RAIDH : 20 exemples des 153 décès après usage du Taser (USA et Canada)

Publié le par dan29000

 

 

 

 

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Rapport Taser du RAIDH : "Taser : dernière gégène au pays des droits de l’Homme ?"

Annexes : 20 exemples des 153 décès survenus à la suite de l’usage du Taser aux Etats-Unis et au Canada

 

 

 



Le journal le plus lu d’Arizona, « The Republic of Arizona », est l’auteur de la recherche publique la plus importante à ce jour sur les effets du Taser sur l’organisme. Grâce à des données informatiques, des rapports d’autopsie, de police, des archives de presse et les enregistrements de la société Taser, le journal a pu identifier 153 cas de décès survenus suite à l’usage du Taser depuis septembre 1999 aux Etats-Unis et au Canada. Dans 21 cas, les médecins experts ont déclaré que le Taser avait causé le décès ou y avait contribué. Dans 31 autres cas, les experts ont conclu que l’usage du Taser n’était pas en cause. Le journal a demandé des rapports d’autopsie pour tous les cas litigieux. A ce jour, 49 ont fait l’objet d’un tel rapport. Vous trouverez, ci-dessous, vingt cas choisis parmi les 153 recensés par « The Republic of Arizona ». Les 133 autres cas sont accessibles à l’adresse suivante : http://www.azcentral.com/specials/taser/

Mark Burkett, 18 ans, Gainesville, Florida, 17 juin 2001

Burkett, diagnostiqué schizophrène et paranoïaque, s’est effondré après s’être battu avec des officiers de police dans une prison du comté. Burkett a été électrocuté avec un Taser et en est resté paralysé. Il est mort quatre jours après avoir été placé en soins intensifs.

Le rapport d’autopsie a conclu à une mort provoquée par une crise d’angoisse non maîtrisée ayant entraîné un arrêt cardiaque. Un rapport de toxicologie a permis d’écarter la présence de cocaïne, d’amphétamine ou autre stéroïde. Le médecin légiste a précisé que des crises aiguës peuvent conduire à la mort des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Il a rappelé les antécédents familiaux de schizophrénie paranoïaque de Burkett.

Rogers-Grippi, Chula Vista , Californie, 15 décembre 2001

La police a électrocuté dans le dos une femme âgée de 36 ans, enceinte de 6 mois, qui refusait d’obtempérer. Deux jours plus tard, l’examen a révélé que le foetus était mort. Le rapport d’autopsie a conclu à un détachement intra-utérin du foetus. La consommation d’amphétamines par la mère a également contribué au décès. Le médecin légiste dit qu’il était difficile d’établir un rapport de causalité entre l’électrocution par le Taser et la mort du foetus.

Richard Baralla, 36 ans, Pueblo, Colorado, 17 mai 2002

La Police a arrêté Baralla au regard de son « comportement bizarre » sur la voie publique. Les officiers de police l’ont aspergé à l’aide d’une bombe lacrymogène, l’ont électrocuté avec un Taser, puis l’ont menotté (bras et jambes). Pendant cette interpellation, il a brusquement cessé de respirer. L’autopsie précis que la mort est due à un arrêt cardiaque consécutif à une phase de délire.

Clever Craig, 46 ans, Mobile, Alabama, 28 juin 2002

Les proches de Craig ont appelé les secours parce qu’ils trouvaient son comportement étrange. Quand il refusa de se laisser appréhender, la Police électrocuta Craig à deux reprises, pendant 40 secondes. Selon le rapport de police, Craig lutta pendant cinq minutes. Le rapport d’autopsie conclue alors à une mort des suites d’un arrêt cardiaque provoqué par l’électrocution par Taser lors de l’arrestation.

Johnney Lozoya, âge inconnu, Gardena, Californie, 19 juillet 2002

Lozoya a été repéré courant sur le toit d’une maison de convalescence. Quelques minutes plus tard, la police a été avertie qu’il s’apprêtait à sauter sur le toit d’une oiture garée. Les officiers de police ont trouvé Lozoya inconscient dans la rue, et l’ont emmené à l’hôpital. Lozoya s’est alors réveillé et a tenté de se rebeller. Un officier de police l’a donc électrocuté. Quelques minutes plus tard, Lozoya décède. Le rapport d’autopsie conclue à une mort due à une pathologie cérébrale, un arrêt cardiaque et une intoxication à la cocaïne. Le médecin légiste précisa cependant qu’on ne pouvait exclure que l’électrocution par Taser ait précipité ce décès en agissant directement sur le coeur.

Stephen Edwards, 59 ans, Shelton, Washington, 7 novembre 2002

Edwards s’est battu avec l’agent de sécurité d’un magasin et les officiers de police qui tentaient de l’arrêter. Un officier de police l’a électrocuté à 4 reprises pendant qu’il tentait d’atteindre une arme cachée dans l’ourlet de son pantalon. Après lui avoir mis des menottes, les officiers ont remarqué qu’Edwards avait arrêté de respirer. Le médecin légiste conclue alors à un décès du à du diabète et à l’obésité. Il précisa aussi que l’électrocution par Taser n’avait pas de rapport avec le décès.

Timothy Sleet, 44 ans, Springfield, Missouri, 9 juin 2003

La Police a répondu à un appel au 911 provenant d’un enfant prétendant que son père était en train de tuer sa mère. Sleet a poignardé sa femme à mort avant de se poignarder lui-même avec un couteau de cuisine. La Police prétend qu’il refusait d’obtempérer. Les officiers ont donc utilisé le Taser, le flash ball, la matraque et un spray paralysant, puis l’ont arraisonné au sol pour le maîtriser.

Sleet perdit conscience et mourut. Un médecin légiste a conclu à un arrêt du coeur dû au stress provoqué par l’arrestation. Le médecin légiste précisa que Sleet était dans un état psychotique dû à une intoxication au PCP.

Glenn Leyba, 37 ans, Glendale, Colorado, 29 septembre 2003

La Police a été appelée à l’appartement de Leyba par des pompiers qui prétendaient qu’ils ne pouvaient pas le maîtriser. Quand Leyba a refusé un traitement médical, l’officier de police l’a électrocuté avec un Taser. La police raconte qu’il était au sol, très énervé, il a donc du être électrocuté à plusieurs reprises. Il a alors cessé de respirer. Le rapport d’autopsie a conclu à une mort causée par une consommation régulière de cocaïne, en excluant l’influence de l’électrocution.

Roman Pierson, 40 ans, Brea, Californie, 7 octobre 2003

Pierson a été électrocuté à deux reprises après avoir cassé une machine à glaçons et s’être échappé à travers la foule. Il s’est plaint d’avoir eu chaud et soif. Quatre officiers de police lui ont ordonné de se coucher à terre et l’ont électrocuté alors qu’il refusait. La police a prétendu que Roman Pierson avait adopté une attitude défensive. Le rapport d’autopsie attribue sa mort à un arrêt cardiaque causé par une consommation d’amphétamines. Le médecin légiste fait état d’une maladie artérielle.

James Borden, 47 ans, Monroe County, Indiana, 6 novembre 2003

Au moment des funérailles de son père, Borden a été arrêté pour une infraction mineure. Bien que les officiers étaient alors supposés le transporter à l’hôpital, il a été mis à en prison. A l’arrivée en prison, Borden ne comprenait pas ce que la police lui demandait. Il a donc été électrocuté une première fois parce qu’il refusait d’enlever son pantalon. A nouveau, il a été électrocuté avec un Taser, jusqu’à ce qu’il meurt. L’autopsie révéla que la mort avait été causée par un arrêt cardiaque, une consommation de médicaments et l’électrocution.

L’officier qui avait tiré avait rechargé l’arme électrique à deux reprises.

Melvin Samuel, 28 ans, Savannah, Georgie, 16 avril 2004

Samuel a appelé la police pour dénoncer un cambriolage. Il a été ensuite arrêté, les policiers s’étant aperçu qu’il n’avait pas payé une amende due à une violation du code de la route et amené à la prison du Comté de Houston. Les gardiens de prison ont dit qu’il n’avait pas coopéré et qu’ils avaient été forcés de l’électrocuter deux fois avec un Taser alors qu’ils tentaient de le sortir de cellule. Dix minutes plus tard, Samuel s’est évanoui.

Une autopsie a révélé que Samuel était mort asphyxié après avoir été ficelé au niveau de l’estomac. Le rapport d’autopsie du Bureau des enquêtes de Georgie dit que le Taser n’était pas une des causes de la mort.

Frederick Williams, 31 ans, Lawrenceville, Georgie, 27 mai 2004

Williams est mort après avoir été électrocuté avec un Taser dans la prison du Comté de Gwinett. Il a été électrocuté dans une bataille avec les gardiens de prison et est mort peu après. Un médecin légiste a dit qu’il était mort d’un arrêt cardiaque, mais que la cause de l’attaque cardiaque ne pouvait pas être déterminée. Le médecin légiste a dit qu’il n’y avait pas de preuve que 5 électrocutions par Taser auraient contribué ou causé la mort de Williams.

Lyle Nelson, 35 ans, Columbia, Illinois, 17 décembre 2004

La police a répondu à un appel d’urgence venant de la maison de Nelson. La police n’a pas immédiatement relaté l’objet de l’appel mais a dit que Nelson s’est débattu sur les lieux. Il y a été électrocuté 8 fois avec un Taser et mis en prison. Il s’est évanoui environ 90 minutes après eta été amené à l’hôpital où il est décédé. Il était marié et avait trois enfants. Un médecin légiste a déclaré qu’il était mort d’une overdose de cocaïne. La police a dit que Nelson avait admis fumer du crack et qu’il était anciennement consommateur de cocaïne.

Jeanne Hamilton, 46 ans, Palmdale, Californie, 29 décembre 2004

La patrouille autoroutière de Californie tenta d’arrêter la voiture d’Hamilton vers 2h30 du matin. Les officiers ont indiqué qu’elle roulait à près de 145 km/h puis qu’elle avait ralenti avant de ré-accélérer avant enfin de s’arrê-ter. Les officiers ont déclaré que Hamilton avait refusé de sortir de son véhicule et qu’ils l’ont aspergée de gaz lacrymogène avant de l’extirper du véhicule. Les officiers ont dit qu’elle était étendue sur ses mains et qu’elle refusait de les montrer. Elle a été électrocutée avec un Taser et menottée. Les officiers ont dit qu’elle continuait à se débattre alors qu’ils la mettaient en prison et qu’elle mourut peu de temps après. Elle fut amené à l’hôpital et déclarée morte.

Carl Trotter, 33 ans, Pensacola, Floride, 8 janvier 2005

Trotter s’est introduit dans de nombreuses maisons et a attaqué ses résidents. Poursuivi, il se serait emparé d’une vieille dame marchant sur le trottoir et l’aurait transporté jusqu’au parking d’une église. Lorsqu’un voisin obligea Trotter à la laisser partir, il traversa la porte vitrée d’une autre maison et y a attaqué une femme. Les adjoints du sheriff et les résidents auraient tenté de l’immobiliser. D’autres officiers seraient arrivés et l’un d’eux aurait électrocuté Trotter de nombreuses fois avec un Taser. D’après la police, Trotter continua à se débattre puis s’est évanoui et est mort. Le médecin légiste a conclu que la cause de la mort était inconnue mais il a déclaré que le Taser y avait probablement contribué. « L’effet potentiel des décharges par le Taser survenues juste avant son arrêt cardio-respiratoire ne peut être ignoré », a-t-il écrit dans le rapport d’autopsie.

Jeffrey Turner, 41 ans, Lucas County, Ohio, 31 janvier 2005

Turner flânait devant un musée de Toledo lorsque des officiers de police l’ont approché et lui ont demandé ses papiers. Les officiers ont dit que Turner résista lorsqu’ils tentèrent de le fouiller. Pendant la lutte il fut électrocuté avec un Taser de façon répétée. Une fois en prison, il fut mené au centre de correction. Dans le centre, les adjoints du shérif dit qu’il devint violent. Ils entrèrent dans sa cellule et utilisèrent le Taser de nombreuses fois pour qu’il se soumette. Turner mourut. L’utilisation du Taser a été suspendue dans la prison. Le médecin du centre a conclu que le Taser avait contribué à la mort de Turner et qualifia l’infraction d’homicide. Turner a été électrocuté neuf fois au total. Le médecin déclara aussi que l’état cardiaque de Turner était la cause principale de la mort.

John Cox, 39 ans, Bellport, New York, 22 avril 2005

Cox, qui prenait des anti-dépresseurs, perdit le contrôle de lui-même alors qu’il rendait visite à sa petite amie. Les officiers de police, répondant à son appel, ordonnèrent à Cox de s’agenouiller. Les officiers ont rapporté qu’au lieu de cela, il les attaqua. Cox a été électrocuté avec un Taser dont il aurait retiré les filins de sa peau. Il a été électrocuté 4 autres fois pendant la lutte avec 9 officiers qui s’en est suivie. Cox a été placé dans une civière et transporté à l’hôpital où il est mort. Les témoins ont raconté que la police continuait à l’électrocuter avec un Taser après qu’il ait été placé sur la civière. Le médecin expert a dit que Cox avait de la cocaïne et de l’alcool dans le sang.

Keith Graff, 24 ans, Phoenix, 3 mai 2005

La police a arrêté Graff, un ancien soldat de l’armée de l’air, dans un immeuble. Les officiers voulaient interroger Graff sur une agression ayant eu lieu 3 semaines plus tôt et au cours de laquelle il aurait réussi à fuir. Les officiers ont rapporté que Graff leur donna une fausse identité et tenta de fuir. Les officiers ont dit que Graff commença à se battre et qu’un officier dégaina son Taser mais le manqua. Un autre officier l’électrocuta mais cela n’aurait pas eu d’effet. La police a continué à l’électrocuter avec un Taser jusqu’à ce qu’il soit menotté. Les officiers ont estimé que le Taser avait été utilisé pendant 20 à 30 secondes jusqu’à ce que Graff s’immobilise. Graff a arrêté de respirer un court moment après et a été déclaré mort à l’hôpital.

Robert Earl Williams, 62 ans, Waco, Texas, 14 juin 2005

La police a répondu à un appel signalant du tapage au domicile de la sœur de Williams. A leur arrivée, les officiers ont appris que Williams était recherché. Lorsqu’ils ont essayé de le menotter, les officiers ont dit que Williams a attrapé une barre de fer. Les officiers l’ont électrocuté avec un Taser quatre fois. La police a rapporté que Williams a continué à se débattre. Apres qu’il ait été arrêté et qu’il se soit assis, Williams a dit qu’il avait des difficultés à respirer. Il est mort sur place. Le médecin expert a dit que Williams était mort d’un stress physiologique accru associé à de multiples chocs électriques. Il était schizophrène et en plein délire au moment des faits.

Paul Sheldon Saulnier, 42 ans, Digby, Nova Scotia, Canada, 15 juillet 2005

La femme de Saulnier a demandé à la police de mettre en cellule son mari atteint de maladie mentale. Saulnier avait passé 7 jours sous observation psychiatrique. Sa femme a dit qu’elle pensait qu’il recevrait un meilleur traitement en cellule. Les officiers ont arrêté Saulnier mais alors qu’ils prenaient ses empreintes digitales, il s’est enfui. Trois officiers de police l’ont poursuivi. Afin de l’immobiliser, les officiers ont utilisé des bâtons, des gazs poivre et un Taser. Il a été électrocuté à de nombreuses reprises. Une fois Saulnier menotté, les officiers ont remarqué qu’il avait arrêté de respirer.

Source : RAIDH

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