Souffrances au travail : Apocalypse now, par Martine Lozano

Publié le par dan29000

« Apocalypse Now »

 

 

de : MARTINE LOZANO

 

 


 

La revue « Santé et travail » montrait que le Mal-être, la dépression,le suicide...sont important dans le monde du travail . La revue s’interrogait ? « pourquoi le travail fait souffrir » ? Ce dossier montrait que 37 % de femmes et 24 % d’hommes sont touchés par des symptômes dépressifs ou anxieux chez les salariés. Est noté également la souffrance psychique liée au travail, les mauvais traitement et les humiliations . La revue s’appuyait sur l’étude de (Santé Mentale Observatoire Travail- en région Centre) du Département santé travail de l’Institut de veille sanitaire (INVS ) menée sur plus de 6 000 salariés. L’expérimentation menée dans la région Centre a été élargie au Poitou-Charente et aux Pays de la Loire puis en Rhône-Alpes (dans l’Isère et le Rhône). plus récemmennt : « Apocalypse Now » : c’est le titre d’un rapport récent rédigé par un collectif des médecins du travail de l’Ain pour expliquer la dégradation des conditions de travail et de l’apprauvissement de la médecine du travail par la diminution des serivces de santé au travail. En effet , avec la crise les conditions de travail se dégradent.En Europe on constate 74000 décès par an par des substances chimiques et dangereuses : les accidents du travail sont également en hausse ; (+ 1,1 %), ainsi que les maladies professionnelles (+ 2,7 %) ; comme par exemple Les risques psychosociaux et les troubles musculo-squelettiques (Tms) sans compter la souffrance du chomage et celle générée par les licenciements massifs . "Les entreprises préfèrent payer une amede que de prévenir les risques" la prévention est mise à mal. les suicides sont importants sur le lieu de travail : l’actualité est là pour le démontrer : france télécom , la poste ;; ;; L’intensification du travail peut entraîner des suicides à répétition comme par exemple c’est le cas de nos jours. Selon un enquête récente « 300 à 400 » salariés se suicideraient chaque année sur leur lieu de travail. Ce qui reste très symbolique. L e vivre ensemble s’est dégradé, la solidarité avec la multitude de contrats s’étiole, l’arbitraire se généralise. Aujourd’hui c’est la chasse au temps mort. C’est le management par le stress pour répondre à la demande du client de plus en plus exigeante, c’est l’individualisme doublée d’une compétition entre salariés avec un recours massifs aux contrats à durée déterminée, l’intérim , les CNE . L’entreprise est elle devenue un lieu de souffrance ? s’est elle transformée en champ de bataille avec ses guerriers ?


La revue « santé et travail » s’intéressait à la prévention des risques psychosociaux au travail, (RPS) en matière de prévention au travail. On y apprenait que les accords signés dans un tiers des entreprises de plus de 1000 salariés laissent à désirer. De plus ces accords occultent l’articulation entre le stress et le travail. En effet « Au lieu de mettre en avant le fait que l’organisation du travail ne donne plus aux salariés les moyens dont ils ont besoin pour faire un travail de qualité, elle fait reposer sur les personnes la responsabilité de leur stress. » le stress pour les salariés serait la conséquence « d’un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face » En d’autres termes ON FAIT REPOSER SUR LE salarié LA RESPONSABILITÉ DE son STRESS. Le salarié stressé ne peut s’en prendre qu’à lui-même. En conclusion, « la personne doit se soigner alors qu’elle fait justement une maladie de ne pas pouvoir soigner son travail.


Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm qui a refusé la lésion d’honneur déclare : "Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux… » " Risques psychosociaux et Tms ou bien exposition simultanée au bruit et à un ou des solvants : les combinaisons peuvent être nombreuses. "


Dans un marché du travail dégradé, les jeunes , les femmes et le s séniors souffrent. Dans un marché du travail sain, les trois s’intègrent bien sans compter que La réforme des retraites va aggraver le chômage des jeunes et des Séniors, le taux de chômage des femmes , la précarité et la pauvreté.

rappelons que SUR LES SENIORS : le taux d’emploi est le plus bas d’Europe, il n’a pas bougé depuis 2003 car le patronat se débarrasse des seniors par de méthodes de management stressantes, pénibles voir inhumaines.

 

Martine Lozano militante associative

 

 

 

 

SOURCE / BC

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