Quimper : rassemblement de soutien au peuple grec en lutte

Publié le par dan29000

Communiqué de soutien au peuple grec proposé par le Collectif Cornouaille pour l'Audit Citoyen de la dette publique


 

Soutien au peuple grec en lutte contre l'austérité

 

Depuis 2010, la Grèce sert de terrain d'expérimentation pour les politiques libérales. En échange de son aide financière, l'Union Européenne a imposé son « mémorandum » qui a conduit à des mesures iniques telles que la baisse des salaires de 20 %, la suppression des allocations chômages, la privatisation des ports, des aéroports, de l'eau, de l'électricité... Ces mesures ont pour but unique d'enrichir les multi-nationales et les banques européennes ! Et ceci se fait au détriment de la population : la faim fait son apparition dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines des milliers de SDF. Le chômage atteint 20% de la population (45% chez les jeunes), les lits d’hôpitaux sont réduits de 40%.

 

Ces politiques sont illégales au regard du droit international. Les conventions internationales et la Commission du droit international de l’ONU proclament que : « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour ainsi disposer de l’argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. »

 

Les élections législatives en Grèce le 6 mai dernier ont vu le peuple grec refuser l'austérité en soutenant massivement les partis de gauche opposés aux politiques autoritaires des banques relayées par la « troïka » (commission européenne + banque centrale européenne + FMI). En particulier, le parti de gauche radicale Syriza est arrivé 2ème avec 16,8%, devant le parti de gauche libéral (Pasok). Une majorité des grecs refuse le mémorandum de l'Union européenne et demande l'arrêt du paiement de la dette.

 

Une partie de la dette publique grecque est odieuse car elle date du régime dictatorial des colonels (de 1967 à 1974).

 

Une autre partie de cette dette est illégitime car elle a été contractée par les « élites » grecques contre les intérêts de la population. Par exemple, 14,2 milliards d'euros (officiellement) pour organiser les JO d'Athènes en 2004 (alors que le budget initial était de 1,3 milliards). Autre exemple, de grandes firmes européennes telles que Siemens ont vendu des équipements (armement et autres) à la Grèce en payant des pots de vins en millions d'euros aux membres des partis libéraux de gauche (Pasok) et de droite (Nouvelle Démocratie).

 

Depuis 2010, on fait payer le peuple grec et non ses élites corrompues. Le Pasok et Nouvelle Démocratie sont désavoués dans les urnes mais beaucoup de gouvernements européens les soutiennent pour continuer leurs affaires. Avec l'argent prêté en 2010, la Grèce a acheté à la France six frégates de guerre (2,5 milliards d’€) et 6 sous marins à l'Allemagne (5 milliards d’€).

 

Les banques qui ont prêté à la Grèce le faisaient en connaissance de cause. Ainsi, des membres de Goldman-Sachs conseillaient le gouvernement grec pour maquiller ses comptes tout en lui prêtant de l'argent. En Grèce et partout en Europe les États doivent emprunter à des taux élevés (au moins 2 % mais jusqu'à plus de 10 %) à des banques qui, elles, empruntent à la BCE à 0,5 %. Officiellement la marge vient du fait qu'un État pourrait ne pas pouvoir rembourser sa dette. Mais lorsque cela arrive, comme en Grèce, les banques exigent quand même d'être remboursées. Aujourd'hui, les euros des plans d'aide ne vont pas aux Grecs mais directement aux banques européennes.

 

Le combat des grecs contre les politiques d'austérité est le même combat que le nôtre

En Grèce, comme en France nous refusons le diktat des marchés qui utilisent le prétexte de la dette pour imposer des politiques qui volent la majorité de la population pour enrichir une infime.

 

Nous affirmons notre solidarité avec le peuple de gauche grec, les syndicats, les organisations, les partis politiques et en particulier le parti Syriza, en lutte contre les politiques d'austérité et les politiques libérales. Nous appelons la gauche française et européenne à se saisir du sursaut démocratique en Grèce pour remettre les banques et la finance à leur place et pour demander un audit sur la dette afin de pouvoir répudier toutes les dettes odieuse et illégitimes.

 

Nous appelons à un rassemblement le samedi 16 juinveille des élections en Grèce,

à 10h30, place Terre au Duc à Quimper.

CAC Cornouailles

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