Suisse, Lucerne : fête de rue anticapitaliste, le 30 avril au Theaterplatz

Publié le par dan29000

 

 

Suisse


Le 30 avril 2011 aura lieu à Lucerne une fềte de rue anticapitaliste. Voici la traduction française de l’appel de nos camarades de l’Anarchistische Aktion Zentralschweiz. Le rendez-vous est au Theaterplatz à 14h30 avec des sonos mobiles. A 18h, il y aura un rassemblement au pavillon au bord du lac et des concerts de Wazomba (BE, Ska/Reggae/Klezmer/Polka), Burning Drop (ZG, Reggae/Ragga/Ska/Dub) et Mer2We (LU, Hip Hop) avec des stands d’info, des discours, de la bouffe, une buvette et bien plus encore...


La vie à la place de la domination

En tant que groupe co-organisateur de la fête de rue, on voudrait se présenter brièvement. L’Anarchistische Aktion Zentralschweiz (AAZ) existe maintenant depuis un an et demi. Nous sommes une association de différents individus attachés à l’idée de l’anarchie et ainsi contre toute domination. Nous nous réjouissons toujours quand des gens s’intéressent pour les mêmes idées et évidemment encore davantage si des gens viennent directement vers nous.

Les structures de domination nous empêchent de vivre nos vies librement de manière auto-déterminée et selon nos désirs et nos idées individuels. Elles ne peuvent être abolies que par des actions directes puisque le pouvoir et la domination ne cessent de se reproduire et ne comptent donner aux gens insatisfaits que tant de droits que le maintien de la domination sur nos vies permet.

Seule une pratique émancipatrice ciblée peut mettre un terme à la reproduction du pouvoir et de la domination qu’on subit. Car il est évident que les profiteurs de notre exploitation quotidienne n’abandonneront pas leur position de pouvoir de leur plein gré. La gestion de la soi-disant « liberté démocratique » ne sert en réalité qu’à l’apaisement des tensions sociales. Les partis et les syndicats y jouent le rôle de médiateurs entre les dominants et les dominés comme l’Eglise à l’époque du féodalisme. Peu importe où des gens s’organisent, il ne faut en général pas attendre bien longtemps les représentantEs se présentant comme celles et ceux qui apporteraient le salut et ayant la gentillesse d’aller négocier les revendications avec les puissants. En réalité, ils garantissent que l’ordre dominant n’est pas mis en question en tant que tel et ainsi, ils consolident les structures de domination et rendent impossible toute libération réelle. En plus, ils divisent les mouvements en « bons » et en « méchants ». Les « bons » ont le droit d’exprimer leur indignation par des chemins de lumière et, dans le meilleur des cas, d’aller discuter leurs revendications avec les gestionnaires de la catastrophe tout en buvant des flûtes de champagne et en mangeant des canapés au saumon. Les « méchants », qui ne sont pas prêts à réduire leurs revendications au minimum afin de servir à tout prix à l’apaisement du conflit, sont diffamés comme « casseurs apolitiques » et criminalisés.

Les mensonges et les hypocrisies de tous les partis politiques ne font que voiler les circonstances actuelles et nous donnent l’illusion d’avoir un choix dans nos vies. Ils inventent des nouveaux contes de fées tous les jours et sans doute, ils ne savent même pas eux-mêmes à quel point leurs technologies sont effectivement dangereuses. Que ce soit la contamination radioactive ou génétique ou les dangers de la nanotechnologie, qui pourrait bien évaluer les dégâts que ces technologies relativement jeunes pourrait causer à l’écosystème ? Au plus tard quand il sera trop tard, on le saura. Etant donné les milliards que les patrons industriels gagnent avec, il n’est pas étonnant qu’ils préfèrent se taire par rapport au risques. Ils détruisent notre terre et lorsque la catastrophe est là, des pertes humaines sont encore davantage considérées comme dommage collatéral. Et une chose est sûre : tant qu’une possibilité de fuite existe, les patrons enverront d’autres pour aller nettoyer.

L’origine du 1er mai est l’appel à la grève générale aux Etats-Unis en 1886. Dans les événements qui ont suivis, une explosion a eu lieu pendant une manifestation. Ensuite, la police a commencé à tirer, de nombreux manifestants ont été tués et blessés. La répression étatique arbitraire qui a suivie a conduit à l’arrestation de 8 anarchistes engagés dans le mouvement ouvrier, dont 5 ont été assassinés. Aujourd’hui, le 1er mai devient de plus en plus un jour de fête dépourvu de contenu où l’on trinque sur les discours hypocrites des politicienNEs en mangeant des saucisses à rôtir.

Pour créer une perspective ayant le potentiel d’apporter des changements sociaux profonds, il ne suffit pas de s’envoyer des fleurs de manière rituelle. La création d’espaces où l’on peut vivre une culture auto-organisée et s’épanouir constitue un point important. Des espaces libres afin de se rencontrer, de s’organiser et de partager des idées pour un avenir sans domination.

Allons à la danse anticapitaliste !

 

Source : Le réveil

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Mitsuko 27/04/2011 07:45



Bonjour Dan,


J'avoue aimer ce que je viens de lire sur cet article ... Bien évidemment, je ne suis pas d'accord avec tout mais il y a des choses qui me plaisent bien,
voir qui peuvent me tenter un peu ...


De plus, c'est une belle initiative que de faire une fête de rue anticapitaliste ... c'est intéressant et ça peut aussi permettre de rencontrer des gens qui
sont totalement différnts et ça peut nous apprendre beaucoup ...


Bon mercredi à toi, Dan. A bientôt. Bises.


Mitsuko



dan29000 27/04/2011 13:33



oui cela semble sympa, c'est juste...