les habitants anciens ou récents, les riverains de la Zad et autres habitants des
communes voisines, utilisateurs des routes. Il existe des solutions à rechercher ensemble, par exemple pour permettre aux tracteurs d'avoir accès aux champs quand les travaux de printemps
vont reprendre ;la libération (partielle éventuellement) des routes avec création d'un cheminement piétonnier sûr est travaillée par des personnes de différentes 'sensibilités'.
Est-ce cela 'faciliter le travail des milices privées de Vinci ?'


Toutes les avancées qui ont pu être faites dans le dialogue entre l'Acipa et DES zadistes (Les zadistes, çà n'existe pas!) sont niées ici.




un cocktail d'axiomes (c'est-à-dire de propositions non démontrées et supposées vraies, que l'on considère comme définitivement acquises dans les raisonnements ultérieurs)




Je cite :


« Pour une lutte directe et sans compromission »


« La zad a besoin de tous et toutes, sous toutes les formes de résistance directe »


C'est clair : là est l'axiome principal : il n'existe que la 'résistance directe'


Eh bien, non !


Je préfère personnellement la position de l'Acipa, plus réaliste et plus ouverte : celle des 'trois pieds' dans la lutte




l'action citoyenne, dans laquelle sont incluses toutes les actions d'information, popularisation..., mais aussi tous les actes de résistance, de défense du territoire, face
aux 'forces du désordre', comme nous avons pu les mener depuis le début de l'opération César, mais aussi avant. Nous avons dans ces dernières subi la violence, nous y avons fait face, chacun
selon ses convictions ou moyens.




L'action juridique, si décriée par vous ; pourtant nous sommes présents aux audiences diverses, des inculpés de tous les bords, pourtant nous menons la bataille auprès
des instances de France et de l'Europe pour démolir le projet, obtenir enfin son abandon !




l'action politique : quoiqu'on en ait, c'est bien une décision politique qui abandonnera le projet ; s'ouvriront immédiatement d'autres batailles, sur le devenir du
territoire préservé.


Ce positionnement des 'trois pieds' permet d'associer à la lutte un grand nombre de personnes et de moyens de lutte : car pour gagner il faut créer un 'rapport de forces' face à un
pouvoir central qui a tout l'arsenal policier, judiciaire, médiatique... à sa disposition ; cela suppose que les partisans de la lutte puissent obtenir très largement l'appui des
populations. Et cela suppose aussi (au minimum) une action collective organisée, avec respect réciproque, et prise en compte des avancées dans la lutte, dans une vision un peu dialectique.





De ce point de vue, ressortir le texte 'pacifistes que çà' https://zad.nadir.org/spip.php?article861 sans tenir compte des réactions,
échanges... qu'il a suscité ensuite est bien significatif d'une volonté d'isolement. De même, au sujet des événements du festi-carnaval dimanche (je n'y étais pas, donc je me base sur ce que
l'article en dit, et les témoignages que j'ai pu avoir) je note qu'encore une fois nous sommes traités en flics (« surveiller le carnaval »), et l'article considère que vouloir
« décompresser de cette occupation militaire » justifie toute initiative, hors agression des flics (si ce n'est l'ordinaire, leur présence bien sûr),






dan29000 12/03/2013 17:20



Nous publions ici votre commentaire malgré sa tonalité plus que désagréable : (discours totalitaire, torchon...), il semble bien néanmoins que de fortes divergences se font jour au fil des mois,
que cela soit sur place ou dans les nombreux Collectifs de soutien lancés par une force politique nationale, actuellement au gouvernement, qui lui, soutient le projet. Vu à distance, chacun est à
même de ressentir que les projets de lutte, Acipa et zadistes, sont assez différents, au-delà du refus de l'aéroport... Idem sur la question pacifisme vs violence justifiée... Mettre la poussière
sous le tapis ne sert à rien... Comme débuter un article en réponse à un autre en maniant l'invective (discours totalitaire) n'incite pas au débat...


Dan29000 pour Danactu-resistance...



farida tahi 09/03/2013 16:03


d'accord pour tout bien que je ne sois pas trés pointue dans la stratégie, je n'ai pas partagé l'article pour pour une raison je cajole mon idéalisme c'est mon revenu  maximum. On va
projeter bientôt dans la drôme "la loire c'est noire" le 6 avril une occaz un pari pour débattre échanger de pourquoi sauvegarder un territoire en voie de disparition!!!!! comme son occupant
d'ailleurs biz à toi tu es le bienvenue biensûr!

dan29000 09/03/2013 22:05



je t'invite à m'envoyer par mail des détails sur ce film et cette projection du 06, si tu veux que nous puissions y faire écho, bises à toi...



tahi farida 09/03/2013 13:25


Oui un chat est un chat, mais j'ai aussi envie de dire que cela est tellement classic.... dans la projection sur "place de la réunion" sur l'occupation du square après les expulsion du 67 rue des
vignolles entre autres le même problème c'était posée par rapport à soutenir une lutte... Peut être comme le dit l'article il faut aussi dénoncer certaine attidudes, mais plus asseoir nos
positions c'est peut être un vrai débat citoyen (bien que je n'aime pas l'expression zitoyen je veux dire) on est pas sortie de la merde mais la merde on l'emmerde, juste faire attention a ne pas
se paralyser accepter cette différence pas si partager dans le fond bien contente d'avoir lu l'article c'est vrai j'ai cliqué sur le document de l'acipa pas joli du tout même minable faut faire
attention que cela n'arrange pas les investiguateurs du projet de l'aéroport bien à toi et danactu résistance! farida

dan29000 09/03/2013 15:21



je partage ton com, mais cette histoire d'aéroport, n'est pas qu'une histoire d'aéroport, d'autant qu'elle dure depuis des années...C'est en plus un symbole du capitalisme, un symbole fort de la
vie que l'on veut nous faire mener, avec ces grands travaux inutiles, mais qui font du fric en pagaille pour les multinationales comme VINCI. En plus c'est aussi un enjeu politique, montrant que
des projets stupides et inutiles venues à l'origine de la droite, sont repris par la gauche, y compris quand elle arrive au pouvoir, et en ce moment la gauche de gouvernement, c''est le PS et
EELV...Donc au-delà de l'aéroport la bataille est très politique, y compris dans la gauche, et entre gauche réformiste et gauche radicale. Les zadistes créent depuis qq mois, une TAZ, zone
autonome temporaire, lire Hakim Bey...Cela est assez loin, d'EELV et PG bien ancrés dans l'ACIPA qui s'institutionnalise un peu...Evitons les divisions, certes, mais pas à cachant la poussière
sous le tapis...Bien à toi Farida...



TAHI FARIDA 09/03/2013 11:58


Eh bien un vrai cri de colère que personnellement j'entends bien et qui me semble malheureusement être toujours le piège des luttes au départ honorables qui sont bizutée par la suite par ceux qui
veulent le pouvoir. Une autre question se pose forcément c'est la raison pour chacun de ces luttes d'un côté certain défende "leur" propriété privé, leur outil de travail,
et de l'autre ceux qui combattent justement "La propriété privée" en général et le droit de vivre comme ils l'entendent.... Cet article à du moins l'avantage de définir les uns et
les autres... dans tous les cas je soutiens toujours la lutte contre l'aéroport après on verra ne lâchez rien les occupants zadistes!!!!! j'ai envie d'ajouter qu'un paysan est celui qui habite la
terre courage!

dan29000 09/03/2013 12:19



D'accord avec toi Farida, il est vrai depuis le début que ceux qui résistent à ce projet d''aéroport sont très très différents les uns des autres...Mais là, l'ACIPA dépasse les bornes et il est
clair que EELV, notamment dans les collectifs de soutien créés un peu partout dans l'hexagone, joue une carte très politique vis à vis de ses alliés socialistes au gouvernement. Lequel
gouvernement avec Ayrault soutient pourtant le projet avec le PCF ! Cela se nomme de la politique politicienne et c'est assez pitoyable, d'ailleurs pas mal de militants se sont retirés de ces
collectifs trop orientés EELV...Mais la lutte continue comme tu le dis...Mais appelons quand même un chat, un chat...