Rennes : la ville a fait expulser un squat de familles roms soutenu par le DAL 35

Publié le par dan29000

Communiqué de presse

 


 Rennes, le 31 octobre 2012.

Le 30 octobre, à la veille de la trêve hivernale, la Ville de Rennes a fait expulser par les forces de l'ordre un squat de  familles roms soutenu par le DAL 35.

Situé en plein cœur de Rennes, ce squat n'était pas un camp insalubre, mais une maison, propriété de la Ville de Rennes, libre de toute occupation. ("Libre de toute occupation, ne justifie pas de ce que la démolition de l'immeuble devrait intervenir à bref délai en sorte qu'elle ne justifie d'aucune urgence particulière à reprendre son bien", ordonnance de référé du 11 mai 2012).
Ces vingt personnes, dont cinq enfants, constituaient-elles une telle menace qu'il était si urgent de les jeter à la rue ? Chassés de Roumanie, ils s'étaient installés et avaient enfin commencé à se construire une vie décente.
Nous accompagnons ces familles dans leurs démarches depuis 8 mois : accès au logement, à la santé, au travail et à la scolarisation des enfants. Alors qu'ils n'étaient jamais allés à l'école, quatre enfants sont aujourd'hui scolarisés dans les établissements rennais : collège Rosa Parks de Villejean, école Guillevic, école Châteaugiron-Landry.
Aujourd'hui, tous ces efforts sont compromis. Les familles ont  à peine eu le temps de rassembler quelques affaires avant de voir leurs maigres biens engloutis  dans une benne.
Comme partout en France, cette expulsion a été ordonnée sans concertation avec les associations, contrairement à ce qui est préconisé par la circulaire interministérielle « relative à l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites» du 22 août 2012 ; pas non plus de proposition de relogement autre qu'une nuit d'hôtel accordée avec condescendance pour les mères de famille et leurs enfants ! Cette proposition indigne a été immédiatement rejetée par les familles qui ne souhaitaient pas être démembrées.
Nous dénonçons fermement le cynisme des autorités municipales et préfectorales qui préside à cette expulsion. Le choix de la date, veille de la trêve hivernale et jour de vacances scolaires pour éviter la mobilisation des enseignants, relève d'un calcul froid  dans la continuité la politique d'exclusion menée par le gouvernement socialiste  vis-à-vis des Roms.

Le Rom est devenu  la victime expiatoire d'une politique gouvernementale aveugle qui se construit à bon compte une image de fermeté en laissant sur le trottoir une population désemparée. 

Signatures : DAL 35 - MRAP35 - RESF 35

Contact: 06 48 26 61 40


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Yannic Cottin 01/11/2012 07:56


 


La veille de la trêve hivernale,
Rennes-Métropole et donc toute l'équipe du Maire de Rennes D. Delaveau, puisque ce sont les mêmes, expulsent des familles Roms avec enfants. Leur cynisme n'a plus de limite et leur générosité est
infecte. Ils ont proposé une seule nuit d'hôtel aux femmes et enfants, considérant sans doute que chez gens-là le concept familial n'existe pas.
Les Roms ont refusé l'insulte !
Bravo à eux et honte à tous les socialistes et leurs alliés politiques !


Quand on peut lire sur Ouest-France
ou le Mensuel de Rennes que des propositions de relogement ont été faîtes, l'information est fausse. La préfecture et les élus peuvent se réjouir d'avoir de tels relais !

dan29000 01/11/2012 09:27



oui, la honte est le bon mot pour cela, quant au Mensuel de Rennes nous ne connaissons pas, mais OUEST MACHIN, rien d'étonnement, on se souvient des éditos enflammés commis durant les deux grands
mouvements sociaux sur les retraites en 2003  et 2010, un quotidien bien pourri et hélas trop lu par ici...