Tunisie : Ben Ali a dégagé après 23 ans, une première victoire du peuple

Publié le par dan29000

 

 

 

16 x500Tunisie : Vive la Révolution du Jasmin!

 

Des dizaines de milliers de Tunisiens sont sortis dans la rue unis dans un même cri : "Ben Ali assassin", "Ben Ali dehors", "Du pain et de l'eau, mais Ben Ali Non", "Ben Ali dégage"...

Le peuple tunisien vomit son tyran et lui demande de partir. Et l'a montré avec courage et détermination. Et alors qu'il avait promis dans son discours d'hier, 13 janvier 2011, qu'il n'emploierait plus la force contre les citoyens, c'est des morts supplémentaires que compte l'insurrection populaire en Tunisie depuis hier soir.

Devant le ministère de l'Intérieur où s'étaient massés des dizaines de milliers de manifestants n'ayant pour seules armes que leur haine et leur espoir, arborant des slogans hostiles au régime, hommes et femmes, crient à Ben Ali qu'ils ne veulent plus de son système despotique, du mépris qu'ils subissent depuis si longtemps et de la répression généralisée qui depuis un mois a fait des dizaines de victimes. Il lui montrent qu'ils n'ont plus peurs. Aujourd'hui, ils ont décidé de prendre leur destin en main. 

 Le ministre des Affaires étrangères tunisien a déclaré ce matin qu'il était "possible" de "former un gouvernement d'union nationale avec des représentants de l'opposition" en citant le seul "opposant" à avoir félicité le discours présidentiel". Il s'agit de Najib Chebbi, un "oppositionnel" autorisé par le régime Ben Ali, même si son parti le Parti démocratique progressiste ne siège pas au parlement. On ne peut s'empêcher de penser à manoeuvre visant à mener l'énorme protestation dans une voie de garage.

Qui peut penser en effet que ce soit Ben Ali en personne et sa clique qui vont organiser dans quelques mois des élections démocratiques! Les Tunisiens ne sont pas dupes.

 Toute l'opposition demande à Ben Ali de quitter le pouvoir comme le peuple tunisie le demande. La marche de la Tunisie vers la démocratie, la liberté et la justice sociale ne sera possible qu'après la chute du cerbère de Tunis.

 Alors que des scènes de fraternisation entre soldats et Tunisiens se multiplient devant le siège du Ministère de l'Intérieur, on aprend qu'un groupe de policiers sorti d'un fourgon a subitement tiré sur la foule venu manifester pacifiquement. Un mouvement de panique a lieu. Entre tirs de bombes de gaz lacrymogènes et de tabassages en règle, des manifestants tentent de se réfugier dans des halls d'immeuble.

 Ce sont les milices de Ben Ali certainenemnt non résolues à quitter le pouvoir et surtout de risquer d'êtres livrés à la colère du peuple qui, si le régime s'écroule, les jugera pour toutes les exactions que ces nervis se sont rendus coupables durant 23 ans.

Trois heures plus tard la nouvelle de l'instauration de l'état d'urgence tombe. L'armée aurait laissé s'échapper six véhicules transportant vers l'aéroport les proches de Ben Ali. Peut-être Ben Ali lui-même... L'armée tunisienne ne ressemble pas à l'armée algérienne, même proche du pouvoir, cette-ci ne détient pas le pouvoir. Mais le peuple doit rester vigilant!

Vive la Révolution du Jasmin!

Vive le peuple tunisien!

Farah Bensalem.

Source : MEDIAPART

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