Tunis : décès du photographe français Lucas Mebrouk Dolega, victime de la police

Publié le par dan29000

 

LUCASDécès du photographe français blessé à Tunis


 

 

Un photographe franco-allemand de l’agence EPA Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, est décédé dimanche à Tunis de ses blessures à la tête, après avoir été «délibérément pris pour cible» vendredi par la police tunisienne, accusent son agence et Reporters sans frontières (RSF).

Le jeune photographe, né à Paris de mère allemande, journaliste, et de père français, médecin, couvrait les manifestations à Tunis devant le ministère de l’Intérieur, quand il a été atteint vendredi en début d’après-midi par un tir de gaz lacrymogène tiré «à bout portant» par un policier tunisien, selon un de ses confrères, Julien Muguet.

Touché à l’oeil et à la tempe gauche, il avait été opéré en soirée à l’Institut national de neurochirurgie de Tunis, puis placé en coma artificiel après que son état se fut dégradé. Samedi les services consulaires français s’étaient montrés très pessimistes qualifiant son état de «très critique».

Pour le responsable du bureau d’EPA (European Pressphoto Agency) à Paris, Horacio Villalobos, la mort de Lucas est un «véritable assassinat».

«Si un policier tire, comme ça a été le cas, une grenade lacrymogène à cinq mètres de distance en visant la tête, c’est dans l’objectif délibéré de blesser et même de tuer. Pour moi, en tant que collègue et ami de Lucas, je considère qu’il s’agit d’un véritable assassinat. Ce n’est pas une balle perdue», a déclaré M. Villalobos à l’AFP.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a d’ailleurs demandé que «toute la lumière soit faite» sur le décès du photographe et sur l’éventuelle responsabilité des forces de l’ordre tunisiennes.

«Toute la lumière doit être faite sur cette tragédie, et l’enquête doit explorer la piste d’un acte intentionnel de la part des forces de l’ordre. Nous soutiendrons, dans tous les cas, les poursuites engagées par les proches de la victime, le cas échéant», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Lucas Mebrouk Delgado, rappelle RSF, «est le premier photographe français mort dans l’exercice de ses fonctions depuis 1985, et le premier journaliste étranger à trouver la mort en Tunisie».

Horacio Villalobos a par ailleurs indiqué avoir reçu, en fin de matinée, «un appel de l’Elysée» proposant son aide et souligné «l’aide constante apportée par l’ambassade de France depuis le début».

Source : Libératiion

 

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Un photographe franco-allemand de l'agence EPA Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, est décédé dimanche à Tunis de ses blessures à la tête, après avoir été "délibérément pris pour cible" vendredi par la police tunisienne, accusent son agence et Reporters sans frontières (RSF).

Le photojournaliste, né à Paris de mère allemande, journaliste, et de père français, médecin, couvrait les manifestations à Tunis devant le ministère de l'Intérieur, quand il a été atteint vendredi en début d'après-midi par un tir de grenade lacrymogène tirée "à bout portant" par un policier tunisien, selon un de ses confrères, Julien Muguet.

Touché à l'oeil et à la tempe gauche, il avait été opéré en soirée à l'Institut national de neurochirurgie de Tunis, puis placé en coma artificiel après que son état se fut dégradé.

Samedi les services consulaires français s'étaient montrés très pessimistes qualifiant son état de "très critique".

Pour le responsable du bureau d'EPA (European Pressphoto Agency) à Paris, Horacio Villalobos, la mort de Lucas est un "véritable assassinat".

"Si un policier tire, comme ça a été le cas, une grenade lacrymogène à cinq mètres de distance en visant la tête, c'est dans l'objectif délibéré de blesser et même de tuer. Pour moi, en tant que collègue et ami de Lucas, je considère qu'il s'agit d'un véritable assassinat. Ce n'est pas une balle perdue", a déclaré M. Villalobos à l'AFP.


L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a d'ailleurs demandé que "toute la lumière soit faite" sur le décès du photographe et sur l'éventuelle responsabilité des forces de l'ordre tunisiennes.

"Toute la lumière doit être faite sur cette tragédie, et l'enquête doit explorer la piste d'un acte intentionnel de la part des forces de l'ordre. Nous soutiendrons, dans tous les cas, les poursuites engagées par les proches de la victime, le cas échéant", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Lucas Mebrouk Dolega, rappelle RSF, "est le premier photographe français mort dans l'exercice de ses fonctions depuis 1985, et le premier journaliste étranger à trouver la mort en Tunisie".

"Les photojournalistes, en voulant toujours être les témoins de leur temps, sont souvent amenés à intervenir sur des scènes où la violence s'exprime. Lucas Mebrouk Dolega vient d'en perdre la vie", a souligné pour sa part Frédéric Mitterrand en rendant hommage au photojournaliste dans un communiqué.

"J'appréciais particulièrement son travail", a indiqué le ministre de la Culture et de la Communication.

Son décès "nous rappelle les dangers auxquels les photographes sont confrontés dans leur travail quotidien", a pour sa part réagi le rédacteur en chef d'EPA, Cengiz Seren.

Dans un communiqué, l'agence a précisé que le journaliste, dont le nom complet était Loucas Mebrouk Von Zabiensky mais utilisait celui de Lucas Dolega, travaillait pour EPA depuis avril 2006.

Horacio Villalobos a par ailleurs indiqué avoir reçu, en fin de matinée, "un appel de l'Elysée" proposant son aide et souligné "l'aide constante apportée par l'ambassade de France depuis le début".

 

Source : La croix

 

 


Reporters sans frontières a appris le décès, le 17 janvier 2011 au matin, du photographe français Lucas Mebrouk Dolega, à l’hôpital Rabta de Tunis. Il avait 32 ans et travaillait pour l’agence de photo European Press Photo Agency (EPA). D’après nos informations, le jeune photographe, cible d’un tir de grenade lacrymogène, a été délibérément visé par la police.

“Toutes nos pensées vont à la famille, à la compagne et aux amis de Lucas Mebrouk Dolega. Toute la lumière doit être faite sur cette tragédie, et l’enquête doit explorer la piste d’un acte intentionnel de la part des forces de l’ordre. Nous soutiendrons, dans tous les cas, les poursuites engagées par les proches de la victime, le cas échéant. Lucas est le premier photographe français mort dans l’exercice de ses fonctions depuis 1985, et le premier journaliste étranger à trouver la mort en Tunisie”, a déclaré Reporters sans frontières.

Arrivé en Tunisie à la veille de la Révolution du jasmin, Lucas Mebrouk Dolega a été touché par un tir de grenade de gaz lacymogène, le 14 janvier aux alentours de 14 heures, alors qu’il couvrait les manifestations devant le ministère de l’Intérieur à Tunis. Atteint entre l’œil et la tempe gauche, il a été transporté d’urgence à l’hôpital, où il a été opéré en fin de journée.

“Ce qui s’est passé est terrible. Je pense que c’est un crime, un véritable assassinat”, a déclaré Horacio Villalobos, un des responsables de l’agence EPA, à Reporters sans frontières.

“Outre la libération des prisonniers d’opinion, la restauration de l’Etat de droit en Tunisie, après vingt-trois ans de dictature, passe par la vérité sur les crimes et abus commis au cours des journées de la Révolution du jasmin”, a ajouté l’organisation.

Source : RSF

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