Pays basque : soutenir Aurore Martin est une priorité pour nous tous

Publié le par dan29000

 

 

La militante basque Aurore Martin décide de «sortir de la clandestinité»

 

La militante basque Aurore Martin lors d'une conférence de presse de Batasuna, le 24 novembre 2010

La militante basque Aurore Martin lors d'une conférence de presse de Batasuna, le 24 novembre 2010 à Pau. (© AFP Gaizka Iroz)

 

 

La militante basque française Aurore Martin, devenue un symbole pour les autonomistes du Pays basque, a décidé de défier les autorités judiciaires françaises et espagnoles en annonçant vendredi sa décision de sortir de la clandestinité où elle s’était réfugiée pour échapper à son transfert en Espagne.

«J’ai pris la décision de sortir de la clandestinité et de recommencer une vie publique normale, dans les jours qui viennent je serai (au) Pays Basque», a déclaré dans une interview à l’AFP la militante qui vit cachée depuis la validation par la Cour d’appel de Pau, le 23 novembre dernier, du mandat d’arrêt européen émis à son encontre par Madrid pour «participation à une organisation terroriste».

La jeune militante, âgée de 31 ans, avait déjà nargué les autorités politiques et judiciaires françaises en annonçant sa candidature aux élections cantonales en janvier dernier, alors qu’elle vivait dans la clandestinité, sur une liste de coalition des principaux partis autonomistes abertzale (patriotes, en langue basque).

Membre de l’une des formations de cette coalition - le parti indépendantiste radical Batasuna -, Aurore Martin a bénéficié de nombreux soutiens dans le monde politique et associatif, indignés par la perspective d’un transfert en Espagne motivé par des activités politiques qu’elles a menées dans ce pays en 2008 au titre de son parti.

«Certes je serai probablement livrée à Madrid»

Batasuna est une formation autorisée en France mais interdite en Espagne pour ses liens présumés avec le groupe indépendantiste armé ETA.

«Certes je serai probablement livrée à Madrid, mais nous avons créé les conditions de mettre un réel frein ou coup d’arrêt à la dérive répressive de l’Etat français», a souligné Aurore Martin.

Le «cas» Aurore Martin, premier cas d’un militant basque de nationalité française dont la justice a validé le transfert aux autorités espagnoles, a propulsé sur le devant de la scène le débat sur le mandat d’arrêt européen utilisé dans un contexte de militantisme politique.

Un Collectif Pays basque contre le mandat d’arrêt européen avait présenté à Bayonne, le 25 mai, un «manifeste» demandant l’abrogation de cette législation jugée «liberticide», et soulignant le cas d’Aurore Martin comme exemplaire d’une utilisation abusive de cette législation européenne.

Ce document était accompagné de la liste des 120 premiers signataires parmi lesquels les députés Verts européens José Bové, François Alfonsi et Catherine Grèze, plusieurs députés socialistes et les présidents des principales organisations françaises et européennes des droits de l’Homme.

La militante sait pouvoir compter sur ces mouvements de solidarité: «le nombre et la diversité des soutiens reçus (au) Pays basque, et en dehors, créent les conditions de mon retour. Il me semble que nous avons gagné la bataille politique contre mon mandat d’arrêt européen, la bataille de l’opinion publique», assure-t-elle à l’AFP.

L’entourage d’Aurore Martin et ceux qui lui ont apporté leur soutien, parmi lesquels un grand nombre d’élus basques, imaginent les autorités françaises plutôt embarrassées à la perspective de voir la militante aller et venir aux yeux de tous.

Son éventuelle arrestation, jugée «inévitable» par un magistrat contacté par l’AFP, risque en effet de provoquer une vague de protestation. Les proches de la militante n’avaient d’ailleurs observé, au cours des derniers mois, aucun déploiement policier pouvant donner à penser qu’elle était activement recherchée.

Le «manifeste» appelle a une importante journée de mobilisation contre le mandat d’arrêt européen, à Biarritz, le 18 juin. Aurore Martin pourrait bien mettre à profit cette mobilisation pour reparaître au grand jour.

(Source AFP)

Source : Libération

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Mitsuko 06/06/2011 16:49



Il faut, dans tous les cas, la soutenir le plus possible ... c'est indispensable, pour elle et pour les autres mais surtout pour Aurore ... c'est une
évidence, non ???


Bon lundi. A bientôt. Bises.


Mitsuko



dan29000 06/06/2011 17:03



Oui, c'est vrai et je pense qu'elle va être soutenu bien au-delà du pays basque car la lutte contre ce mandat européen devrait être une priorité, Bonne journée