Nucléaire : Contamination d'un agent à Dampierre-en-Burly et déclaration tardive

Publié le par dan29000

nucleaire-stop.pngLe 28 mai 2011, un agent d’une entreprise prestataire a été contaminé au niveau de la nuque lors de travaux effectués dans le cadre de la visite décennale du réacteur n° 1 de la centrale de Dampierre-en-Burly. L’incident n’a été déclaré qu’en mars 2012. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a porté plainte.

 

 

 

La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly est située en Région Centre, dans le département du Loiret, à environ 60 km au sud-est d’Orléans et à environ 10 km à l’ouest de Gien. Elle comporte quatre réacteurs à eau pressurisée d’une puissance unitaire de 900 MW et est exploitée par EDF.

Le 28 mai 2011, alors qu’il effectuait un tir radiographique sur des circuits devant faire l’objet de contrôles pendant la visite décennale du réacteur n° 1 qui s’est déroulée du 7 mai au 13 août 2011, un sous-traitant a été contaminé au niveau de la nuque.

En effet, au premier point de vérification implanté à la sortie de la zone contrôlée, une contamination localisée au niveau de la nuque a été détectée sur la peau de l’intervenant.


Une contamination importante déclarée tardivement


Pour les travailleurs susceptibles d’être exposés aux rayonnements ionisants lors de leur activité professionnelle, les limites réglementaires de doses sont, pour douze mois consécutifs, de 20 millisieverts (mSv) pour le corps entier et de 500 mSv pour la peau et les extrémités du corps.

L’intervenant n’aurait pas présenté de contamination interne et la limite réglementaire de dose pour le corps entier n’aurait pas été dépassée. Cependant, sur la base du temps d’exposition maximal de l’agent, le médecin du travail du site de Dampierre a évalué la dose reçue au niveau de la peau à 194 mSv, soit à une dose supérieure au quart de la limite réglementaire annuelle.

Malgré l’importance de la contamination subie par l’intervenant, l’évènement n’a été déclaré que le 2 mars 2012 (plus de neuf mois après sa survenance) suite à un défaut de communication et d’organisation entre le service médical et le service prévention des risques de la centrale de Dampierre. Cette déclaration tardive constitue un délit au sens de l’article L 596-27 V du Code de l’environnement.

 


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a déposé une plainte le 13 juillet 2012.

 

En savoir plus : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Dampierre-contamination


 

Marie Frachisse - Coordinatrice des questions juridiques

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