Pays basque : 124 élus en soutien à Daniel Derguy, contre son extradition

Publié le par dan29000

 

Euskal Herria & mandat d’arrêt européen : les élus soutiennent Daniel Derguy


 


de : lo beret liure

 

Les élus avec Daniel Derguy (lejpb)

http://www.lejpb.com/paperezkoa/201...

 

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Askatasuna informe qu’un texte de soutien à Daniel Derguy a été signé par 124 élus. Les députés européens tels François Alfonsi et José Bové, le député Jean Lassalle, les conseillers régionaux Martine Alcorta, Alice Leiciagueçahar et François Matia, les conseillers généraux Kotte Ecenarro, Alain Iriart, Arnaud Villeneuve font partie de la liste à laquelle s’ajoutent 24 maires et 91 adjoints aux maires et conseillers municipaux du Pays Basque.

Ils demandent au gouvernement français l’abandon des poursuites à l’encontre de D. Derguy, l’arrêt de l’utilisation du MAE à des fins politiques, et son implication dans la recherche d’une solution au conflit politique en Pays Basque. Le texte rappelle la mobilisation massive des élus à l’encontre d’Aurore Martin. Il dénonce l’utilisation arbitraire du mandat d’arrêt européen “utilisé par la France et l’Espagne pour extrader des militants accusés de faits de nature strictement politique”. Parlant de “l’échec retentissant de l’arrestation d’Aurore Martin”, ils estiment que le nouveau mandat d’arrêt européen visant D. Derguy, remis en liberté conditionnelle en 2008 après avoir purgé sa condamnation, mais toujours avec l’interdiction de séjourner en Pays Basque, “est ressenti comme une injustice et un acharnement à l’encontre de D. Derguy. Il s’est installé à Cahors et offre toutes les garanties de représentation, respectant les règles du contrôle judiciaire auquel il est soumis. Il vient de racheter une entreprise de meubles après en avoir exercé la gérance pendant 2 ans. Le 27 juillet prochain, le tribunal d’Agen aura à se prononcer sur cette demande d’extradition qui repose sur des faits qui se seraient produits en 1994, il y a près de 17 ans. En droit français, ces faits sont prescrits. Le caractère politique de la procédure et la volonté des gouvernements espagnol et français de vouloir créer un précédent ne font aucun doute”. Les élus rappellent que les électeurs du Pays Basque ont largement soutenu la dynamique de dialogue amorcée en Pays Basque à la suite du cessez-le-feu proclamé par l’ETA : “Alors que l’évolution politique du Pays Basque nécessite des signes d’apaisement, le mandat d’arrêt européen émis envers D. Derguy est une provocation grave et va totalement à l’encontre du processus amorcé. Les conséquences d’une remise de D. Derguy aux autorités espagnoles seraient dramatiques à tous les points de vue. L’implication de chacun est primordiale”.

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L’ancien militant basque fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen (MAE) lancé par l’Espagne.

Le Comité de soutien aux prisonniers basques Askatasuna a rendu publique une motion signée par 124 élus. "Alors que l’évolution politique du Pays basque nécessite des signes d’apaisement, le mandat d’arrêt européen émis envers Daniel Derguy est une provocation grave et va totalement à l’encontre du processus amorcé", précise la motion.

Parmi les signataires, se trouvent les députés européens écologistes José Bové et François Alfonsi, le député Jean Lassalle (Modem), des conseillers régionaux et généraux d’Aquitaine et plus d’une centaine d’élus basques.

Le texte dénonce "l’utilisation arbitraire" de la procédure du MAE "maintes fois utilisée par la France et l’Espagne pour extrader des militants accusés de faits de nature strictement politique".

Daniel Derguy, soupçonné par les autorités espagnoles de "délits de terrorisme" remontant à plus de 17 ans, a été arrêté le 6 juillet à Cahors. Le tribunal d’Agen, qui a placé le prévenu en liberté sous contrôle judiciaire le 13 juillet, doit se prononcer le 27 juillet sur sa remise éventuelle aux autorités judiciaires espagnoles.

Considéré comme l’un des chefs de l’ETA en France, Daniel Derguy avait été arrêté en 1996 puis emprisonné à la suite de trois condamnations par la justice française à dix ans de prison pour ses activités au sein de l’ETA. En liberté conditionnelle depuis 2008, il vivait à Cahors.

http://aquitaine.france3.fr/info/pa...

 

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