Sortir du nucléaire, la piste de Thierry Salomon, du réseau négaWatt

Publié le par dan29000

 

 

désobéirEolien, photovoltaïque, biomasse… C'est par où la sortie du nucléaire ?

Connaissez-vous le nom de Thierry Salomon ? Moi non plus, jusqu'à mardi. Thierry Salomon est le président du réseau négaWatt, un réseau d'ingénieurs qui, depuis 2003, travaillent à l'élaboration d'un scénario de sortie de la France du nucléaire.

Le Monde de mardi consacre une pleine page (réservée aux abonnés) à ce « scénario », sous la signature de Hervé Kempf. Si Kempf, bon spécialiste, a eu recours à Salomon, on peut donc en déduire que Salomon et son réseau négaWatt sont, en France (et peut-être même dans le monde) aux avant-postes de la recherche sur les énergies de substitution au nucléaire.

Et pourtant, une recherche Google News sur le nom de Thierry Salomon ne livre rien, ou pas grand-chose, ce qui donne une idée du haut intérêt médiatique (y compris ces derniers jours) pour les réflexions concrètes, chiffrées, sur les possibilités de sortie du nucléaire.

Sortir du nucléaire ? Aux alentours de 2050

Je ne vais pas vous résumer le scénario de Salomon. Achetez Le Monde, pour une fois (il est encore en vente ce mercredi matin à Paris, toute la journée en province). En gros, le scénario négaWatt repose sur trois piliers :

  • sobriété énergétique,
  • efficacité énergétique,
  • énergies renouvelables.

Au premier chapitre, Kempf donne l'exemple de la suppression des pubs en vidéo dans le métro parisien (j'espère, je veux croire, je suis certain, qu'il ne s'agit là que d'un exemple pédagogique, compréhensible par tous, et que la palette des mesures proposées est beaucoup plus étendue).

Au dernier chapitre, le plus attendu par les sceptiques et les ricâneurs (« alors, vous le remplacez par quoi, le nucléaire ? Les gaz de schiste  ? »), négaWatt compte sur l'éolien, le photovoltaïque, et la biomasse. Au total : sortie possible aux alentours de 2050.

Que vaut ce scénario ? Je n'en sais rien. Je ne suis pas expert. Kempf lui-même formule d'ailleurs une sobre réserve, écrivant que ce scénario « a le mérite d'être sur la table », manière polie de dire qu'il est améliorable ou, plus crûment encore, qu'à ce stade il n'est que le début de l'ébauche d'un commencement de réflexion. Peu importe.

Cette réflexion est urgente. Bien plus urgente, me semble-t-il, que de s'empailler sur le référendum, ou sur l'indécence. Elle était d'ailleurs déjà urgente avant Fukushima mais au milieu, comme toujours, de tant d'autres urgences…

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sebastienperrier 17/03/2011 11:32



Bonjour, je ne suis pas certains que la France sorte du nucléaire malheureusement.


Deux bombes atomiques n'ont pas convaincus les Japonais de l'horreur de cette énergie alors qu'ils sont assis sur un baril de poudre avec les volcans et les déplacements des plaques tectoniques,
alors malgré le bon sens du peuple français je doute...


D'ailleurs n'imaginez pas que les Japonais vont abandonner le nucléaire. Au contraire, quand ils auront surmonter le problème ils se sentiront pousser des ailes......


 



dan29000 17/03/2011 12:30



Vous semblez assez pessimiste...ou lucide, bon on va dire pessimiste, mais si on essaie pas de se battre contre cette calamité, nous sommes certains de ne pas en sortir, et les choses ne sont
jamais acquises éternellement....



Mitsuko 17/03/2011 07:23



Bonjour Dan,


La seule chose que j'ai envie de retenir c'est que la réflexion est urgente ... et ça m'angoisse de lire "Elle était d'ailleurs déjà urgente avant Fukushima mais au milieu, comme
toujours, de tant d'autres urgences ...


Et je peux te dire que ça ne me rassure pas du tout ...


Bon jeudi à toi, Dan. A bientôt. Bises.


Mitsuko



dan29000 17/03/2011 09:49



si la catastrophe est terrible pour nos amis Japonais, et cela n'est  hélas pas achevé, le pire peut être à venir, cela sera sans nul doute une bonne chose pour le reste du monde car le
programme du tout nucléaire de plusieurs pays va être remis en cause et le débat va s'ouvrir de force, contre les lobbys, aussi forts soient-ils...