Saint-Ouen, espace 1789 : "Et nous brûlerons une à une les villes endormies", de Sylvain George

Publié le par dan29000

"ET NOUS BRULERONS UNE A UNE LES VILLES ENDORMIES"

Espace 1789 à Saint Ouen
Vendredi 13 Janvier 2012 à 20h30
http:// www.espace-1789.com/ cinema.php?id=853

Texte, images et mise en scène: Sylvain George
Création lumière: Remi Godfroy
Free noise, blues, samples: Diabolo"

avec Valérie Dréville

Nous vous invitons à découvrir la création " Et nous brûlerons une à une les villes endormies ..." , le 13 janvier 2012 à l' Espace 1789 de Saint-Ouen à 20h30 .

 

 


Né de la rencontre entre le cinéaste et metteur en scène Sylvain George et la comédienne Valérie Dréville lors de leurs résidences respectives au CENTQUATRE, le projet est né du carnet de bord tenu depuis 5 ans par Sylvain George lors de ses tournages auprès des migrants , et notamment dans « la jungle de Calais ».

Il a obtenu le soutien de la DRAC Ile de France et a été créé durant le Festival d'Avignon 2011 dans le cadre de la 25ème heure. Depuis cette performance à la croisée des chemins et des médiums n’a cessé d’évoluer faisant dialoguer lecture, témoignage, projections d’images cinématographiques et musique .

Réagissant à l'actualité la plus immédiate, travaillant sur l’extrême contemporain” comme sur les images et événements les plus lointains qui peuvent lui répondre, Et nous brûlerons une à une les villes endormies… se propose d ’aborder de façon poétique et expérimentale, la problématique des lieux d’enfermement, de mise à l’écart des personnes dites migrantes, de montrer comment ces zones, espaces physiques de relégation sont aussi un processus informel et expérimental de contrôle et d’assignation des corps.

Georges Banu écrit : Le cinéaste Sylvain George incarne tout d’abord une conduite. Son intransigeance est exemplaire et, depuis ses débuts, il ne s’en est jamais éloigné. Intransigeance qui est la sienne à l’égard du monde aussi bien que de l’art, affirmée au prix de combats menés avec acharnement, sans reddition aucune. En prise avec le présent le plus immédiat, il s’est impliqué dans un de ses nœuds les plus douloureux : celui du destin des sans-papiers. Être parti de là-bas, sans être arrivé quelque part… Être du bord ! Sylvain George a osé plonger dans ce qui fut un enfer moderne, l’enfer de Calais, et là-bas, il a rencontré, il s'est immergé, directement, sans médiateur, dans « la douleur du monde ». Il l’a auscultée, habité d’une irrépressible révolte. Ses mots comme ses images nous projettent, aujourd’hui, devant un noir pur, le noir de l'au-delà de la nuit. Sylvain George est en effet le veilleur d’une nuit dont il a éprouvé l’insupportable excès et dont il est ressorti pour dire toute la détresse. Et ainsi, comme à des Macbeth modernes, il nous fait perdre le sommeil. Aujourd’hui, après que Sylvain George a eu comme partenaire le grand Archie Shepp, c’est Valérie Dréville qui, avec le courage qui lui est propre, s’associe à cette aventure. Actrice de tous les possibles, elle se lance dans le « noir pur » de Sylvain George pour faire entendre les échos et retrouver les traces de l’enfer de Calais.

Au plaisir de vous accueillir parmi nous à Saint-Ouen,

Marie Camoin.
pour Noir production

Production Noir Production

avec le soutien du CentQuatre, de la DRAC Île-de-France, du Festival d'Avignon, de la Fondation Abbé Pierre.

 

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Lire aussi notre article sur le documentaire de Sylvain George :


Qu'ils reposent en révolte

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