Paris, Pinacothèque : le voyage imaginaire d'Hugo Pratt

Publié le par dan29000

 

 

affiche-du-voyage-imaginaire-d-hugo-pratt_42765_w250.jpgHugo Pratt

À la Pinacothèque de Paris, du 17 mars 2011 au 21 août 2011

Le Voyage imaginaire d'Hugo Pratt

 

La Pinacothèque de Paris accueille, du 17 Mars au 21 Août 2011, une exposition des œuvres d’Hugo Pratt. A travers cette grande rétrospective, le public pourra découvrir toute l’étendue du talent du créateur de Corto Maltese.

 

Cette exposition présente plus de cent cinquante aquarelles, pour la plupart peu connues du grand public, ainsi que des planches historiques, notamment la totalité des cent soixante-quatre planches de la mythique Ballade de la mer salée. Depuis la rétrospective du Grand Palais en 1986, c’est la première fois que Paris accueille une exposition consacrée à l’œuvre de cet artiste hors norme, considéré comme l’inventeur de la bande dessinée littéraire.

 

La vie d’Hugo Pratt est un véritable roman marqué par une généalogie qui brasse différentes cultures. Son existence et son travail sont influencés par sa culture littéraire –Robert Louis Stevenson, Joseph Conrad, Herman Melville, Jack London, Ernest Hemingway ou encore Antoine de Saint-Exupéry, auquel il consacre un album à la fin de sa vie: Le Dernier Vol– en même temps que par ses voyages aux quatre coins de la planète.

 

En 1967, après un périple aux Caraïbes, Hugo Pratt crée La Ballade de la mer salée, qui marque la première apparition de Corto Maltese. C’est une véritable révolution dans le neuvième art: jamais l’art du conteur et celui du narrateur n’avaient été à ce point unis.

 

 


Les tarifs

 

Le billet simple

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Groupes

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Groupes de 7 à 20 personnes avec conférenciers

 

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*Tarif réduit (sur présentation d'un justificatif) De 12 à 25 ans, étudiants, demandeurs d'emploi (justificatif daté de moins d'un an), famille nombreuse, carte Améthyste et Emeraude, maison des artistes, carte de priorité pour personne handicapée, guides et conférenciers, professeurs d'arts et d'arts plastiques.

Gratuité (sur présentation d'un justificatif) Moins de 12 ans, journalistes, ICOM, RSA, ASS et minimum vieillesse, guide conférenciers et professeurs ayant une réservation de groupe, carte d'invalidité.

 

Source : LA PINACOTHEQUE

 

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Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt

     


 
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  Il y a une malédiction Hugo Pratt, du moins à Paris. Depuis l'exposition au Grand Palais en 1985, l'oeuvre du dessinateur de BD italien (1927-1995) est demeurée invisible dans la capitale, quand dans le même temps fleurissaient des rétrospectives à Venise, Sienne, Lausanne, et à Cherbourg en 2009. La Pinacothèque vient de conjurer le sort... in extremis.

Prévue en juin, l'exposition a dû être avancée de trois mois pour remplacer « Les masques de jade mayas », victime de la brouille franco-mexicaine. Pas facile, surtout lorsque les vitrines sont déjà installées et que, faute de temps, il faut renoncer à encadrer les quelque cent trente pièces présentées. Malgré ces augures peu propices, ce « Voyage imaginaire » est une jolie réussite. Construite autour de thèmes chers à Pratt - « désert », « îles et océan », « villes », « femmes », « militaires » -, l'exposition se déploie nonchalamment sur deux niveaux et invite le spectateur à prendre son temps et se laisser porter au hasard des rencontres, à l'image de son personnage fétiche, Corto Maltese. De coupe, de face, de profil, allongé, en couleurs ou en noir et blanc : le beau marin énigmatique est au centre de l'exposition. Une salle entière accueille même pour la première fois l'intégralité des planches originales de La Ballade de la mer salée, un album sorti en 1967, où il apparaît pour la première fois.

Autre fil d'Ariane de ce « Voyage imaginaire », les aquarelles. Fasciné par cette technique qu'il étudia à Londres à la Royal Academy au début des années 1960, Pratt ne cessa sa vie durant de la perfectionner. « En bon Vénitien, je fais toujours confiance à l'eau », avait coutume de dire cet ogre. Dépouillées, lumineuses, ses toutes dernières oeuvres lui donnent pleinement raison.

 

 

Stéphane Jarno

Telerama n° 3197 - 23 avril 2011
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