Noyal sur Vilaine : encore un suicide d'un postier en Ille et Vilaine

Publié le par dan29000

Encore un suicide d’un postier en Ille et Vilaine. Un facteur de Noyal sur Vilaine met fin à sa vie !

mardi 29 mai 2012, par rennes info


Sud PTT 35

 

Ce week-end, un facteur qui travaillait au centre du courrier de Noyal sur Vilaine s’est suicidé par pendaison à son domicile.

Les raisons d’un suicide sont toujours complexes et il convient d’être prudent.

Si ce collègue pouvait avoir des difficultés personnelles et familiales, nous savons aussi qu’il avait des difficultés dans sa « vie au travail » :
- Refus de lui accorder les congés auxquels il avait droit
- Demande de changement de service ( Plate forme de Courrier de Rennes Nord) qui s’éternisait sans raison apparente.

Le syndicat Sud-PTT d’Ille et Vilaine et ses représentants au CHS-CT de la direction opérationnelle territoriale Courrier (DOTC) de Haute Bretagne ont exigé la tenue d’un CHS-CT extraordinaire dans les plus brefs délais.

La direction de La Poste dit qu’elle organise un « grand dialogue social » suite aux suicides de Jérémy Buan et de Brigitte (collègue du centre financier de Paris).

Nous estimons que le dialogue social sera une réalité à partir du moment où :
- La direction de La Poste respecte de la législation du travail, en matière de RTT, congés annuels, etc..
- La direction de La Poste respecte les instances représentatives du personnel. Par exemple, il faut observer que ce n’est que très tardivement (le 20 mai dernier) que l’enquête du CHS-CT sur le suicide de Jérémy Buan (février 2012) a commencé, retardée par l’obstruction systématique du directeur de la DOTC
- La direction de La Poste respecte la réglementation en matière de régimes de travail, La Poste se faisant condamner pour ne pas avoir payé les heures réelles effectuées par les facteurs (dépassement de la durée hebdomadaire)
- La direction de La Poste arrête des réorganisations incessantes, notamment à la distribution du courrier en prétextant une baisse imaginaire du trafic.

Ce n’est qu’à ces seules conditions qu’un dialogue social pourra commencer et que le « mal-être » au travail sera endigué.

Rennes le 29 mai 2012

Le secrétaire départemental

S. Bourgin

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