Taxer les complémentaires : Sarkozy mécontente mutuelles et associations

Publié le par dan29000

 

La taxation des complémentaires mécontente mutuelles et associations

La taxation des complémentaires mécontente mutuelles et associations

La rigueur est décidément de mise partout. Dans le cadre du plan anti-déficit que le gouvernement a présenté le 24 août dernier, il est notamment prévu de doubler la taxe sur les complémentaires santé. Matignon espère ainsi récolter plus d’un milliard d’euros. Mutuelles et associations montent au créneau pour dénoncer "une mesure injuste, incohérente et inefficace".

Nouvelles victimes de la crise, les mutuelles santé. Le gouvernement, qui cherche des pistes pour tenir ses objectifs de réduction des déficits malgré l’absence de croissance, envisage de doubler la taxe sur les contrats "solidaires et responsables". Ces contrats, qui sont devenus la norme chez les complémentaires santé, devraient ainsi à l’avenir être taxés à 7% contre 3,5% de 2010 jusqu’à présent, et une exonération complète auparavant. Ce projet concernerait, de façon inégalitaire, la plupart des français. Le Premier ministre François Fillon a en outre indiqué que les autres contrats devraient également être soumis à une augmentation de leur taxe, passant à 9%.

Alors que plus de neuf français sur dix ont souscrit à une mutuelle de santé, cette mesure annoncée irrite tout particulièrement les mutuelles et les associations. Etienne Caniard, président de la Mutualité française a été le premier à faire part de son mécontentement : « Quelqu'un qui n'a plus de complémentaire santé, ou qui a une complémentaire santé de moindre qualité, parce qu'il ne peut plus se payer une couverture d'un niveau suffisant, risque d'avoir recours aux urgences hospitalières par exemple, plutôt que d'appeler son médecin libéral quand son enfant a de la fièvre ».

Le groupe Istya, qui protège 6 millions de personnes et comprend notamment la puissante Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN), juge pour sa part que « d’années en années, le gouvernement démantèle la solidarité nationale, rend plus difficile l'accès aux soins des Français et favorise la médecine à deux vitesses ». Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), la FNATH (accidentés de la vie) et l’UNAF (familles) constatent pour leur part que « le gouvernement Fillon est capable de grever un peu plus encore le pouvoir d’achat des Français, et des usagers du système de santé en particulier, en décidant indirectement de l’augmentation du coût des contrats des complémentaires santé ». Et les micros sont loin de s’éteindre. Les réactions se multiplient en ce moment même.

 

 

Source : Care Vox 

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