Robert Pandraud décédé : On va pas pleurer, on n'oublie pas !

Publié le par dan29000

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QUI ETAIT ROBERT PANDRAUD, CE "REPUBLICAIN" SALUE PAR TOUS, MEME LE PC?  


En résumé : Pandraud état un chef des Pandores. Un patron de flics. Un casseurs de manifestants, qu’ils soient étudiants ou syndicalistes. Et ça mérite une nécro du PC ce genre de saletés? Des voltigeurs, Buffet, elle a pas du en voir souvent de près....

"Il commence sa carrière administrative dans le corps préfectoral, avant d’être secrétaire général des Hauts-de-Seine (1967-1968).
Il est ensuite successivement directeur central de la sécurité publique, directeur du service actif de la police nationale (1970-1973), directeur du personnel et du matériel de la police (1973).

En 1974, Robert Pandraud devient directeur-adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski. De 1975 à 1978, il est directeur de la police nationale puis, de 1978 à 1981, directeur général de l’administration au ministère de l’Intérieur. En juillet 1981, il est nommé inspecteur général de l’administration du ministère de l’Intérieur.

En mars 1982, il rejoint le cabinet du maire de Paris Jacques Chirac, en tant que directeur général des services administratifs du département de Paris. il sera ensuite directeur de cabinet du maire (1983-1986).

Lors de la cohabitation entre François Mitterrand et Jacques Chirac, de 1986 à 1988, il est ministre délégué à la Sécurité au côté du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua. A ce poste, il doit gérer une vague d’attentats terroristes ainsi que les grandes manifestations lycéennes et étudiantes contre le projet de loi réformant les universités françaises présenté par le ministre Alain Devaquet. Celles-ci sont notamment marquées par la mort de Malik Oussekine pour qui il aura cette phrase :
« Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais de faire le con la nuit ».

Officier de la Légion d’honneur, médaille d’or de la Police nationale, marié et père de trois enfants, il est député RPR (1988-2002) puis UMP (2002-2007) dans la 8e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Il fut aussi membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté et de l’Union nationale inter-universitaire (UNI).

Il n’est pas candidat à sa réélection aux élections législatives de juin 2007 et est remplacé par Patrice Calméjane, son ancien suppléant, à l’Assemblée nationale."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Pandraud


LE CLIP D'ABD AL MALIK : 4'05



 



Sur Malik Oussekine, de Pandraud, dans Paris Match :

" (...)Robert Pandraud avait alors prononcé une phrase devenue célèbre tellement elle avait fait polémique à l’époque.
«La mort d’un jeune homme est toujours regrettable, avait-il déclaré dans une interview au monde, mais je suis père de famille, et si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais d’aller faire le con dans les manifestations.» «Malik n’a jamais pu passer son bachot, avait-il ajouté. Il est allé à l’école de tous les ratés de la bourgeoisie. Son frère passe pour un financier international douteux. Ce n’était pas le héros des étudiants français qu’on a dit...»

Robert Pandraud est par ailleurs connu pour être mêlé à l’affaire des HLM de la ville de Paris. Cet ancien président du RPR a en effet été mis en examen à plusieurs reprises, entre 1994 et 2009, pour «détournement de fonds publics», ou encore «recel d’abus de biens sociaux» pour avoir signé cinq contrats fictifs, alors qu’il était directeur de cabinet du maire de Paris Jacques Chirac. Il aurait notamment faussement fait salarier son collaborateur, l’ex-policier Rémy Halbwax à la Cofreth, une filiale de la Lyonnaise des eaux. 43 emplois qualifiés de fictifs sont ciblés au total par l’information judiciaire, qui touche une dizaine d’autres personnes dont Jacques Chirac lui-même, Daniel Naftalski, Michel Roussin ou encore Rémy Chardon. En septembre dernier, le procureur a requis un non-lieu pour l’ancien président et toutes les personnes mises en examen dans ce dossier. Jacques Chirac et ses comparses seront finalement jugés du 8 novembre au 8 décembre prochain par le tribunal correctionnel de Paris. Robert Pandraud sera donc mort avant d’avoir vu l’issue de ce procès fleuve.

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Robert-Pandraud-est-mort-168900/
Pour finir :
L’article très très drôle de BRAVE PATRIE SUR LA MORT DE PANDRAUD : 

"Robert Pandraud voltige vers les étoiles", par Didier Kala

Robert Pandraud est mort ce matin à Suresnes à l’âge de 81 ans. L’ancien ministre de la Sécurité Publique était apprécié pour son caractère entier - on disait volontiers de lui qu’il démarrait au quart de tour. L’annonce du décès de ce membre du bureau politique de l’UMP a eu un effet lacrymogène rue la Boétie, où ses camarades le pleurent à chaudes larmes.

Les feux de la rampe qui s’étaient braqués sur Robert Pandraud lors des désordres civils suivant l’annonce de la réforme Devaquet [1] ne lui rendaient pas justice. Car l’éclairage aveuglant sied mal au grand flic, plus habitué à se trouver de l’autre côté du spot dans la gueule.

Pour ce Ponot rugueux mais pudique, pendant janusien de son exubérant ami et ministre de tutelle Charles Pasqua, la célébrité passait mal. Il préférait de loin s’imprégner dans l’ombre des murmures du non-dit et déceler la poésie des sentiments que révèle en filigrane la rumeur sourde de la ville. Il faut dire que les RG aidaient bien de ce côté-là.

L’incident médical dont avait alors été victime un jeune étudiant avait bouleversé Robert Pandraud. Car Malik Oussekine était ce qu’on appelle aujourd’hui un Auvergnat, tout comme le ministre tant attaché à sa chère terre de volcans.

Marqué dans sa chair par ce triste événement, il redouble d’ardeur à la tâche. Dans le même temps, ébranlé par la fragilité d’une vie humaine, il laisse paraître un aspect de sa personnalité qu’on connaissait moins, la grâce aérienne d’une écuyère debout sur sa motocyclette.

Il se fait tour à tour défenseur d’un amour paternel total (« Je suis père de famille, et si j’avais un fils sous dialyse je l’empêcherais de faire le con dans la nuit » ) et promoteur acharné de l’avancement au mérite et de la justice de la vérité ( « Malik n’a jamais pu passer son bachot. [...] Ce n’était pas le héros des étudiants français qu’on a dit. » ).
En laissant libre cours à ses sentiments, Robert Pandraud a ainsi su rendre à la riche matière qui faisait sa vie, la police, une valeur humaine. On la méprisait auparavant, dorénavant on la craint. Ce qui est vachement plus humain en effet.

L’UMP unanime se presse aujourd’hui pour rendre hommage à Robert Pandraud, et les éloges s’accumulent, en tout cas jusqu’à ce qu’on soit sûr d’avoir retrouvé tous ses dossiers. Mais nous ne trouvons en définitive rien de plus à dire, en guise de salut, que l’épitaphe que ce cultivateur de jardins secrets s’était choisie : « Si j’étais mort, j’empêcherais ma nécro de faire la conne sur internet. » Notes

[1] Pour les plus jeunes de nos lecteurs : il s’agissait en termes d’agitation publique d’une espèce de CPE, mais avec des couilles.

http://bravepatrie.com/politique/robert-pandraud-voltige-vers-les,1525


Source : BELLA CIAO

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