Scop : un avenir pour les salariés ?

Publié le par dan29000

Au-delà de SeaFrance, les SCOP sont-elles l'avenir des salariés ?


Au-delà de SeaFrance, les SCOP sont-elles l'avenir des salariés ?
Le Relais à Bruay-La Buissière: 350 salariés y composent la plus grande SCOP de la région. PHOTO ARCHIVES DELPHINE PINEAU

Les sociétés coopératives et participatives (SCOP) font de leurs salariés des actionnaires qui partagent autrement leurs profits et qui élisent leurs patrons. La SCOP a le vent favorable dans notre région comme l'atteste l'intérêt de salariés de SeaFrance dont le projet est réexaminé demain à Paris en prétendant livrer la solution clef en main d'une nouvelle réussite collective

Aux patrons de gauche les SCOP. Aux patrons de droite toutes les autres, c'est une caricature à la dent dure. À la prendre au pied de la lettre, les 92 patrons de gauche qui gèrent le destin collectif de 2 700 salariés dans le Nord - Pas-de-Calais semblent plus performants que les dirigeants à sociétés de capitaux plus traditionnelles. Leurs SCOP affichent un meilleur taux de survie après trois ans (74 % contre 66 % pour les autres en moyenne). Le pourcentage des salariés qui restent en poste après deux ans est de 80 % et ces PME paraissent plus solides en trésorerie que la plupart des autres.

Logiques

« Il y a dans les SCOP des réserves impartageables, ce qui renforce les dotations en fonds propres et la capitalisation, donc la solidité globale des entreprises », explique Dominique Crépel, président de la caisse régionale de l'économie sociale et solidaire et administrateur de l'imprimerie Artésienne, une SCOP liévinoise de 60 salariés.

Bilans établis, cette solidité favorise le développement économique local et organise un partage différent du profit. « La répartition des résultats se fait en moyenne ainsi : 49 % pour la participation et l'intéressement (contre 5 % ailleurs), 12 % pour les dividendes et la rémunération du capital, et 39 % pour l'investissement », estime Jean-Marc Florin, directeur de l'union régionale des SCOP. Qui était hier en plein travail avec les Hebdoprint, imprimeurs liquidés cet automne avec les déboires de Comareg, plus de 150 salariés concernés à Lomme. Le message vaut également pour SeaFrance demain : la SCOP peut être une solution pour rebâtir un projet collectif de maintien de l'emploi et de l'activité. Les Hebdoprint peaufinent ainsi leur dossier pour reprendre une partie des actifs et sauver 70 emplois. Et dans une SCOP, on décide ensemble : ici, 42 % pour les investissements, 43 % pour la participation en faveur de tous les salariés (pas seulement les actionnaires) et 15 % en dividendes pour inciter à la prise de parts sociales. Jean-Marc Florin insiste : « La SCOP met le co-entrepreneuriat en valeur et le principal capital est humain. On dit que dans une SCOP on est tous patrons. C'est faux. Il y a toujours un leader, un mandataire social qui parle au nom des autres mais qui est élu selon le principe un homme une voix, quels que soient les apports en capital des uns et des autres. » C'est la grande différence avec les sociétés de capitaux. Depuis dix ans, les SCOP de la région ont généré deux fois plus d'emplois qu'à leur création. Avec une soixantaine d'emplois nouveaux en solde net des créations chaque année. Et avec une quarantaine d'emplois supplémentaires créés en voyant naître de nouvelles entreprises.

www.scop.coop

PAR YANNICK BOUCHER

 

Source : La voix du nord

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Mitsuko 05/01/2012 08:09


Ca me semble être une très bonne idée et une excellente initiative ...


J'espère que ça va amener des gens à reprendre confiance car la Scop est certainement une piste pour un avenir pour les salariés ... Je l'espère vraiment
...


Ca montrera aussi aux dirigeants qu'ils sont vraiment mauvais dans tous les sens du terme ...

dan29000 05/01/2012 08:48



les scops sont une très bonne id sur tous les plans, on sait que cela fonctionne bien, que c'est viable, que les travailleurs en sont contents, etc....