Québec : Droit de parole, un journal en écho à 35 ans de luttes populaires

Publié le par dan29000

 

 

droit-paroles.gifQu'est-ce que Droit de parole?

Le groupe communautaire Communications Basse-ville édite le journal Droit de parole. Celui-ci est un journal communautaire à but non lucratif qui a été fondé en 1974. C'est un journal indépendant, qui n'est affilié à aucun parti politique, groupe ou mouvement. Droit de parole veut aller au-delà de la couverture que font les grands médias du centre-ville.

Buts et objectifs de Droit de parole

Le journal communautaire Droit de parole a comme objectif de favoriser la circulation de l'information qui concerne l'amélioration des conditions de vie et de travail des classes populaires ainsi que les luttes contre toutes formes de discrimination, d'oppression et d'exploitation. Au fil de ses 28 ans d'existence, Droit de parole a su créer un esprit de solidarité dans la population, l'amenant à se prendre en main par des actions concrètes, à la renseigner et à la faire réfléchir sur sa condition.

Les principaux thèmes abordés : les conditions de vie des gens du centre-ville; l'actualité locale et municipale; les femmes; les jeunes; les aînés; l'aide sociale; le chômage; le logement; la consommation; les ressources communautaires; l'environnement et bien d'autres encore.

Historique du journal Droit de parole


L’histoire de la création du journal Droit de parole est intimement liée à l’histoire des groupes populaires de Québec des années 1970. Déjà, à cette époque, la presse écrite boudait ou déformait les déclarations des groupes populaires et syndicaux. En 1974, des militant(e)s et des individus proches du mouvement populaire fondèrent Droit de parole. Ce journal, dont le fonctionnement reposait sur la participation d’individus membres, servait principalement à combler un manque de couverture de l’actualité de quartier. À Québec, dans les années 70, la rénovation urbaine frappait de plein fouet dans les quartiers populaires du centre-ville et Droit de parole joua un rôle important dans les luttes qui s’engagèrent pour la défense et la conservation de ces quartiers.

Il en est de même de la défense des droits collectifs et du travail. Les luttes des assistés sociaux, des chômeurs, les conflits de travail, la condition des femmes, des jeunes et des personnes âgées sont autant de sujets qu’a abordés Droit de parole. Rappelons-nous la grève des employé(e)s de la boulangerie Vaillancourt, le conflit syndical de A.I.D.O.P., la loi Collens, le dossier des interminables compressions que subissent les prestations d’aide sociale.

En 1978, Droit de parole changeait de formule : d’un collectif de militants et militantes de l’information, le journal passait à un fonctionnement de regroupement d’organismes populaires. On enlevait les intermédiaires (les journalistes militants) et chaque groupe produisait et traitait sa nouvelle. Cette formule a permis à un grand nombre de personnes de s’initier au monde de l’information et de «désacraliser» le rôle de journaliste. Les organismes populaires avaient, et ont toujours, besoin d’un outil de promotion de leurs revendications, un outil d’information dont ils ont le contrôle.

Ce souci de l’information s’est traduit à l’époque par l’implication des groupes membres à l’intérieur du journal. Ce sont eux qui planifiaient, sélectionnaient, approuvaient les articles et qui administraient le journal. L’implication des groupes dans le fonctionnement du journal fut son assurance-vie. Pendant longtemps, Droit de parole n’a pu se payer de permanent(e)s, faute de moyens financiers. Lorsqu’il y avait une diminution marquée de la participation individuelle, le journal pouvait toujours compter sur l’énergie des délégué(e)s des groupes membres.

Au milieu des années 90, Droit de parole est revenu à un fonctionnement basé sur l’implication d’individus. Il devenait de plus en plus difficile de recruter des groupes qui désiraient s’impliquer de façon régulière et soutenue. Bien entendu, les pages du journal sont toujours disponibles pour les groupes qui désirent traiter d’une problématique touchant le centre-ville. Toutefois, les militants et militantes de Droit de parole sont impliqués à titre individuel. Un comité de rédaction décide de la couverture d’événements en lien avec les politiques du journal. Les membres de ce comité soumettent leurs idées de textes et chacun y va de ses commentaires. Le comité reçoit de plus les textes de collaborateurs qui ne sont pas réguliers et décide de la publication des articles. Individus ou membres de groupes, tous ont maintenant la possibilité de s’exprimer dans Droit de parole.

Évidemment, un projet comme Droit de parole a demandé, et demande, beaucoup d’énergie militante et financière pour sa réalisation. Ce ne fut pas toujours facile mais nous avons survécu, grâce aux efforts des militant(e)s : groupes ou individus.

L’année 1998 a marqué tout un changement dans la vie de Droit de parole. L’obtention d’une subvention gouvernementale a permis l’embauche d’une coordonnatrice tout d’abord à temps partiel, de septembre à novembre, puis à temps plein, à partir de novembre 1998. Cette embauche a notamment permis au journal d’être plus présent auprès de regroupements dont il est membre (Fonds de solidarité des groupes populaires, RÉPAC 03-12, Association des médias écrits communautaires du Québec) et d’assurer un meilleur suivi auprès de ses lecteurs, des groupes ainsi que de ses annonceurs.

Plus de trente-cinq ans se sont écoulés et malgré les divers changements, les objectifs de Droit de parole restent les mêmes. Notamment, continuer d’informer la population sur les luttes, les actions et les enjeux de l’heure. Se donner un outil d’information accessible pour les gens de la classe populaire et parler de leurs réalités. Permettre aux résidants de pouvoir s’exprimer et contrôler leur média d’information. Défendre les intérêts de la classe ouvrière et lutter contre toutes les formes de discrimination, d’oppression et d’exploitation en prônant une vision progressiste des événements et de la société.

Les principaux thèmes abordés : les conditions de vie des gens de quartier; les femmes; les jeunes; les aînés; l’aide sociale; le chômage; le logement; l’environnement et bien d’autres encore.

 

 

Journal Droit de parole
266, Saint-Vallier Ouest
Québec (Qc) G1K 1K2
(418) 648-8043
info @ droitdeparole.org

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Droit de parole


Tarifs pour neuf numéros (Québec et Canada) :

Individus : 15$ can.
Abonnement de soutien (individus): 20$ can. et plus (à votre discrétion)
Organismes et institutions : 25$ can..

Envoyez un chèque ou un mandat postal à :

Droit de parole
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Tarifs pour l'étranger disponibles sur demande.

 

 

Source : Droit de parole

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