Nucléaire : Castor, le train d'enfer va traverser la France d'ouest en est

Publié le par dan29000

 

 

 

 

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Réseau "Sortir du nucléaire" | Communiqué 29 octobre 2010



Les 5 et 6 novembre prochains, un train convoyant des déchets nucléaires vitrifiés allemands va traverser la France d’ouest en est, puis une partie de l’Allemagne. Onze conteneurs, également appelés CASTOR, transporteront des déchets de très haute activité « retraités » à l’usine Areva de la Hague. Acheminés en camion de la Hague à Valognes depuis le 25 octobre, ils quitteront la Manche vendredi 5 novembre pour être transportés, en train, jusqu’en Basse-Saxe. À l’arrivée, ils seront à nouveau chargés sur des camions, pour rejoindre le site de Gorleben où ils seront entreposés, en attente d’un stockage définitif. Ce « train d’enfer » constituera le transport le plus radioactif connu à ce jour dans le monde. En réaction, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à une mobilisation la plus large possible et publie les horaires de ce train (téléchargez les horaires par le lien internet en bas de ce communiqué).

Ce transport comporte des risques, il est pourtant tenu secret

Les rayonnements radioactifs émis par les onze conteneurs « CASTOR » entraînent un risque d’irradiation des cheminots et des riverains. Comme tout transport de matières radioactives, ce convoi présente également des risques en terme de sûreté et de sécurité. Et pourtant, les autorités ne fournissent aucune information sur ce type de transport. Elles taisent également sa dangerosité pour les riverains, la population et les salariés impliqués.

Retraiter les déchets : une fausse bonne idée !

Le retraitement des déchets nucléaires est directement responsable de la concentration phénoménale de radioactivité de ce convoi. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", « dans l’usine de retraitement de la Hague, en « recyclant » les déchets, Areva, en réalité, ne fait qu’augmenter la contamination environnementale, les risques de prolifération de l’arme atomique, et le volume de déchets radioactifs. Pour une tonne retraitée, environ 65 m3 de déchets sont produits. Retraiter les déchets nucléaires n’est donc pas une solution. C’est un choix politique qui a été fait pour laisser croire que l’on savait quoi faire de ces déchets ingérables... ».

Ni à la Hague, ni à Gorleben : aucune solution satisfaisante n’existe aujourd’hui pour la gestion des déchets radioactifs

Si la Hague n’est pas un lieu de stockage satisfaisant, Gorleben ne l’est pas davantage. Ces déchets nucléaires allemands doivent retourner sur leur lieu de production. Le nucléaire est un choix dont les conséquences morales, financières et environnementales doivent être supportées par les entreprises concernées. Ces déchets doivent donc logiquement retourner à l’envoyeur : les entreprises allemandes EON, RWE, Vattenfall et EnBW. Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu’il n’existe "aucune solution pour les déchets nucléaires : il ne faut surtout pas les enfouir, et il faut arrêter d’en produire ! La sortie du nucléaire est possible rapidement, par les économies d’énergie, la sobriété énergétique et le recours aux énergies renouvelables ».

Le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise et publie les horaires du train

Afin de faire toute la lumière sur ce type de transport, et de dénoncer l’impasse que constitue le recours à l’électricité d’origine nucléaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise. Nous appelons à des mobilisations tout au long du trajet. En partenariat avec Greenpeace, nous organisons des rassemblements dans six grandes villes : Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy et Strasbourg. Nous publions également conjointement les horaires du transport.


Télécharger les horaires du train d’enfer sur le site du Réseau "Sortir du nucléaire"

ICI

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