Pyrénées : Cannelle abattue, 11 000 euros pour René Marquèze

Publié le par dan29000

chasse.jpgUn peu partout en France, les escouades de chasseurs minables (pardon pour le pléonasme) sévissent en tuant tout ce qui bouge dans les forêts, dans les champs et parfois jusque dans les villes, si un animal vient soudainement s'y réfugier. Le plaisir de la traque, le plaisir du sang, et sans doute aussi le plaisir de la horde, puisqu'ils se déplacent la plupart du temps en meute. Les espèces protégées ne le sont plus quand  les troupeaux armés de fusils approchent. Alors on ne peut que se féliciter de ce jugement définitif, que l'on a le droit de trouver clément.

Il est vrai que la peau d'un ours dans un régime capitaliste ne vaut pas lourd.

De plus ce monsieur semble avoir du mal à comprendre la loi, gageons que cela va réfréner un peu ses ardeurs mortifères afin de laisser vivre en paix la faune de nos régions.

Les combats contre les loisirs sanglants, de la chasse  à la corrida doivent s'amplifier et nous y participerons. 

 

Dan29000 


 

 

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La cour de cassation et le prix de la peau de l'ours

 
ENVIRONNEMENT. Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne n'a peut -être pas compris ce qui lui arrivait quand René Marquèze l'a abattue le 1° novembre 2004 dans les forêts pyrénéennes de la vallée d'Aspe.

Six ans plus tard, le chasseur n'avait quant à lui toujours pas compris comment, ayant été reconnu en état de “légitime défense” et ainsi relaxé du chef de “destruction d'espèce protégée”, sept organisations de défense de l'environnement pouvaient encore lui demander 11.000 euros de dommages et intérêts.

La cour d'appel de Pau le lui avait déjà expliqué en 2009. La cour de cassation vient de reprendre ces explications tout en les confirmant:

Nul ne peut être jugé coupable d'avoir choisi de tirer plutôt que de se laisser bouffer par une ourse d'autant plus menaçante qu'elle était accompagnée de son ourson. Donc, pas de prison, pas d'amende.

En revanche, nul n'est non plus tenu de participer à une battue aux sangliers dans un secteur où il est dûment averti de la possible présence du fauve. Si pas coupable, responsable tout de même un peu...

René Marquèze alors âgé de 61 ans avait pris en connaissance de cause le risque de croiser Cannelle. Il sait définitivement aujourd'hui que ce risque avait un prix.

C'est la mort de cette dernière représentante de l'espèce autochtone qui a déclenché le plan de réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées.

GLv.


Source : Libération

 

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