Pyrénées : Laissons vivre les ours en paix

Publié le par dan29000

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Pyrénées : l’opposition à l’ours repose sur des mensonges !


Les opposants à l’ours dans les Pyrénées tentent de se justifier en niant l’obligation faite à la France de conserver cette espèce. Certains sont sans doute de bonne foi et méconnaissent les textes ; les autres, notamment les leaders, savent pertinemment qu’ils mentent.

La conservation des espèces menacées est régie par des textes européens à caractère contraignant, notamment la Directive 92/43/CEE du 21 mai 1992 (dite directive « Habitats »), dont l’objectif est d’ « assurer le maintien ou le rétablissement, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d’intérêt communautaire ». L’ours brun est bien mentionné parmi les espèces prioritaires et d’intérêt communautaire nécessitant une protection stricte (annexes 2 et 4).

Ce n’est une surprise ni une découverte pour personne.

Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction française, a une nouvelle fois débouté les opposants à l’ours en rendant le 23 février 2009 un arrêt se fondant notamment sur la directive Habitats.

Le 17 novembre 2009, lors d’une réunion à Bruxelles, les juristes de la Commission Européenne nous ont très clairement rappelé et confirmé cette obligation légale.

Le service des infractions de la Commission Européenne, saisi de plaintes associatives au sujet de l’ours brun, a déjà demandé des explications au gouvernement français quant aux mesures qu’il entendait prendre afin de se mettre en conformité avec ladite directive. Cette question a encore été abordée à Bruxelles le 2 février dernier, lors d’une réunion entre la Commission et le gouvernement français.

Si la France ne procède pas à la restauration de la population d’ours dans les Pyrénées, elle sera traduite devant la Cour de Justice Européenne, et inévitablement condamnée, non seulement à restaurer la population d’ours, mais aussi à de très lourdes pénalités financières.

L’opposition à la présence de l’ours dans les Pyrénées est donc un combat perdu d’avance.

Les responsables associatifs et professionnels agricoles ne peuvent le poursuivre sans justifier de leurs mensonges et de la manipulation des personnes qui les écoutent de bonne foi. Quant aux élus, et aux candidats impliqués, comment justifient-ils leur soutien, y compris parfois financier, à des personnes s’opposant par des actions illégales à des lois votées démocratiquement, n’hésitant pas à user de la menace et de la violence pour imposer leur point de vue ?

Le respect de la Loi est la base du fonctionnement d’un état de droit. Les associations engagées dans la protection de l’ours ne demandent rien d’autre que l’application de la Loi.


Source : Pays de l'ours Adet


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mpcreation 14/02/2010 11:28


C'est quand meme dommage de devoir encore les defendre, Ils ont vecus toujours la.
Quelle tristesse...


dan29000 14/02/2010 11:46


Oui c'est vrai, un des aspects mortifères de notre société capitaliste