Paris, Sciences Po, deuxième nuit d'occupation : pas de patrons dans nos facs

Publié le par dan29000

solidaires.jpgCommuniqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s : deuxième nuit d’occupation


 

Deuxième occupation de Sciences Po


Une deuxième nuit d’occupation commence en Boutmy, l’amphi emblématique de Sciences Po Paris. Le mouvement des étudiant.e.s et personnels de l’IEP demandant notamment la démission de Jean-Claude Casanova, président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, s’y poursuit, et grandit : environ 250 étudiant.e.s et personnels y sont en ce moment réuni.e.s. Il entre de fait dans une deuxième phase : en effet, ce matin, le conseil de direction de l’IEP a désigné comme directeur M. Mion, à 15 voix contre 14. Alors que l’AG avait demandé que se déroule un débat public entre les candidats à la direction avant cette désignation, et que leurs dossiers soient communiqués aux élu.e.s des conseils, les élu.e.s de l’Unef ont accepté de prendre part au vote sans que ces revendications soient respectées. L’action décidée hier soir, et entérinée par le second point de la motion adoptée par l’AG hier soir, revêt un caractère encore plus important : nous appelons très largement à rejoindre les étudiant.e.s et personnels en lutte de l’IEP pour bloquer le conseil d’administration de la FNSP, afin d’empêcher qu’il se prononce sur la désignation d’un nouvel administrateur.

Nous nous réjouissons de voir que les étudiant.e.s et personnels occupant ce soir l’amphi Boutmy poursuivent leur mobilisation et réagissent massivement à la façon scandaleuse dont est menée la procédure de désignation du nouveau directeur de l’IEP et nouvel administrateur de la FNSP. Cependant, le cadre de revendications adopté demeure à nos yeux encore bien trop limité. Limité, d’une part, parce que ne critiquant pas suffisamment ni la dualité des statuts de Sciences Po, ni son caractère de grande école et sa contribution à la reproduction des élites nationales. Limité, d’autre part, parce qu’ignorant l’actualité des contre-réformes frappant le reste de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous notons également que si les médias relaient très largement ce mouvement, les mobilisations contre le projet de loi Fioraso qui ont eu lieu cette semaine dans les facs ne jouissent pas d’une tribune comparable. Nous estimons donc qu’il est urgent de retourner cette obsession médiatique qui entoure les guéguerres de Sciences Po pour transformer ce mouvement en tribune large contre les modèles néolibéraux de gouvernance de l’enseignement supérieur. Sciences Po incarne en effet le modèle « d’autonomie » vendu aux facs depuis le processus de Bologne, et il n’est pas anodin que le scandale des méthodes de gouvernance néolibérales appliquées à l’enseignement supérieur y éclate en premier. Nous appelons donc très largement à rejoindre l’AG nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se tiendra samedi 2 mars à l’Inalco.


Sciences Po n’est pas hors du monde ! Nous appelons donc largement à rejoindre l’action de vendredi 1er mars : soyons nombreux.ses avec les étudiant.e.s et personnels en lutte devant le CA, empêchons qu’il se prononce ! Casanova dégage ! Pas de patrons à Sciences Po, pas de patrons dans nos facs !

 

le 28 février

 

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/communiques/communiques-unitaires/article/deuxieme-occupation-de-sciences-po

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