Saint-Denis (93) : Bobines rebelles, festival du documentaire politique et social

Publié le par dan29000

 

 

 

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Bobines Rebelles
1er festival du documentaire politique et social dans le 93

Samedi 9 octobre à Saint-Denis

Festival : En programmant en continu, pendant une journée et une soirée, une série de films documentaires, nous voulons proposer un moment fort, permettant de créer une véritable dynamique de réflexion.

 

 

 

Documentaire : En revendiquant un point de vue clairement affirmé, le documentaire permet de faire apparaître une réalité qui, d'habitude, nous est cachée. Il favorise une démarche critique et l'émergence d'une consçience politique plus engagée.

Politique et social : A l'heure où les tenants du pouvoir nous imposent une pensée unique associée à une fausse bipolarisation politique, nous voulons partager nos interrogations, confronter nos dissidences. Indépendance politique et autonomie de pensée sont, aujourd'hui, une exigence sociale


Les débats

Les débats auront lieu après les projections soit dans la grande salle soit sur le plateau

Intervenants préssentiEs (En attente de confirmation au 16 septembre 2010).
12H : Marie Dolez, réalisatrice du documentaire Ma petite dignité.
16H15 : Eric Lebel, producteur de Tous comptes faits, Christian Jacquiau, écrivain, auteur du livre Les coulisses de la grande distribution, (Albin Michel), Michel Besson, animateur de la Scop ANDINES.
19H : Intervenants non encore déterminés.
Un festival à Prix libre

Le prix libre est une démarche politique, non marchande. Ce n'est pas pour autant la gratuité et, afin de donner un élément d'évalutation, les coûts de revient d'une place de cinéma et d'un repas seront affichés.

Concrètement, à l'accueil, seront distribués à prix libre des tickets d'entrée (un ticket pour l'ensemble des projections) et des tickets de repas.
Livres et DVD

en marge du festival toute la journée du samedi

Librairie et table de presse de la fédération anarchiste Littérature plus particulièrement anarchiste avec des textes pouvant compléter des situations ou des faits historiques évoqués dans les documentaires projetés.
Le Lieu

La Bourse du Travail de la ville de Saint-Denis (93) est située au 9/11 rue Génin. On peut également y entrer par la rue Bobby-Sands. Elle se trouve tout proche de la Porte de Paris, vaste carrefour où débouchent l'A1, l'A86, la N1... et station de nombreux transports en commun. Métro ligne 13, station "Porte de Paris", Bus : 170, 177, 255, 256, 168, 268.

JEAN VIGO (1905-1934) Le documentaire social se distingue du documentaire tout court et des actualités de la semaine par le point de vue que défend nettement son auteur. Ce documentaire social exige que l'on prenne position car il met les points sur les i. S'il n'engage pas un artiste, il engage au moins un homme. Ceci vaut bien cela. (...) Ce documentaire social devra nous dessiller les yeux.

Pour nous contacter bobines-rebelles@voila.fr

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Source : message reçu des organisateurs le 20 septembre 20h
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Programme

Samedi 9 octobre - 10h-22h30 à la Bourse du travail de Saint-Denis
10h : L'Asile du droit, de Henri de Latour, 2007, 54min.

En 2006, près de 40 000 personnes se sont présentées comme victimes de persécutions dans leur pays et ont demandé protection à la France. Dès leur arrivée, elles se sont adressées à l'OFPRA, l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides qui a statué sur la validité de leurs demandes : 92% ont été rejetées. Les demandeurs d'asile rejetés peuvent faire réexaminer leur dossier en faisant appel à la Commission des Recours des Réfugiés. C'est la plus grande juridiction française, elle est composée de magistrats issus de la société civile assistés par un représentant du Haut Commissariat aux Réfugiés et un autre de l'OFPRA. Cette année-là, la Commission des Recours des Réfugiés a annulé 4081 décisions de l'OFPRA, soit 14% des recours déposés. Le film expose le face à face souvent bouleversant de cinq requérants, assistés de leurs avocats et interprètes, avec la Commission, et l'attente des résultats affichés dans le hall.
11h : Ma petite dignité, de Marie Dolez, 2001, 52min.

Fanta K. est africaine, originaire de Guinée Conakry. Elle était fonctionnaire au Ministère des Finances, et menait une vie tranquille à Conakry avec son mari et son petit garçon. Et puis ça s'est gâté à la fin des années 80 entre les Malinkés et les Soussous, c'était la guerre, c'était la " vengeance ". Fanta K. est donc arrivée en France à 32 ans, fuyant les persécutions contre les Malinkés, avec son petit garçon dans les bras. Pendant huit ans, elle a mené une existence clandestine dans la région de Mantes-la-Jolie. Hébergée ici ou là, transportant ses valises de cousines en demi-sœurs, survivant avec quelques heures de travail au noir. Des heures de ménage, évidemment. Au bout de huit ans, après de nombreux refus, elle a obtenu un permis de séjour provisoire.

Pour Fanta, l'exil et la clandestinité ont entraîné une dégradation de ses conditions de vie qu'elle supporte très mal. Elle était comptable, elle ne trouve aujourd'hui que des emplois de service précaires. Elle et son mari avaient fait construire une maison à Conakry, elle passe aujourd'hui d'un taudis insalubre à un foyer d'accueil. Elle est dans un effort permanent pour survivre et surtout garder, comme elle dit, sa " petite dignité ".
13h : Un Poquito de Tanta verdad, de Jill Freidberg, 2006, 90min.

État de Oaxaca, Mexique, été 2006. Suite à la violente répression d'une grève des enseignants, la population descend dans les rues et force le gouverneur à quitter la capitale. La ville sera dirigée pendant près de six mois par une assemblée populaire constituée pour l'occasion. Des expériences similaires voient le jour à travers tout l'État. Certains comparent cette révolte à la commune de Paris, d'autres la nomme la première révolution d'amérique latine du XXIe siècle. L'histoire de ce mouvement est surtout marquée par l'utilisation que la population fit des médias. Ce film revient sur cet aspect particulier qui vit des dizaines de milliers de travailleurs, d'indigènes, de femmes au foyer et d'étudiants prendre quatorze stations de radio et une chaîne de télé, et les utiliser pour s'organiser et défendre leurs luttes sociales, culturelles.
14h30 : La Grippe du laissez-faire, d'Arthur Rifflet, 2009, 25min

Au Mexique, lorsqu'éclate la crise de la grippe porcine, le village de La Gloria, dans l'état de Veracruz, devient le centre d'attention médiatique et politique d'un monde en alerte sanitaire. C'est ici que serait apparu, chez un enfant de 5 ans, le " cas zéro " de la grippe H1N1. Pourtant, depuis plusieurs années, les habitants de la vallée de Perote dénoncent la contamination des sols, de l'eau et de l'air provoquée par les élevages industriels de porcs de l'entreprise Granjas Carroll, filiale de la multinationale Smithfield Foods. Ce documentaire prend le prétexte de la " pandémie " pour donner la parole aux résistances locales et dénoncer la collusion entre le pouvoir local et l'entreprise Granjas Carroll de Mexico.
15h : Tous comptes faits de Agnès Denis, 2008, 52min.

Les grandes surfaces ont pris une place incontournable dans notre quotidien. La France est le pays européen qui en possède la plus forte densité par habitant. On y trouve à peu près tout ce qui peut s'acheter. La plupart appartiennent à sept groupes qui captent la majeure partie de la consommation du pays, ce qui leur permet d'exercer leur puissance sur des milliers de fournisseurs. Une réussite spectaculaire et une concentration qui a ses raisons, mais aussi ses coûts. Des agriculteurs et des ouvrières du Nord, du Lot-et-Garonne et de la Vienne confient leurs difficultés et leur impuissance face à cette mécanique bien huilée qui les lamine et les élimine. Des voix issues de divers secteurs s'élèvent contre cette "hyper-puissance", des initiatives citoyennes se dressent sur son chemin, des politiques et des économistes pointent ses excès.

Rendre compte et faire les comptes à propos de la grande distribution, c'est ce que propose opportunément le film d'Agnès Denis.
16h : Tête de gondole, de Gérard Martin, 1998, 11min

Travailler, se dépenser dans le travail, était, pour Grégoire Philonenko une seconde nature. Après avoir enchaîné les petits boulots pour payer ses études de sociologie, il entre chez Carrefour comme gestionnaire du stock librairie. Pendant trois ans, il va se laisser happer par ce qu'il décrit comme un système d'exploitation : des horaires affolants, six jours sur sept, parfois vingt-quatre heures d'affilée, heures sup. bien sûr non déclarées, une compétitivité que l'on excite quitte à " tuer' ou à " se tuer ", et toujours, " on positive ". Et puis, un jour, une erreur de 9 francs sur le prix d'un scooter et le licenciement.
17h : Bilin my love, de Shai de Carmeli Pollack, 2006, 85min

Documentaire coup de poing sur le quotidien du village de Bilin qui essaie, par le biais d'un comité populaire contre le mur, de résister pacifiquement à la confiscation de la moitié de ses terres pour les besoins de la construction du mur. Immergé dans cette lutte aux côtés des Palestiniens, Shai Carmeli Pollack la filme de l'intérieur et sur le vif.
18h30 : Alexandre Marius Jacob, (Pourquoi j'ai cambriolé, une figure de la reprise individuelle), de Thomas Turner et Laurent Termingon, 2005, 26 min.

C'est vers l'âge de 12 ans que Marius Jacob (1879 - 1954) commence sa vie comme mousse au port de Marseille. Quelques années plus tard, il s'intéresse aux théories anarchistes. Infiltré dans le milieu, il collabore à un journal de propagande et participe à la fabrication d'explosifs. Cela le conduit à 6 mois de prison et à une implication définitive dans la doctrine anarchiste. Après plusieurs cambriolages et démêlés judiciaires, en 1900, il organise une bande de voleurs que la presse de l'époque nomme "les travailleurs de nuit". Ils effectuent pendant 3 ans des cambriolages de génie, dont le butin sert à financer des œuvres libertaires, aider des familles d'amis envoyés en prison et autres redistributions. Leurs objectifs sont de mener un combat contre les riches et de dénoncer l'asservissement du peuple au profit de la classe dominante. Le 21 avril 1903, lui et deux de ses compères sont arrêtés à Abbeville. Après 2 années de nombreux procès, ils sont envoyés au bagne, la bande est démantelée. Seul Jacob en reviendra 25 ans plus tard.
20h15 : Choron dernière, de Pierre Carles et Eric Martin, 2008, 98min.

Même refroidi, Georges Bernier (1929-2005), alias le Professeur Choron, continue de foutre sa merde. Au milieu des frasques éthylopathétiques pas toujours du meilleur goût, on retrouve quelques-unes des vidéos " bêtes et méchantes " dont Choron avait le secret et aussi un lot d'anecdotes inédites, comme l'irrésistible évocation de son expérience de troufion giton. C'est ainsi que Choron est grand !

Des changements de dernière minute peuvent éventuellement affecter la programmation. 


Source : message reçu des organisateurs le 20 septembre 20h

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