Notre Dames des Landes : L'Union syndicale Solidaires 29 soutient la résistance de la ZAD

Publié le par dan29000

L’Union Syndicale Solidaires du Finistère est résolument engagée dans la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et tient à exprimer sa totale solidarité à celles et ceux qui luttent aujourd’hui sur place et qui doivent faire face à une répression policière inadmissible.

 



Pour Solidaires ce projet de grand travaux couteux et inutile est d’un autre temps et c’est pourquoi il devient de plus en plus le symbole d’un monde en crise profonde et des résistances qui opposent des alternatives de vie à des projets
mortifères.

 

Tout y est, accaparement et bétonnage de 2000 hectares de terres agricoles, destruction du bocage, des zones humides et de la biodiversité, le tout orchestré au profit la multinationale du BTP qu’est Vinci, qui sait si bien vendre
à l’état et aux collectivités territoriales des projets qui sous couvert d’aménagement du territoire crée la confusion entre intérêts publics et privés.


Tout le monde sait que le bocage et les zones humides qui seront détruits abritent une biodiversité exceptionnelle et sont essentiels pour notre approvisionnement en eaux de qualité. La France perd tous les 7 ans l’équivalent d’un département en terres cultivables, n’est-il pas temps de stopper un processus dangereux pour notre sécurité alimentaire ?


Vinci annonce que la construction de Notre Dame des Landes coutera 561millions, mais nous savons tous qu’avec les raccordements ferroviaires et routiers qui suivront, et qui eux seront à la charge des collectivités territoriales, le montant total de la facture s’élèvera à près d’un milliard d’euros, soit près du budget annuel de notre région.

 

Pour l’année 2013 la Région Bretagne va s’engager pour plus de 28,5 millions d’euros, pour commencer…


Comme l’a démontré le cabinet d’expertise hollandais …. La rentabilité d’un tel projet est loin d’être assuré. Et il risque d’accumuler les déficits qui seront à la charge des collectivités publique. A l’heure de l’accroissement de la
dette et des restrictions budgétaires, il semble absurde de dépenser des centaines de millions d’euros pour un projet dont la viabilité économique est si incertaine.


Les éléments d’analyse sur lesquels a été fondé ce projet se révèlent chaque jour un peu plus erronés et surtout la capacité de l’aéroport actuel largement sousévaluée.Comme l’a démontré une association de pilotes de lignes.


En 2011 Nantes atlantique a reçu 3,2 millions de passagers avec 60 800 mouvements, pour une surface plus grande que celle par exemple de l’aéroport de Londres-Gatwick, qui lui en a reçu 31 millions de passagers pour 280 000
mouvements.


D’autres exemples parmi tant d’autres : Genève. Cet aéroport a reçu l’année passée plus de 12 millions de passagers avec une seule piste, des contraintes de proximité urbaine et une plate-forme aussi grande que Nantes.


Le premier prix au championnat du monde du genre revient à San Diego en Californie : une seule piste, plate-forme beaucoup plus petite qu’à Nantes, des contraintes incroyables d’environnement et d’interdictions de nuit : 18
millions de passagers l’année passée. Cinq fois plus que Nantes Atlantique.


Ce projet, conçu il y a plus de quarante ans, hors crise énergétique, hors crise climatique, hors crise alimentaire, hors crise financière, hors développement d’autres moyens de transport internes que l’avion, alors qu’aujourd’hui la
globalisation est en crise et que l’avenir de nos sociétés est aujourd’hui à la relocalisation des activités et un nouveau mode de développement.


Heureusement face à un tel projet destructeur, une résistance locale n’a cessé de dénoncer le projet et de produire une expertise attestant son irrationalité économique, sociale, environnementale.

 

Le conflit prend désormais une dimension nationale et internationale, qui n’échappe à personne surtout pas en Bretagne terre de résistance heureuse comme au Pellerin et à Plogoff et bien sur nous avons en mémoire le conflit des paysans du Larzac pour défendre leurs terres.


Au-delà des différences d’époque et de contexte, ces luttes ont en commun une résistance contre des décisions politico-administratives et une fuite en avant dangereuse.

 
À partir de l’occupation de quelques hectares de bocage nantais, les opposants à l’aéroport se réapproprient des espaces voués à être bétonnés, privatisés, fermés et contrôlés. Ce faisant, ils posent des problèmes globaux, aussi bien dans leur résistance qu’à travers l’expérimentation de pratiques alternatives.


Combattre les dérèglements climatiques, préserver les terres cultivées, relocaliser les productions, réduire notre empreinte écologique, sortir des logiques productivistes et prédatrices sont autant d’exigences globales qu’ils
font vivre et expérimentent au quotidien.


Pour Solidaires 29, l’aéroport de Notre Dame des Landes est bien un « grand projet" , mais inutile et imposé . Il doit donc être abandonné.

Publié dans environnement

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