Quimper : la vague des "Indignés" s'installe place Saint-Corentin

Publié le par dan29000

 

 

Quimper. Les «indignés» installés place Saint-Corentin

À Quimper aussi, la voix des «Indignés» s'est élevée contre la situation politique, économique et sociale actuelle. Une centaine de personnes ont pris date pour se retrouver tous les soirs, place Saint-Corentin.

 

 


Le mouvement de contestation citoyen, né le 15 mai à Madrid et relayé par les réseaux sociaux, fait des émules dans plusieurs villes de France. Place Saint-Corentin, mercredi soir, ils étaient une centaine à exprimer leur espoir d'une société meilleure et à réclamer une démocratie réelle. Des pancartes: «French révolution», «On arrête tout, on réfléchit et ce n'est pas triste», une boîte à idées et le manifeste des «indignés» espagnols lu au porte-voix et applaudi par l'assemblée, ont donné le ton d'un mouvement qui se veut apolitique et spontané.

Des raisons d'être là

«Les problèmes qu'on connaît aujourd'hui, on les met sur le dos de la crise, mais ils existent depuis qu'on a instauré le libéralisme, le capitalisme, l'exploitation de l'homme par l'homme», témoigne un jeune de 19 ans qui avoue ne pas avoir attendu le mouvement espagnol pour se poser des questions et s'impliquer dans les mouvements lycéens. «Cette initiative, je l'attendais depuis longtemps», explique pour sa part un trentenaire. «Aujourd'hui, s'il y a quelque chose qui peut être fait, c'est par la jeunesse. Je ne suis pas quelqu'un qui va manifester d'habitude.

Par contre, je lis de la philosophie politique et si cela peut déboucher sur un projet intéressant», poursuit ce dernier. Des prises de paroles ont également ponctué ce premier rendez-vous. Un cri de colère pour dénoncer la situation des travailleurs immigrés ou le texte «Le jour où je me suis aimé pour de vrai», attribué à Charlie Chaplin, ont apporté leur éclairage sur les raisons de la présence des «indignés».

Mobilisation dans le temps

«Je suis impressionné par l'esprit pacifiste du mouvement et il faut que cela reste comme ça», a aussi rappelé l'un d'entre eux. L'idée de travailler en atelier sur tel ou tel sujet (contenu politique, organisation de la restauration et actions concrètes), a été arrêtée. Un blog devrait, lui aussi, voir le jour. «On a senti une assez grande mobilisation», constatait Cécile, au lendemain de cette soirée. «C'était plutôt une bonne surprise. On a eu des échanges intéressants. Ces agoras publiques, ce sont des espaces, d'un point de vue démocratique, à faire vivre à long terme», renchérit Baptiste du mouvement Uncut. Et pour la plupart d'entre eux, il n'était pas question d'en rester là, mais bien de poursuivre la mobilisation dans la durée. Rendez-vous a donc été pris pour les soirs suivants à 19h. Hier, 40 personnes se sont retrouvées autour de deux tentes. L'heure a été avancée à midi pour la journée de samedi afin d'élargir le cercle des indignés, de se donner le temps de faire plus ample connaissance autour d'un pique-nique et de pouvoir échanger de façon constructive.

  • Delphine Tanguy

 

Source : le télégramme

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