Retraites : Ivry, l'usine de traitements des déchets toujours occupée

Publié le par dan29000

 

 

 

 

 

Syndicat C.G.T. du Nettoiement des Services Publics Parisiens

Blocage de l’usine de traitements des déchets d’Ivry : les grévistes attendent toujours que Delanoe ouvre de réelles négociations

 

 



Le Syndicat CGT du Nettoiement avec les Eboueurs et Chefs d’Equipe du Nettoiement de la ville de Paris a participé fortement à toutes les actions nationales contre la réforme des retraites.
De plus, nous avons toujours lié la question des retraites avec celles des salaires et de l’emploi.
Le gouvernement reste sourd face à la mobilisation des salariés, des retraités, des étudiants, des lycéens…
Il va même jusqu’à employer la force, des réquisitions hors la loi, pour faire taire la contestation contre cette réforme qui va peser dans sa grande majorité sur les salariés et les retraités d’aujourd’hui et de demain.


Face à cette situation, nous n’avons pas eu d’autres choix que de changer nos modes d’actions.
C’est pourquoi, le Syndicat CGT du Nettoiement a décidé, avec les cheminots CGT de Montparnasse, d’Austerlitz et la CGT EDF, d’occuper l’usine de traitements des déchets « Ivry Brunesseau » depuis le 19 octobre 2010 et empêchant toute alimentation de l’usine en déchets, ce qui a entraîné l’arrêt de l’usine.
A la même date, nous avons bloqué un garage de la ville de Paris empêchant tout véhicule de sortir, les personnels n’ont pas été bloqués.
Les conducteurs d’un autre garage nous ont rejoins et ont empêché la sortie des véhicules de la Propreté de Paris.


Nous considérons que le Maire de Paris doit prendre ces responsabilités en améliorant les grilles indiciaires et déroulements de carrières des personnels et en créant des emplois ressources essentielles pour les caisses de retraites.


Notre action a imposé au Maire de Paris de nous recevoir le 25 octobre 2010 sur l’ensemble de ces sujets.
Il nous semblait que des pistes intéressantes, relevées par le Maire de Paris, pouvaient nous faire suspendre ce mouvement. Nous avons donc libéré 9 bennes du garage d’Ivry Brunesseau à 5h00 du matin le 26 octobre. Quelques heures plus tard son Directeur de Cabinet nous demandait plusieurs jours de réflexion !


Comment suspendre un mouvement sur des réflexions et sans aucun engagement ?


Depuis le 26 octobre plus rien, nous avons donc décidé, le 29 octobre 2010, de frapper à la porte du Siège du Parti Socialiste rue de Solférino pour qu’il nous aide à rouvrir le dialogue avec la Mairie de Paris.
Chose faite, la DRH nous recevait le 29 octobre 2010 à 15h00, après nous avoir rappeler toutes nos avancées arrachées par les luttes au cours de l’année, on aurait pu aussi revenir jusqu’en 2000 !!! La DRH propose 30 promotions de plus en deux ans sur une nouvelle échelle gagnée le 27 septembre 2010, 5 points brut pour le dernier échelon et le choix pour les agents de transformer les jours de grève des 19 et 28 octobre 2010 en Congés.
A cette date, nous en sommes au 12ème jour de grève et d’occupation, nous bloquons 2 garages de la Ville de Paris et le Maire de Paris persiste à ne pas entendre nos revendications qui ne coûtent pas un centime aux parisiens.


Puisque celles-ci sont :
de transformer une prime de 15 €/mois en points d’indice pour l’intégrer dans le salaire de base. De l’aveu de la DRH elle ne veut pas le faire.
De donner un véritable coup de pouce au dernier échelon pour permettre aux agents de partir avec une meilleure pension et cela permettrait d’embaucher des jeunes.
Cette dernière revendication est, de fait, auto financer puisque la différence entre un ancien et un jeune embauché est d’environ de 500 € par mois.


Le Maire de Paris, qui se dit solidaire avec les grévistes, les manifestants, lui-même manifestant et qui demande au gouvernement d’écouter la mobilisation, ne passe pas aux actes en prenant en compte nos revendications.
Il préfère gaspiller l’argent du contribuable en dépensant des millions d’€, car pire que la réquisition, il fait appelle aux entreprises privées commettant ainsi un acte anti-grève.
Il permet à des agents non grévistes de rester dans leur garage à ne rien faire alors qu’ils pourraient être dispatcher sur d’autres garages, pendant les 4 premiers jours il a même permis à des Eboueurs non grévistes de rentrer chez eux sans faire une minutes de travail tout en étant payé !


Le Syndicat CGT du Nettoiement avec les salariés grévistes sont prêts à suspendre leurs actions mais il faut pour cela que le Maire de Paris consente à satisfaire nos revendications.
Nos actions sont très largement soutenues et nous en profitons pour remercier l’ensemble de nos soutiens.

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