Pico y pala, festival de cinéma argentin et mobilisations sociales

Publié le par dan29000

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Où serons-nous ?

Lundi 5 avril // Ouverture du Festival au Théâtre de Verre, 17 rue de la Chapelle, Paris 18e //

Mardi 6 avril // Le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20e

Mercredi 7 avril // Coordination des Intermittents et Précaires, 14 quai de la Charente, Paris 19e

Jeudi 8 avril // Centre socio-culturel Archipélia, 17 rue des Envierges, Paris 20e

Vendredi 9 avril // Le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20e

Samedi 10 avril // La Suite, 27 rue de la Glacière, Paris 13e

Dimanche 11 avril // Clôture du Festival à Ecobox, 37 rue Pajol, Paris 18e

 

L’association Pico y pala organise un festival de cinéma argentin à Paris et en région parisienne, du 5 au 11 avril 2010.

La production cinématographique argentine de grande qualité est en plein essor, en témoigne sa présence indiscutable dans les festivals internationaux. A côté de ces œuvres récompensées dans le monde entier, il existe une foule de films invisibles, réalisés en groupe, autoproduits, et à petit budget, qui s'inscrivent dans le sillage d'un cinéma militant, tel que le cine piquetero.

Le Festival Pico y pala propose de faire découvrir cet "autre" cinéma argentin : où les documentaires, fictions, vidéos ou programmes de télévision, sont autant de supports audiovisuels permettant de s’exprimer, dénoncer, témoigner des luttes et des réalités sociales, et/ou proposer des alternatives politiques. Les images tentent de donner la parole aux "oubliés" des médias, de diffuser des informations qui s'éloignent du discours traditionnel. Ces créations, inédites en France, sont particulièrement révélatrices d'une réalité argentine souvent omise ou cachée.

Pico y pala souhaite organiser des projections thématiques autour de sujets tels que : les mouvements sociaux, les droits de l’homme, les luttes ouvrières, la communication alternative, le travail et l’autogestion, les luttes paysannes et pour la terre, l’exploitation des ressources naturelles, la question indigène, la condition féminine, l’éducation, la répression policière, étatique et paramilitaire. Le festival amènera le cinéma dans des lieux publics et des espaces alternatifs - universités, bars, locaux associatifs, centres culturels - autant dans le centre de Paris qu’en périphérie. Les projections seront gratuites, dans un souci d’accès de tous à l’image et à l’information, et comme activité qui s’oppose, par sa portée sociale, à la consommation individualisée ou privée de "produits" culturels.

En créant cet événement, il s’agit de sensibiliser un public large à des thématiques sociales locales - qui tendent toutefois à dépasser le territoire argentin - et de proposer dans le même temps une utilisation différente de l’outil cinématographique.

Chaque séance sera suivie d’un débat, pour offrir au public une meilleure compréhension des enjeux du film, et permettre le libre partage des opinions. La discussion fera intervenir des spécialistes de la question soulevée, et dans la mesure du possible, des cinéastes et représentants des mouvements sociaux argentins, invités par le festival. En ce sens, le festival Pico y pala est un acte d’éducation populaire.

Des caisses de soutien, buvettes, buffets, ventes de films et de revues seront destinés à une solidarité concrète avec des projets de collectifs de cinéma et de mouvements en lutte.

Le festival, événement de convivialité et de fête, proposera un repas lors de chaque projection, trois concerts, et une pièce de théâtre.

Pour assurer le bon déroulement de ce projet, l’association cherche à garder un contact permanent avec ses partenaires argentins, les suivre dans leurs actions et productions, pour rester près de leur réalité, et la faire passer telle quelle auprès de ses interlocuteurs en France. Elle travaillera en parallèle avec des organisations qui centrent leurs actions et leurs réflexions sur l’Amérique Latine : associations, collectifs de soutien, centres d’études et de recherche, revues, ONGs. Le projet doit s’imaginer à long terme, comme une collaboration, un véritable travail constructif avec des échanges permanents entre les deux pays.

Au bon déroulement de cette première étape, à l’intérêt et au plaisir manifeste des festivaliers, suivra la diversification de la provenance des films diffusés par Pico y pala, de l’Argentine à l’Amérique Latine.   

 

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