Toulouse : campement anti-loppsi 2 à la prairie des filtres

Publié le par dan29000

 

CAMPEMENT ANTI-LOPPSI À LA PRAIRIE DES FILTRES

 

Nous vous invitons au village libre…
Il est composé d'habitats mobiles, légers, alternatifs, que vous pourrez visiter. Vous pourrez aussi suivre des ateliers (vie pratique, arts, spectacle…) et nous rencontrer sur ce lieu de vie que nous voulons agréable, pour vous et pour nous.
Informez-vous sur la Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI) et plus généralement, sur les politiques sécuritaires. Sur place, à l'infokiosk, vous trouverez les textes de lois, des analyses et des gens pour en parler.

 

Programme de la semaine du 31 janvier au 6 février 

 

Lundi

7h — Rendez-vous au campement pour action «code jaune».
10h — Rendez-vous pour l'action «code vert».
15h — Débat politique au campement sous le Zôme : «Les organes vitaux du système».
19h30 — Soirée à la Chapelle. Information sur la LOPPSI2, débat public.

 

Mardi

12h — Assemblée générale sous le Zôme.
14h — Rendez-vous au TGI pour soutenir Olivier (vélorution).
17h30 — Dans le cadre de la semaine contre la répression organisée par l'AGET-FSE, projection de Braves gens n'ayez pas peur, documentaire sur les lois sécuritaires à l'institut d'Études Politiques.

 

Mercredi

14h45 — Rassemblement avec le RAAL à Foix pour soutenir les personnes qui ont réquisitionné la préfecture sont convoqués au commissariat de Foix à 15h.
Après-midi — Atelier origami avec les enfants au campement.

 

Jeudi

14h — Conférence débat sous le Zôme : «Neurosciences, physique quantique,                     mathématiques…»
17h — Assemblée générale sous le Zôme.
20h30 — Table ronde avec les associations, les organisations militantes.

 

Vendredi

Action clownesque / atelier méditation / atelier botanique.

 

Samedi : Mobilisation nationale

Rendez-vous à 12h au camp pour préparer l'action.
Assemblée générale au retour sous le Zôme.

 

 

Le camp de yourtes et de tipis prend racine Prairie des Filtres

 

Une colonne de fumée s'élève au milieu des tipis, tentes et autres yourtes. Nous sommes en plein cœur de Toulouse, à la prairie des Filtres, où une cinquantaine de personnes campe depuis dix jours. Ils protestent contre les lois sécuritaires, comme la Loppsi 2, qui rend, notamment, les squats et les habitats précaires hors la loi.

 

 

Ce «village de la résistance» est une première dans une grande ville. Les occupants veulent d'ailleurs en faire un symbole du «bien vivre et du vivre ensemble». Ici, «toutes les décisions sont prises en assemblées générales», explique Loïc avant de faire visiter le camp. «On est en autogestion, ce qui veut dire que tout le monde veille sur tout le monde», ajoute Jean-Philippe. «De la bienveillance, pas de la surveillance», insiste Anna, ancienne assistante sociale qui a décidé de changer de vie et d'habiter un camion.

 

Car c'est bien pour dénoncer cette «surveillance grandissante» et alerter la population qu'ils ont planté leur tipi à la prairie des Filtres.

 

La majorité des personnes du campement habite dans des habitats alternatifs à l'année et aucun ne souhaite abandonner cette liberté de vie. «On ne se reconnaît pas dans le système actuel et on a décidé de construire un monde différent», explique Anna. Ils veulent «réveiller les consciences», et ne comptent pas lever camp tout de suite. Mais après 10 jours sur la prairie, des voix s'élèvent pour demander leur départ. Des riverains soutiennent l'action, en leur fournissant le wifi, ou une aide matérielle, mais d'autres commencent à trouver le temps long. Certaines associations estiment que la tranquillité n'est plus assurée et que la prairie des Filtres n'est pas préservée.

 

Négociations

 

À la mairie, on assure que des négociations sont en cours. Vendredi soir, des représentants des campeurs ont été reçus par trois adjoints (Claude Touchefeu, Nicolas Tissot et Monique Durrieu). Ils leur ont signifié qu'il n'est pas possible d'occuper l'espace public, et continuent les discussions. Mais aucune échéance n'est avancée pour le moment sur le départ des campeurs. Les manifestants espèrent de leur côté rester le maximum de temps, afin que leur action fasse des émules dans d'autres villes françaises. 

 

Leur presse (Pierre Vincenot,
La Dépêche), 26 janvier.

 

Source : Jura libertaire

Publié dans environnement

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