Paris cinémathèque : une grande exposition Stanley Kubrick

Publié le par dan29000

 

 

 

Présentation de l'exposition

Par Christiane Kubrick, Jan Harlan & Hans-Peter Reichmann

Dans la préface du catalogue officiel, Christiane Kubrick, Jan Harlan et Hans-Peter Reichmann évoquent la genèse de cette exposition et reviennent sur la figure de Stanley Kubrick.

Au cours des 43 années durant lesquelles nous avons été mariés, nous n’avons jamais évoqué ce que nous ferions des effets personnels si l’un de nous venait à disparaître. (…) La suggestion du Deutsches Filmmuseum de monter une exposition qui, après Francfort et Berlin, voyagerait dans le monde entier, a été l’occasion de m’atteler à cette tâche et de rendre hommage à Stanley par la même occasion. L’objectif était de sélectionner les éléments qui mettaient le mieux en valeur l’implication de Stanley dans tous les aspects de la réalisation d’un film. (…)

Christiane Kubrick
Actrice d’origine allemande, Christiane Kubrick épouse Stanley Kubrick en 1958. Elle est l’interprète de la chanson allemande dans Les Sentiers de la gloire et signe certaines peintures et sculptures des décors des films Orange mécanique et Eyes Wide Shut.

Cette idée m’a semblé étrange au premier abord. Exposer tout le matériel technique de Stanley, ses projets, ses notes, ses photos ? Cela ne me semblait pas correct d’un point de vue éthique et cela aurait d’ailleurs été impensable de son vivant. Mais après avoir mûrement réfléchi et discuté avec Christiane Kubrick, il m’est apparu possible de respecter sa vie privée, tout en révélant ses archives professionnelles pour le bénéfice du plus grand nombre, rendant ainsi hommage à ce grand cinéaste. (…) Surmonter les obstacles, c’était l’une des passions qui pimentaient sa vie, et même un trait de sa personnalité. Je songe à la phrase de Jean Cocteau : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Stanley avait la même philosophie. Nous avons donc entrepris l’impossible. Nous étions en possession d’une grande quantité de matériaux bruts disséminés dans plusieurs endroits, en Angleterre et aux Etats-Unis. (…) Il n’y aurait eu aucun intérêt à exposer tout ceci à moins de parvenir à le rendre pertinent et à susciter l’enthousiasme du visiteur, de manière à ce qu’il regarde les films de Stanley - à nouveau ou pour la première fois.

Jan Harlan
Assistant-réalisateur en 1957 sur le film Les Sentiers de la gloire, Jan Harlan devient le beau-frère de Stanley Kubrick qui a épousé sa soeur Christiane Harlan et, à partir de Barry Lyndon en 1975, il est le producteur exécutif de tous ses films. En 2001, il réaliste le documentaire Stanley Kubrick, A Life in Pictures.

On utilise beaucoup de superlatifs pour parler de Stanley Kubrick et de son oeuvre. Très peu de ses contemporains l’ont rencontré réellement. Ceux qui l’ont côtoyé ont souvent été mis à rude épreuve, mais ils demeurent pleins d’admiration pour lui. (…) Stanley Kubrick était autodidacte, lisait énormément, faisait des recherches approfondies et remettait tout en question. Il élaborait des projets, qu’il abandonnait ensuite ou redéfinissait selon sa propre vision, unique et incomparable. En tant que metteur en scène et producteur, Kubrick a créé des mondes d’images qui, jusqu’à ce jour, exercent une fascination sans faille et continuent d’inspirer et de déranger le spectateur. (…) Le plus remarquable dans l’exposition est l’interaction des matériaux bruts, décors, documents d‘archives, photographies et équipements techniques, avec les installations qui restituent l’atmosphère et les thèmes de chaque film. En outre, l’interdisciplinarité de l’exposition attire l’attention sur l’influence des beaux arts, du design et de l’architecture dans les adaptations visionnaires de Kubrick, et permet au visiteur de vivre en trois dimensions l’univers cinématographique de l’un des grands artistes du XXe siècle.

Hans-Peter Reichmann
Directeur des expositions du Deutsches Filmmuseum et Commissaire de L’Exposition Stanley Kubrick, Hans-Peter Reichmann a aussi été, entre autres, commissaire des expositions Marlene Dietrich (1998) et Klaus Kinski (2001).

Stanley Kubrick l'exposition

Exposition du 23 mars au 31 juillet 2011

Semaine (sauf fermeture mardi) :
- De 12h à 19h
- Nocturne le jeudi jusqu’à 22h

WE, jours fériés* et vacances scolaires  **
- De 10h à 20h
* sauf le 1er mai = fermé
* * Du 9 au 25 avril et du 2 au 31 juillet

Tarifs de l’exposition 

- Plein Tarif : 10€*
- Tarif Réduit :  8€*
- Moins de 18 ans : 5€*
- Forfait Atout Prix : 7€
- Carte Cinétudiants : 7€
- Libre Pass : Accès libre
- Audioguide : 3 €

* Plus 1 € pour les préventes sur internet

Audioguide : location sur place 3 €(1.99€ téléchargement sur itunes)

Forfaits

- Exposition + Film ou Exposition + Musée ! 12 €*
* Plus 1 € pour les préventes sur internet

Le forfait Exposition + film est en vente uniquement aux guichets de la Cinémathèque

Les projections et conférences

L’imposante exposition Stanley Kubrick sera accompagnée d’une intégrale de ses films, d'un cycle "Autour de Kubrick" qui montrera comment l’oeuvre du cinéaste a
pu imprégner subtilement certains films, mais aussi de nombreuses conférences et tables rondes.

 

Intégrale Stanley Kubrick

Du 23 mars au 18 avril 2011

La Cinémathèque française présente l’intégralité de ses films. Grand démiurge du cinéma, Kubrick a construit une oeuvre qui semble à première vue composée d’éléments hétérogènes : film noir (L’Ultime Razzia), science-fiction (2001 : l’Odyssée de l’espace), anticipation sociale (Orange mécanique), reconstitution historique (Barry Lyndon), épouvante (Shining), film de guerre (Full Metal Jacket). Mais tous ces titres, quel que soit leur genre d’appartenance, constituent une réflexion visionnaire, profonde et désabusée, sur l’Homme, ses rapports avec la science et la technique, son évolution et son identité même.

 

Autour de Kubrick

Du 20 avril au 2 mai 2011

Il peut paraître paradoxal, voire totalement illusoire, de penser que le cinéma de Kubrick a engendré une descendance digne de ce nom. Chacun de ses films semble plutôt avoir constitué le moment ultime, indépassable, d’un genre dont il aurait désormais clos l’évolution. Que peut être la descendance d’une oeuvre dont on soupçonne l’auteur d’avoir eu l’ambition d’en finir avec toute idée de descendance ? Il ne s’agira donc pas de valider scientifiquement l’existence d’un cinéma « kubrickien », pendant ou après Kubrick, mais plus modestement de supposer que l’oeuvre de l’auteur de Shining a pu imprégner subtilement certains films, a finement déterminé l’évolution de certains cinéastes marqués par les images ou la philosophie personnelle du réalisateur, a, plus modestement, dialogué avec d’autres films...

 

 

 

Source : Cinémathèque française

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Mitsuko 28/03/2011 08:16



Bonjour Dan,


Je me ferais bien cette exposition-là ... Stanley Kubrick ... quand même !!!


Jusqu'au 31 juillet ... ça peut le faire ...


Bon lundi à toi, Dan. Bises.


Mitsuko



dan29000 28/03/2011 10:15



yes , very tentant, mais c'est loin, je vais me contenter de revoir 8 de ses meilleurs sur les 12 en dvd at home !!! bon lundi