Saint-Etienne : visite critique déambulatoire avec J-P Garnier

Publié le par dan29000

Visite critique de saintÉtienne – Samedi 26 mai

BALADE DÉAMBULATOIRE DANS SAINT-ÉTIENNE


Saint-Étienne, une « ville en mutation », qui essaye par vagues de grands projets urbains de se faire sa place dans l’Eurométropole lyonnaise — marketing territorial oblige — afin de peser dans la « concurrence libre et non faussée » entre les grandes métropoles européennes.

Ces dernières années, à grands coups de pelleteuses et bulldozers, on chambarde les places, les parcs et les immeubles de Saint-Étienne. Nos quartiers se métamorphosent sous nos yeux et nous nous trouvons dépossédé-e-s de notre environnement.

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Pour nous, il est intéressant et primordial de revenir sur ces transformations pour nous réapproprier nos vi(ll)es et pour comprendre ce que nous préparent nos décideurs par une observation et une analyse critique de la situation.

C’est pourquoi le collectif Mur-mures / Manuela Rodriguez organise, dans la ville, une visite de quelques lieux en mutation en compagnie de Jean-Pierre Garnier, sociologue et urbaniste.

Lieu de départ et rendez-vous : place Fourneyron à 10h30. Pause pique-nique tiré du sac vers 12h30, au nouveau parc François Mitterrand, avant de poursuivre la visite dans l’après-midi.

MUR-MURES / MANUELA RODRIGUEZ :
Est un collectif anticarcéral membre de l’espace autogéré La gueule noire. Nous organisons régulièrement des manifestations autour de la question de l’enfermement au sens large et sous ses diverses facettes : psychiatrique, carcéral, technologique, policière, urbanistique, etc.

Contacts :
Mur-mures / Manuela Rodriguez,
Chez La gueule noire,
16 rue du Mont, 42100 Saint-Étienne

JEAN-PIERRE GARNIER :
Chercheur et enseignant en sociologie urbaine, Jean-Pierre Garnier est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la politique urbaine. Avec Denis Goldschmidt : La comédie urbaine ou la Cité sans classe, Rupture 1977 ; Le socialisme à visage urbain, Essai sur la locale-démocratie, Maspero, 1977.
Seul : Des barbares dans la cité, Flammarion, 1996 ; La bourse ou la ville, Paris-Méditerranée, 1997 ; Le Nouvel Ordre local, L’Harmattan, 2000 ; Préface à La cité à travers l’histoire de Lewis Mumford, Agone 2010.
Son dernier livre, Une violence éminemment contemporaine – Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires (Éditions Agone, mars 2010), est une synthèse de quarante ans d’observation des réalités urbaines et d’analyse critique des discours dont elles font l’objet. D’un côté, des espaces « requalifiés » réservés aux gens de qualité, et de l’autre des couches populaires reléguées à la périphérie. « Violences urbaines », « crise du logement », « relégation » et « gentrification » sont autant de symptômes dont le « traitement » étatique se fait de plus en plus sécuritaire.
Il tient la rubrique « Le capital dans tous ses espaces » dans le mensuel Article 11 et une chronique sur le blog des éditions Agone. Il est par ailleurs membre du comité de rédaction de la revue Espaces et Sociétés dans laquelle il a co-piloté plusieurs numéros spéciaux : « Repenser l’’espace et le politique », « Les aléas de la patrimonialisation urbaine », « Où est passé le peuple ? ».

 

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