Raffinerie de Grandpuits : police partout et rafle du droit de grève, 3 blessés

Publié le par dan29000

 

 

 

 

 

 

 

 

c-resistances-copie-3.jpgRéouverture forcée du dépôt de Grandpuits : "C’est une rafle du droit de grève !"


 


Les vacances de la Toussaint, c’est ce vendredi, et le gouvernement a promis un retour à la normale pour ce week-end. Il est donc temps de débloquer de force la situation, notamment en Ile-de-France, où la situation est critique. La raffinerie et le dépôt de Grandpuits sont bloqués depuis plusieurs jours (débloqués, puis rebloqués...).

Ce vendredi, tôt, vers 3h du matin, une vingtaine de salariés présents pour bloquer le site ont eu la surprise de se voir réquisitionnés par le préfet pour rouvrir le dépôt de carburant, où, d’après les syndicats cités sur RMC, il y aurait de quoi remplir 700 camions-citernes.

Les autres salariés ont aussitôt formé une chaine humaine devant le portail de la raffinerie, pour empêcher leurs collègues de s’exécuter (ils n’ont pas le choix). Pour le moment (à 7h), les gendarmes mobiles se tiennent en retrait, précise RMC.

Les leaders syndicaux du secteur n’ont pas mâché leurs mots. Charles Foulard, délégué CGT chez Total, explique sur RTL qu’"on connaissait du temps de Pétain les rafles. Sous M. Sarkozy, c’est la rafle du droit de grève, des acquis sociaux, c’est la rafle des salariés grévistes, c’est scandaleux. Nous portons l’affaire devant les tribunaux. S’opposer à la réquisition, c’est s’exposer à des sanctions pénales allant jusqu’à la prison."

Un des salariés réquisitionné, Yannick, explique sur RMC que "même si les CRS me poussaient dans la raffinerie, il n’y aurait pas beaucoup de produits qui en sortirait ! Le droit de grève, c’est un droit fondamental, je préfère risquer 5 ans de prison que d’entrer dans cette dictature..."

Les salariés des raffineries et des dépôts ne contestent pas bénéficier de conditions appréciables (144 jours par an, 13 mois et demi de salaire, retraite à 55 ans jusqu’en 2018, après ce sera 57 pour les salariés de Total, explique Europe 1). Mais ils expliquent agir par solidarité envers les autres professions, et contre la réforme des retraites.

Au dernier pointage, enfin, aux derniers pointages, il y aurait entre 2500 et 4000 stations services à sec.

http://www.lepost.fr/article/2010/10/22/2276862_reouverture-forcee-du-depot-de-grandpuits-c-est-une-rafle-du-droit-de-greve.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Arthur 23/10/2010 14:43



^Mes  grands parents sont mort en déportation après la rafle du vel d'hiv ,votre tire en début de page me donne la nausée. 



dan29000 23/10/2010 15:15



je comprends, bien entendu, mais ce mot n'a pas une exclusivité estampillé "seconde guerre mondiale", il est aujourd'hui employé fréquemment pour les descentes de police d'Hortefeux lors dela
chasse aux sans-papiers et aux Rroms, qui sont alors arrêtés, parqués dans des centres de rétention immondes et reconduits en charters hors de France.


Dans le cas des violences policières d'hier à la raffinerie, le mot rafle fut employé par un syndicaliste, c'est pourquoi je l'ai repris dans ce titre, tout en comprenant qu'il puisse choquer
certains, mais le plus choquant depuis quelque temps c'est d'avoir un gouvernement condamné dans le monde entier pour ses relents de Vichy, et aujourd'hui pour ses atteintes au droit de grève
(reconnu par la justice hier soir) en réquisitionnant la quasi totalité des salariés de la raffinerie, cassant de fait le droit de grève...là aussi cela nous rappelle bien les méthodes d'une
certaine période de l'histoire de France vers 1940...