Pyrénées : miel et bouts de verre pour les ours, la barbarie humaine en action

Publié le par dan29000

Les pièges à ours refont leur apparition dans les Pyrénées

      
Info rédaction, publiée le 29 décembre 2011
Les pièges à ours refont leur apparition dans les Pyrénées

Du miel et des morceaux de verre. Ce sont les pièges mortels, réservés aux ours, qui ont été découverts en Ariège dans les Pyrénées. Le message est clair : les ours ne sont pas les bienvenus par une certaine partie de la population avoisinante.


Les pièges de fortune ont été découverts le jour même où le tribunal administratif de Toulouse annulait, en partie, l'arrêté de chasse en vigueur dans l'Ariège, estimant qu'il ne protégeait pas suffisamment l'ours. Cette décision a provoqué l'indignation chez les chasseurs de la région. L'ours ne peut pas faire la différence entre le miel et les bouts de verre, explique une vétérinaire interrogée par l'AFP. Il avale tout et le verre peut provoquer une perforation intestinale et une hémorragie interne. Pire encore : les récipients trouvés le 16 décembre sur un chemin fréquenté, en bordure d'une forêt du Couserans, contenaient également un poison potentiel qui est en cours d'analyse, a indiqué le procureur de Foix Olivier Caracotch.

Ce dépôt de pièges représente donc clairement une menace adressée par les opposants à l'ours, pourtant en phase d'hibernation depuis le mois de novembre. Philippe Lacube, l’un des chefs de file de l’opposition aux ours en Ariège, a déclaré ignorer la provenance de ces pièges. Cependant, il a précisé comprendre dans ce geste, un message de non-acceptation de cet animal dans les Pyrénées. "Je ne sais pas qui est derrière ça. Ce que je peux dire c'est qu'on est dans un processus de confiscation du territoire, on en fait un territoire réservé à l'ours, pas à l'homme, et les gens réagissent. Ils vont commencer à se révolter", a affirmé Philippe Lacube cité par l'AFP.

Depuis leur réintégration, la vingtaine d’ours recensée dans les Pyrénées, aurait tué des brebis dans les parages. C'est l'une des raisons pour lesquelles les éleveurs de la région s’indignent, aujourd'hui rejoints par les chasseurs qui se révoltent de voir leur droit de chasse réduit. Néanmoins, selon le procureur, le mode opératoire laisse à penser qu'il s'agissait de montrer l'opposition à l'ours, d'un acte de provocation, plus qu'un acte destiné à porter atteinte à l'espèce.


Même si ce n'est pas la première fois que de tels pièges sont trouvés comme le rappelle François Arcangeli, président de l'association Pays de l'ours/Adet qui précise toutefois qu'aucun animal n'en a été victime. Si la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées suscite depuis longtemps la colère de nombreux habitants, il faut tout de même rappeler que l'animal avait pratiquement disparu de la région et que la réintroduction apparaissait ainsi cruciale pour assurer la survie de l'espèce.

 

 

Source : Maxiscience

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